Publié dans Société

Centre-ville - Échauffourées entre Police municipale et éboueurs

Publié le vendredi, 15 mars 2024

Face-à-face entre les agents de la Police municipale et les éboueurs de la Société municipale d'assainissement (SMA), hier dans la Capitale. En effet, à la suite du mécontentement dû au retard de paiement de leur salaire, ces éboueurs ont décidé de boycotter le grand nettoyage prévu par la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) en déplaçant des bennes d’ordures en plein milieu de la route dans plusieurs quartiers comme Behoririka ou Ambodifilao. Après l’assainissement, ils n’ont pas eu ce qu’ils ont revendiqué depuis quelque temps, à savoir le déblocage des salaires qu’ils n’ont pas perçus depuis plusieurs mois. « Pendant les dix jours convenus pour le nettoyage à fond de la Capitale, on travaillait sur le terrain presque 24h sur 24.

On était convaincu de la nécessité de rendre propre la ville. Cependant, les dirigeants ont aussi dû faire les mêmes efforts que nous en accélérant le processus de paiement de nos salaires », a indiqué l’un des manifestants pour expliquer leur geste. Il a aussi indiqué que ce n’était pas un acte prémédité, mais spontané, marquant une véritable solidarité entre eux.

Au cours de l’après-midi, plusieurs meneurs de grève ont été arrêtés par les Forces de l’ordre pour trouble à l’ordre public. Mais après une ultime négociation, ils ont été relâchés en fin de soirée. Il est à noter qu’aucun dégât matériel ni de blessé n’a été relevé au cours de cette manifestation. Les éboueurs se sont juste contentés de déverser le contenu des bacs à ordures et bloquer les routes.

Paiement des arriérés la semaine prochaine

Du côté de la CUA, cette dernière indique que ce retard est dû à des lourdeurs administratives au niveau de la préparation des dossiers de paie. « Il y a beaucoup d’étapes à suivre et le déblocage des fonds ne dépend pas seulement de la Commune ». Néanmoins, les responsables ont promis de faire tout le nécessaire pour que les éboueurs et les balayeurs de rue perçoivent leur salaire la semaine prochaine. Après un dialogue entre les deux camps, la tension s’est donc apaisée et les bacs à ordures ont rejoint leur place avec l’appui de la Police communale. Tous ont rejoint par la suite leur domicile respectif.

Il est à rappeler que l’action de grande envergure effectuée hier a eu l’effet escompté concernant l’assainissement de la ville. Hélas, cet incident est venu mettre de l’ombre au tableau. Le président de délégation spéciale (PDS), Richard Ramanambitana, a d’ailleurs indiqué que « L'objectif de faire d'Antananarivo une ville propre en 10 jours a été en partie atteint. En effet, les points noirs, c'est-à-dire là où les ordures s'entassaient le plus, ont été déjà nettoyés ». Le ramassage des déchets ménagers revient ainsi à la normale, d'autant plus que l'assainissement de la Capitale est une tâche quotidienne, conclut-il.

 

Nikki Razaf

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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