Publié dans Société

Mariage homosexuel - Le Pape François maintient son opposition

Publié le lundi, 26 octobre 2020

« Absolument faux ». C’est avec ces propos que le président de la Confédération épiscopale, le Cardinal Désiré Tsarahazana, a démenti l’interprétation sur les propos du Pape François concernant l’union civile des homosexuels. Du simple citoyen aux médias, beaucoup ont mal compris cette déclaration vieille de 18 mois, mais qui est subitement apparue dans un documentaire, le 21 octobre dernier. Pour l’Archevêque de Toamasina, le souverain pontife est victime d’une manipulation médiatique. « La déclaration du Pape est instrumentalisée pour soutenir un concept que l’on veut véhiculer dans le monde », se plaint-il. Effectivement, une journaliste espagnole a demandé des conseils que le Sainteté pourrait donner aux parents qui ont des enfants à tendance homosexuelle, mais un producteur russe a seulement repris un extrait où l’évêque de Rome et chef de l’Eglise catholique parle du mariage des personnes de même sexe.
De son côté, le Père Arsène, représentant des évêques à Madagascar et ayant fait une déclaration à Fianarantsoa, a avancé que le problème se repose sur la compréhension des mots que le Pape François a mentionnés durant cette intervention. D’après lui, le souverain pontif a avancé que les homosexuels ne doivent pas être exclus de la société. Ils ont le droit de vivre dans une famille et être acceptés tels qu’ils sont. « Si un parent a un enfant homosexuel, voudra-t-elle l’abandonner ou le jeter hors de la maison ? », indique le Pape dans sa déclaration. Et d’ajouter que les homosexuels doivent être protégés par une loi puisque dans plusieurs pays du monde, ils sont victimes de violences, d’exclusion ou même emprisonnés.
Sur ce, il ne faut pas confondre « famille » et « mariage ». D’après l’évêque malagasy, le souverain pontife a fait preuve d’ouverture aux homosexuels en affirmant régulièrement qu’ils devaient être bien accueillis au sein de l’Eglise catholique. Néanmoins, il reste fermement opposé au mariage des personnes du même sexe, en accord avec le dogme de l’Eglise. Le mariage doit se faire nécessairement entre un homme et une femme, comme Dieu les a créés. Toutefois, les églises catholiques mettent en garde les organisations internationales qui font des pressions aux pays pauvres afin que ces derniers acceptent le mariage gay.
Anatra R.

Fil infos

  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 
  • Service public - 65 000 agents accéderont au statut de fonctionnaire
  • Polyclinique Ilafy - Arrêt des séances d’hémodialyse
  • Administration publique - Relance de l’intégration des agents non encadrés de l'Etat 
  • L’étiquette Gen-Z devient outil de récupération politique

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff