Publié dans Société

Campagne vaccinale à Madagascar - La troisième dose déjà lancée mais... officieusement

Publié le mardi, 11 janvier 2022

Contrairement aux pays étrangers où le taux de vaccination contre la Covid-19 s'accroît, la troisième  injection  de la dose de vaccin contre cette pandémie n'est pas encore lancée ni officiellement autorisée à Madagascar. Cependant,  de nombreux  Malagasy y ont déjà procédé sans que les autorités sanitaires aient donné leur aval. « Toutes les études scientifiques ont prouvé que les doses de rappel contribuent à la préservation d'une  nouvelle infection au coronavirus.

Etant présente en première ligne dans cette lutte contre la Covid-19, j'étais obligée de s'immuniser avec une troisième dose. Presque tous mes collègues ont fait de même », a témoigné un médecin exerçant dans un établissement sanitaire public situé à Antananarivo. Une autre personne a également confirmé qu'elle vient de s'administrer de la troisième dose. « Je figure parmi les personnes vulnérables. Mon médecin m'a ainsi conseillé de faire la troisième injection pour éviter que mon état de santé se dégrade », a raconté une personne âgée. Un Professeur exerçant dans un hôpital public à Antananarivo a même martelé que si cette épidémie évolue, il y aura toujours de nouveaux variants. Et de poursuivre qu'en ce qui concerne donc le vaccin, afin de renforcer ou prolonger l'immunité, il serait toujours nécessaire de procéder à un ou plusieurs rappels, soit une ou deux voire trois injections.

Effectivement,  l'immunité offerte par le vaccin semble diminuer progressivement avec le temps. Des études réalisées en Israël, pays pionnier de la vaccination, ont confirmé que l'efficacité de celle-ci baisse progressivement à partir du sixième mois suivant la deuxième injection.  Cette troisième dose de rappel représente donc une évidence scientifique. Vers la fin du mois de décembre 2021, 120 pays ont déjà entamé une campagne de vaccination de la troisième dose. Cependant, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus,  a récemment déclaré qu'aucun pays ne pourra être définitivement libéré de cette pandémie à coup de doses de rappel.

L'on se souvient également des avancées de la directrice de communication auprès du ministère de la Santé publique, Hanitra Ramahatra,  au mois de novembre dernier, soulignant que la troisième administration du vaccin n'a pas été encore à l'ordre du jour.

Le plan vaccinal ne s'y orientait pas, mais ce sera toujours envisageable en fonction de l'évolution de la situation sanitaire, a-t-elle avancé. Tout en précisant que le ministère de la Santé publique ne fermait pas ses portes à une nouvelle organisation. De toute façon, un tel programme se décide au niveau international. Et aux dernières  nouvelles,  aucune décision s'y rapportant n'a été annoncée. Notons que la Grande île dispose d’un large stock en termes de vaccin. Depuis le mois de mai dernier, environ 3.600.000 doses de vaccin Covishield, AstraZeneca, Jonhson & Johnson, Sinopharm et Pfizer ont été reçues par la Direction du programme élargi de vaccination (DPEV).

K.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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