Publié dans Société

Naufrage d’un bateau clandestin à Ambilobe - 11 autres corps repêchés, deux suspects recherchés

Publié le mardi, 14 mars 2023
Les onze autres corps repêchés Les onze autres corps repêchés Crédit : Velomanana Jean-Claude

Vers 22h le 11 mars dernier, un bateau qui a transporté des migrants clandestins depuis Ambilobe vers Mayotte a fait naufrage à Ankazomborona, Commune rurale de Bemaranja, District d’Ambilobe, occasionnant une véritable hécatombe. Hier, le dernier développement de l’information avance que 11 autres corps de victimes ont été repêchés de l’océan, selon l’Agence portuaire maritime et fluviale ou APMF. D’abord dans la matinée hier, les corps d’un petit garçon et d’une mère de famille ont pu être ramenés sur la terre ferme au prix d’une exploration soutenue de la mer par l’équipe de sauveteurs et les gardes-côtes malagasy. Puis, 9 autres cadavres, qui sont plutôt dans un état de décomposition avancée, venaient s’ajouter aux deux premiers. Parmi les onze cadavres retrouvés, deux sont ceux d’enfants, le reste étant ceux de femmes. Au demeurant, l’on dénombre donc jusque-là 33 morts et 25 rescapés sur un nombre total et initial de 57 passagers du bateau, d’après l’APMF. Et la 25e personne récemment retrouvée vivante est cette femme enceinte à Ankazomborona. Malheureusement, la victime est gravement brûlée et elle a dû être transportée d’urgence à l’hôpital d’Ambilobe. 
L’autre développement de la situation, c’est qu’après l’incarcération provisoire, le 11 mars dernier, de M.A.,  l’organisateur de cette immigration clandestine, l’on venait d’annoncer que deux suspects qui sont présentés comme étant les propriétaires de la vedette, sont désormais activement recherchés. D’abord, un certain Bema Ambroise, alias Amboro. On l’aurait aperçu la dernière fois à Ambilobe. Dans l’avis de recherche le concernant, la Gendarmerie avance que l’homme est fortement soupçonné comme ayant été l’auteur ou complice des embarquements illicites et de transport clandestin, enfin d’homicide involontaire des passagers vers Mayotte.
Be Suzette, cette femme suspecte de 45 ans est également recherchée pour les mêmes motifs que son co-accusé.
D’après une source auprès de l’APMF, l’enquête de sécurité maritime permettra d’élucider les vraies causes du drame. Mais elle servira aussi de leçon pour améliorer le service de transport maritime du pays, enfin surtout d’éviter à ce que ce genre de tragédie ne se reproduise plus à l’avenir.
Sur ce, l’APMF demande la collaboration des habitants de la zone littorale autour de laquelle l’accident s’est produit, afin de retrouver l’épave de la vedette. Cela est plus que nécessaire pour poursuivre l’enquête. La seule certitude, c’est que le bateau n’était jamais passé par aucun point de contrôle pour qu’il puisse continuer sa route, et ce, dès son départ depuis ce port nébuleux.
Les victimes viennent de différentes localités telles qu’Ambilobe, Ambanja, Antsiranana, Nosy Be, Befandriana-Nord, Vohémar ou encore Toamasina, selon l’information.

 Enfin, la récente tragédie de Bemaranja est sans doute l’une des plus graves que le pays a connue, après bien celle d’Antsiraka, à Soanierana-Ivongo en décembre 2021. A l’époque, le naufrage du M/S Francia III a fait 36 morts, une cinquantaine de disparus et 45 survivants.
Franck R.

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  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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