Publié dans Société

Enseignement technique - La nécessité d'une réforme curriculaire

Publié le mardi, 06 février 2024

Ensemble, cessons d'entretenir le chômage. Telle est la vision du ministère de l'Enseignement Technique et de la Formation professionnelle (METFP) dans le cadre de la Conférence des partenaires. A Madagascar, 500.000 jeunes intègrent annuellement la population active. Cependant, ils  sont confrontés aux problèmes liés au chômage, puisqu'ils ne disposent pas les compétences requises par le marché de travail ou les profils recherchés par les entreprises.

Afin de remédier à ces maux qui minent la jeunesse malagasy, le METFP ambitionne de valoriser le capital humain à travers une réforme au niveau de ce département ministériel. Hier, la ministre de tutelle, Lalatiana Rakotondrazafy, a rencontré les partenaires au siège du ministère à Ampefiloha. Lors de Cette conférence des partenaires, différents points ont été évoqués, notamment  la réforme curriculaire afin de former des jeunes compétents après le baccalauréat technique, la réhabilitation et la remise aux normes des infrastructures, l’orientation et l’insertion professionnelle, la formation gratuite en ligne ou « Massive open online course » (MOOC). 

Dans sa présentation, la ministre a mis un point sur la réforme curriculaire. « La problématique de l’inadéquation emploi/ formation est réelle et flagrante. Nos entreprises peinent à trouver des ressources humaines qualifiées car la performance de nos jeunes ne répond pas aux qualifications requises. Avec ce programme, les jeunes pourront tout de suite intégrer le marché du travail après avoir réussi leurs examens du baccalauréat technique. En effet, ils seront orientés et formés dès la classe de seconde technique. Il y aura plus de formation technique que théorique et pratique », dixit la ministre. Elle a aussi réitéré l’importance de l’utilisation des nouvelles technologies pour former les jeunes face à l'avancée de l'ère numérique.

Centre de formation et d'incubation « Ny Ho Aviko » 

Durant sa présentation, la ministre Lalatiana Rakotondrazafy a annoncé la réhabilitation d’un hangar au niveau du METFP situé à Ampefiloha. Erigé sur une surface de 2.400 m2, ce local a auparavant servi comme un atelier de formation. Ensuite, il est devenu un garage, puis un entrepôt,... Pourtant, il pourra être utilisé comme un local pour former les jeunes. Aujourd'hui, le METFP ne se limitera pas à sa mission initiale de dispenser des formations professionnelles. Il se donne aussi pour objectif l’intégration immédiate de nos jeunes sur le marché du travail à l’issue de leurs formations.

« Ce local sera dénommé Centre de formation professionnelle et d’incubation "Ny Ho Aviko". Il fera l’objet d’un aménagement à cet effet. Une dizaine de formations de masse et gratuites y sera dispensée toutes les semaines, notamment des cours de coupe et couture, élevage de poulet, bâtiment et travaux publics (BTP), photovoltaïque ou encore la transformation agricole », continue-t-elle. Après la formation, ces apprenants pourraient de suite travailler ou monter leurs propres affaires. Il y aura également un centre d'incubation pour accompagner les jeunes qui voudraient créer leur propre entreprise ou monter des projets. 

Ainsi, le sujet axé sur la formation à distance de niveau universitaire, gratuite et ouverte à tous, a été longuement abordé durant cette conférence des partenaires. Selon la ministre, le projet pilote est la conception web et multimédia. 

 

Anatra R. 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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