Publié dans Société

Baume « Fosa » - Attention aux produits « fake »

Publié le mercredi, 22 juillet 2020

L'un des produits phares du moment. Le baume Fosa, destiné notamment pour la prévention du Covid-19 à travers l'inhalation, se vend comme des petits pains depuis la propagation de cette pandémie. La queue se forme dans les points de vente et pharmacies qui en disposent à Antananarivo, au point que la production n'arrivait plus à répondre aux demandes. Depuis, des profiteurs abusent de la situation pour élaborer des produits contrefaits, avec différentes appellations. Ceci en tenant compte des compositions et de la couleur du produit principal. « J'ai acheté un baume à 5 000 ariary dans les rues des 67 Ha.

D'après le marchand, il s'utilise comme le fameux baume "Fosa" que je n'arrivais pas à m'acquérir jusqu'à maintenant. Son odeur semble prouver cette affirmation, sauf que je ne sais pas s'il contribue vraiment à la prévention du coronavirus », nous confie Eugénie R., mère de famille résidant à Ampasika. « Je pense que j'ai été dupé. J'ai acheté cette petite boîte de baume Fosa à 4 000 ariary mais une fois à la maison, grande fut ma surprise en constatant un genre de mélange ayant une odeur pestilentielle. Je suis retournée à l'endroit où je l'ai acheté, mais le marchand n'y était plus. Apparemment, il m'a vendu un produit contrefait », se désole Odon A., parmi les victimes des produits contrefaits.

Des mesures à prendre

« Des baumes "fake" circulent sur le marché, imitant le baume Fosa (même design, même composition ou presque, même couleur, etc.) avec différentes appellations », reconnait le groupe JCR. Ce producteur dudit produit phare l'a récemment confirmé dans sa page Facebook. « Nous sommes actuellement en train d'identifier les mesures à prendre pour faire face à cette situation, d'autant plus que les produits contrefaits peuvent induire en erreur les clients, et pourraient même s'avérer dangereux pour la santé. En attendant, les victimes peuvent apporter des échantillons de ces produits contrefaits auprès de notre siège à Antsakaviro ou nos points de vente, en précisant les lieux où ils s'en sont acquis », informe notre source auprès dudit groupe. « En dehors de nos points de vente, les pharmacies et distributeurs agréés constituent les seuls endroits recommandés pour acheter les produits authentiques », ajoute-t-elle. Le groupe prévient ses clients de faire attention à leurs sources d'approvisionnement.

Par ailleurs, bon nombre de personnes profitent du fait que les baumes « Fosa » soient très prisés en ce moment pour en tirer profit. Outre la vente en ligne sur les réseaux sociaux, l'on remarque dans nombreux coins et ruelles de la Capitale qu'ils se vendent presque au double de leur prix, allant de 4 000 à 12 000 ariary. Pourtant, la quantité d'achat dans les points de vente est limité à 5 pièces par personne, mais les gens malintentionnés trouvent d'autres moyens pour s'en acquérir en grande quantité, jusqu'à engager des tierces personnes. Des mesures devront être prises pour y remédier !

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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