Publié dans Société

Consultations et traitement du coronavirus - Une soixantaine de patients par jour dans les CSB II

Publié le mercredi, 29 juillet 2020

Deuxième semaine d’accueil des patients de la Covid-19. Les personnels de santé œuvrant dans les centres de santé de base niveau 2 (CSB II) travaillent sans répit ces derniers jours, avec plus de tâches. A l’exemple des CSB II d’Ambohipo, Isotry central et Antanimena, ces centres accueillent en moyenne une soixantaine de patients présentant des signes de la Covid-19, en plus de ceux qui y viennent pour d’autres prestations sanitaires. « L’on enregistre des patients avec des cas légers et modérés du coronavirus, hormis quelques cas graves. Si la majorité des patients n’ont pas encore fait de dépistage, d’autres ont déjà effectué des tests PCR avec des résultats positifs. Dans tous ces cas, nous leur donnons gratuitement les médicaments prescrits », fait part Raymond Marius Andrianantenaina Razafimahatratra, médecin chef auprès du CSB II Ambohipo.

En général, chaque patient reçoit un pack de CVO, une boîte de Magné B6, une plaquette de vitamine C et de l’Azithromycine. La prescription de Paracétamol, l’Hydroxychloroquine ou autres médicaments dépend toutefois de son état de santé, déterminé par le médecin durant la consultation. Pour le CSB II Antanimena, le seul établissement de ce genre accueillant les personnes infectées de la Covid-19 dans le 3ème arrondissement d’Antananarivo, une deuxième consultation est obligatoire pour ceux qui l’ont déjà fait ailleurs, par exemple dans des cabinets médicaux privés. L’octroi des médicaments se fait gratuitement, mais seulement sur ordonnance médicale.

Des patients alarmés par les symptômes

La plupart des patients qui consultent les CSB II présentent des symptômes du coronavirus, bien qu’ils n’aient pas encore fait de test. C’est le cas d’une mère de famille résidant à Mandialaza Ankadifotsy. « Cela fait maintenant une semaine que je suis atteinte de la grippe, laquelle se manifeste par un écoulement nasal, des toux et une légère fièvre. Récemment, j’ai aussi eu une perte de l’odorat, un des signes de  la Covid-19, ce qui m’a alarmé, au point de faire une consultation », nous confie-t-elle. Sa consultation médicale a confirmé ses doutes.

« Heureusement que je me suis faite consultée ici. J’ai reçu gratuitement tous les médicaments adéquats, lesquels coûtent cher dans les pharmacies », avance la mère de famille après sa rencontre avec le médecin du CSB II Antanimena. « Je suis la seule qui sort quotidiennement de la maison pour faire les courses au marché. Nous avons toujours respecté les mesures d’hygiène et les gestes barrières à la maison, outre l’utilisation d’eau de javel et de gel pour la désinfection. Nous mangeons régulièrement des légumes et fruits », ajoute la mère de famille. Comme elle, les gens suivent les précautions et redoublent de prudence face à la propagation de la pandémie. Ils commencent à consulter en masse les CSB II, où les consultations et les médicaments sont  gratuits.

Collaborations multipartites

Une trentaine de CSB II d’Antananarivo et périphéries s’assurent depuis la semaine dernière des consultations et traitement du coronavirus. Engagés dans la lutte contre cette pandémie, divers acteurs se donnent la main pour assurer le bon déroulement de la prise en charge des patients, depuis la consultation jusqu’au suivi. Le ministère de la Santé publique, à travers les personnels de santé, se charge des consultations et prescriptions médicales. Des agents de la Direction des affaires sociales et politiques (DASP) au sein de la Présidence, dépêchés au sein des CSB II, se chargent de la gestion des stocks de médicaments, y compris la sortie et l’approvisionnement. Pour sa part, l’association Fitia apporte une contribution logistique, le suivi des équipements de protection individuelle des personnels de santé, entre autres les gants, masques et des gels désinfectants ainsi que de l’assistance globale. « L’approvisionnement en médicaments se fait tous les 2 à 3 jours, selon le stock existant dans les CSB II. Aucune rupture n’est permise. Aussi, notre intervention ne change en aucun cas la structure déjà établie dans ces centres de santé, notamment dans la consultation », souligne Julianah, agent du DASP dépêché au CSB II Isotry central.

A noter que l’association Fitia a apporté sa version des faits face aux interprétations et lectures manipulées par rapport à l’engagement de la Première dame dans la lutte contre la Covid-19. «… Au-delà des considérations politiques et des basses manipulations qui les accompagnent malheureusement, l’heure est à l'action. Celle de sensibiliser, accompagner et aider. …Le fait de déduire et de réduire le « fifanomezan-tànana » à des actes politiques teintés d’accusations malsaines me semble plus que jamais regrettable », déclare Mialy Rajoelina, Première dame et non moins présidente fondatrice de ladite association. La déclaration confirme le fait que l’association Fitia, comme toute autre entité non gouvernementale engagée dans la lutte,  apporte sa modeste contribution logistique.

Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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