Publié dans Politique

Droit d’entrée aux aires protégées - Près d’un milliard d’ariary octroyé aux communautés riveraines

Publié le mardi, 26 août 2025
Lors de la cérémonie de remise de la part aux COSAP, honorée de la présence du ministre de l’Environnement, hier à Analamazaotra, Mantadia- Andasibe Lors de la cérémonie de remise de la part aux COSAP, honorée de la présence du ministre de l’Environnement, hier à Analamazaotra, Mantadia- Andasibe

Suspendu depuis plus de 15 ans. L’octroi d’une part du Droit d’entrée aux aires protégées (DEAP) vient d’être repris par Madagascar National Parks (MNP), afin de mener des activités de développement local. La cérémonie de remise de cette part pour les Comités d’orientation et de soutien des aires protégées (COSAP) de 28 sites s’est tenue hier au parc national d’Analamazaotra Mantadia, à Andasibe. Leur part de DEAP au titre de l’année 2024 s’élève à environ 1 milliard d’ariary, destiné pour réaliser des projets de développement au profit des Communes riveraines des aires protégées gérées par le MNP. Le COSAP se charge de l’identification de ces projets à fort impact communautaire. La construction d’infrastructures communautaires telles que les écoles ou les centres de santé en fait partie. Il en est de même pour le soutien aux parents d’élèves en cette veille de la rentrée des classes, d’après le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Max Fontaine Andonirina. “ La restitution d’une part de DEAP aux communautés riveraines des aires protégées prouve que la préservation de ces sites et de l’environnement rapporte”, a-t-il précisé. 

Le nombre de visiteurs étrangers pris en compte

Un seul critère. Le montant du DEAP octroyé au COSAP dépend du nombre de visiteurs étrangers enregistrés pour un parc, à en croire Ony Rakotoarisoa, directeur général du MNP. A partir de cette année, une aire protégée enregistrant plus de 25 000 visiteurs étrangers chaque année recevra un montant de 150 millions d’ariary. Un parc comptant entre 15 000 et 25 000 visiteurs étrangers touchera 100 millions d’ariary, contre 70 millions d’ariary pour un site ayant entre 10 000 et 15 000 touristes. La part du DEAP est fixée à 45 millions d’ariary pour le parc enregistrant entre 5000 et 10 000 visiteurs étrangers. Quant à ceux ayant moins de 5000 visiteurs par an, leur part revient à 10 millions d’ariary.

“ La restitution de cette part de droit d’entrée au parc s’avère cruciale pour les communautés riveraines puisqu’elle va servir à mener divers projets pour les soutenir. De plus, les activités menées pourront alléger les dégradations constatées dans l’enceinte des sites protégés, à cause des besoins non satisfaits des riverains”, reconnait Ismaël Abdoul Kader, président du COSAP Analamazaotra, Mantadia. Le directeur général du MNP n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance quant aux efforts déployés pour la restitution de la part du DEAP, laquelle permet d’enchaîner les actions de développement et de préservation des ressources naturelles...

Recueillis par Patricia R.

 

Fil infos

  • La Vérité devient hebdomadaire
  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff