Publié dans Société

Trafic de stupéfiants - 5 suspects Malgaches et 3 Mauriciens devant le PAC

Publié le vendredi, 14 février 2025

Vaste coup de filet de la Section de recherche criminelle (SRC) de la Gendarmerie de Fiadanana, dans la lutte contre le narcotrafic. En effet, cette unité de la gendarmerie a mis un terme au funeste projet de l'antenne locale du réseau international d'exporter 16,4 kg de cocaïne vers l'île Maurice. Et que cette drogue dangereuse, prévue être exportée clandestinement vers Maurice, proviendrait d'un pays d'Asie et a une valeur marchande de 3 milliards ariary, selon la Gendarmerie.

Une arme à feu ainsi qu'une vedette rapide ont été saisies par les autorités. Et cela s'est accompagné de l'arrestation de 8 suspects dans l'affaire. Trois d'entre eux sont des ressortissants mauriciens. Des bribes d'information glanées au niveau d'une source a permis de savoir que des membres des Forces de l'ordre auraient été aussi trempés. Par ailleurs, trois autres suspects mauriciens sont encore recherchés, selon le patron de la SRC, le colonel Tahina Ravelomanana.  Hier, un développement à l'affaire. Les suspects ont été déférés au Parquet du tribunal d'Anosy. Mais vers le milieu de la journée, le Pôle anti-corruption (PAC) d'Antananarivo a relayé le Tpi d'Anosy pour saisir à son tour le dossier. Vers, 21h hier, seule une partie des incriminés a été entendue par le juge d'instruction, selon une source.

Pour remonter à l'origine de l'affaire, la Gendarmerie a été informée du funeste projet de ces narcotrafiquants pour transiter la cocaïne par bateau, et ce, depuis Toamasina. Pour le circuit restant, un large détour s'inscrivait dans le plan du réseau  avec  Antananarivo comme étape finale avant d'acheminer finalement la cocaïne à l'île Maurice. Un large détour qui a déjà coûté un temps précieux pour les trafiquants, qui voulaient inclure Taolagnaro dans leur circuit, et où les trafiquants ont envisagé de récupérer ensuite la marchandise en haute mer avant de regagner la Capitale. 

En effet, le temps n'a pas joué en faveur des trafiquants car au long détour s'ajoutait une subite avarie moteur du navire. Une situation aggravante pour les concernés car ayant retardé davantage leur navigation. Evidemment, cela a alors aidé sinon facilité la tâche de la Gendarmerie pour les intercepter en mer. Aussi, on est tenté de croire que, sans cette panne moteur, les narcotrafiquants auraient pu échapper aux gendarmes, et alors même que ces derniers les avaient déjà dans leur viseur depuis le 26 janvier dernier.

Enfin, des personnes agissant en coulisse, auraient cherché à faire pression en versant un pot de vin à la Gendarmerie, dans l'espoir que cette Force relâche les Mauriciens impliqués, selon ce service de gendarmerie qui a rejeté la proposition. D'ailleurs, les individus qui l'ont formulé figurent dans la liste des suspects arrêtés.

Franck R.

Fil infos

  • Actu-brèves
  • Hausse des tarifs douaniers - Madagascar opte pour un dialogue constructif avec les Etats-Unis
  • Assainissement d’Antananarivo - Les parlementaires se croisent les bras
  • Assemblée nationale - Les députés désormais privés de gardes du corps  
  • Soupçons de corruption dans le recrutement à l’APMF - Un responsable en détention provisoire
  • Lutte contre la pauvreté - Base Toliara, une des solutions pérennes
  • Commémoration du 29 mars et célébration de l’Iftar - Andry Rajoelina condamne les tentatives de diviser les Malagasy
  • Vol d'un minibus Mercedes - Un chauffeur de 53 ans assassiné et démembré
  • Rumeurs de remblayages et démolitions - L’Etat rassure les habitants d’Ambatolampy- Tsimahafotsy
  • Avant le sommet de la COI - Emmanuel Macron sera en visite d’Etat à Madagascar le 23 avril

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Paradigme spécial !
    Les Partenaires techniques et financiers (PTF), délégation de l’Union européenne, France, Royaume Uni, Allemagne, Japon, Corée du Sud, Etats-Unis, Canada englobés dans ce qu’on appelle la Communauté internationale s’interrogent pourquoi la Grande île ne parvient-elle pas à se décoller ! Ils ont adressé à l’intention des dirigeants du pays, des leaders politiques, des intellectuels, de la presse, de l’opinion publique en général, une étrange sinon inédite lettre leur posant la question : « pourquoi Madagascar se trouve-t-il dans de telle situation ? ». Une situation de misère intenable alors que le pays dispose des atouts divers et multiples que certains n’en peuvent pas se permettre d’avoir entre les mains ! En fait, il s’agit concrètement d’une interpellation directe de la Communauté internationale à l’encontre des dirigeants et des responsables à tous les niveaux du pays. Une mise en réflexion de chacun sur la gravité de la situation dans laquelle les…

A bout portant

AutoDiff