Publié dans Politique

Développement du pays - L’Etat et le FFKM se tendent la main

Publié le mercredi, 22 janvier 2025

Hier matin, au Palais d’Iavoloha, un événement pour le moins singulier a eu lieu : les quatre présidents des grandes Eglises chrétiennes de Madagascar, réunis sous l’égide du Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM), ont fait un geste sans équivoque de rapprochement avec l’Etat, en adressant leurs vœux au Président Andry Rajoelina. Une rencontre qui ne passe pas inaperçue et qui, à bien des égards, dément les rumeurs persistantes d’une distance entre le pouvoir et la hiérarchie religieuse.

Au programme, une prière de bénédiction pour le Président, sa famille et la nation. La scène se déroule dans une atmosphère empreinte de solennité. Le pasteur Irako Andriamahazosoa, président du FJKM, a même pris la parole pour implorer la grâce divine pour le Gouvernement et ses représentants. Un acte fort, certes, mais aussi un message politique clair : l’Eglise et l’Etat se tendent la main, en dépit des divergences qui ont pu exister par le passé.

Si cette rencontre n’est pas exactement une première, elle intervient dans un contexte particulier où les tensions entre les Eglises et le pouvoir n’ont cessé de s’intensifier depuis quelques mois. Entre critiques sur les choix politiques du Gouvernement et l’absence de dialogue sur certains sujets sensibles, les relations étaient devenues électriques. Pourtant, hier, à Iavoloha, les leaders du FFKM ne semblent pas vouloir nourrir ces rivalités. Bien au contraire, leur présence aujourd’hui à la table du Président Rajoelina envoie un signal de détente, une volonté d’aplanir les aspérités et de trouver une voie commune.

Il est d’ailleurs intéressant de noter que, pour la première fois, ces vœux se sont accompagnés d’une invitation du FFKM au Président pour célébrer les 190 ans de la diffusion de la Bible à Madagascar et le 45ᵉ anniversaire du FFKM. Un clin d’œil non dissimulé à la collaboration historique entre l’Eglise et l’Etat malgache qui semble aujourd’hui retrouver une nouvelle dynamique.

Ce rapprochement ne tombe pas du ciel. Il intervient à un moment où le Gouvernement cherche à renforcer son assise en apaisant les tensions internes. Dans ce cadre, le rôle de l’Eglise, qui reste une institution influente, ne peut être négligé. Le message est donc double avec d’une part, l’Eglise appelle à l’unité nationale et la réconciliation, et d’autre part, l'Etat s’engage à poursuivre son œuvre de progrès, tout en cherchant à se réconcilier avec les forces vives du pays.

Le Président Andry Rajoelina, de son côté, a exprimé sa gratitude. Mais, au-delà des mots, son discours est un avertissement clair pour dire que l’heure est à l’action pour le bien du peuple malgache. En appelant à « l’unité pour faire avancer le pays », le Président laisse entendre qu’il s’agit d’un partenariat où l’Eglise et l’Etat œuvrent de concert pour un avenir meilleur. 

L.A.

 

 

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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