Publié dans Société

Convocations à l’examen du CEPE - Les directeurs d’école sommés de mettre fin aux chantages

Publié le vendredi, 02 juillet 2021


J-3. Le premier examen officiel de cette année se tiendra mardi prochain sur tout le territoire national. Le nombre de candidats en lice pour cette année a connu une légère hausse par rapport à celui de 2020, si l’on se réfère aux statistiques émanant du ministère de tutelle. 546 365 candidats se sont inscrits pour la session, soit une hausse de 3%.
Selon les informations recueillies auprès de la Circonscription scolaire (CISCO) de la ville d’Antananarivo, les convocations des candidats sont déjà dispatchées auprès des établissements. Ainsi, les parents des candidats devraient les récupérer au plus tôt. Toutefois, certains directeurs d’école font « chanter » les parents, notamment ceux qui n’ont pas pu régler les frais de scolarité durant les quelques mois de suspension des cours à cause de la pandémie. « J’ai dû signer une lettre d’engagement pour payer les 2 mois d’arriérés d’écolages, sinon la directrice n’a pas livré la convocation de ma fille », nous confie A.R., mère d’une candidate inscrite à Bemasoandro Itaosy. Comme cette mère de famille, bon nombre de parents ont opté pour des arrangements avec les responsables d’établissements pour éviter la rétention des convocations et autres problèmes pouvant nuire aux candidats.
Pour sa part, une responsable auprès de la CISCO Tanà-ville sollicite les directeurs d’école à distribuer les convocations des candidats malgré le non-paiement d’écolages ou autres désaccords avec les parents. Cette source d’ajouter par ailleurs que les sujets d’examen sont déjà déposés et sous haute surveillance auprès des Arrondissements d’Antananarivo. Ils ne peuvent être récupérés que le jour de la session, le 6 juillet prochain.
Patricia Ramavonirina



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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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