Publié dans Société

Paludisme à Ikongo - Les soins de proximité s’enchaînent !

Publié le vendredi, 30 mai 2025

Des mesures préventives et curatives renforcées. Les personnels de santé, dépêchés par le ministère de tutelle et les autorités locales, se mobilisent massivement face à la recrudescence alarmante du paludisme dans le District d’Ikongo, en particulier dans la Commune d’Ambatofotsy. Des soins de proximité sont assurés dans de nombreux Fokontany, dont à Mahasoa où de nombreux cas de paludisme ont fait des ravages depuis février et mars derniers. Agents communautaires et personnels de santé se donnent la main pour ausculter et traiter les cas depuis le début de ce mois. « Suite à une série de réunions avec les responsables et les partenaires, il a été décidé que les soins de proximité vont s’enchaîner. Les tests de diagnostic rapide (TDR) ainsi que les médicaments y sont gratuits. En cas de complication, les patients sont évacués dans les centres de santé de base (CSB) », informe le directeur régional de la Santé publique (DRS) de Fitovinany, Dr Jacques Randriamiadana. 

 

Outre les soins de proximité, les sensibilisations et dialogues communautaires auprès des Fokontany se poursuivent, tout cela afin de conscientiser à la fois les habitants et les leaders villageois sur les symptômes du paludisme, les méthodes de prévention et les traitements disponibles. L’utilisation comme il se doit des moustiquaires constitue l’une des meilleures préventions de cette maladie, selon le rappel du gouverneur de la Région de Fitovinany, le médecin général Lucien Razafitsotra. Une campagne de distribution de masse des moustiquaires s’y est tenue en novembre 2024, mais certains bénéficiaires les utilisent dans la pêche ou dans le champ, au lieu de dormir avec chaque nuit. Les habitants sont également encouragés à renforcer le débroussaillage et l’assainissement dans leurs villages, y compris l’enlèvement des flaques d’eau.

Des médicaments supplémentaires dispatchés

« Nous disposons d’un stock suffisant de médicaments pour s’assurer de la prise en charge gratuite des malades du paludisme, tant pour les soins de proximité que dans les CSB. Même les cliniques privées, à l’exemple de celle des sœurs à Mahasoa, en sont approvisionnées. Des médicaments supplémentaires sont dispatchés depuis le début de cette semaine », avance le DRS. « Les habitants sont encouragés à consulter les CSB dès qu’un symptôme se présente. Les malades ne sont pas productifs et deviennent des charges pour leurs familles, d’où l’importance d’une prise en charge gratuite », rappelle le gouverneur de la Région de Fitovinany, le médecin général Lucien Razafitsotra. Parmi les symptômes figurent les maux de tête, fièvre, coup de fatigue, perte d’appétit et de conscience, diarrhée, etc. Des décès sont survenus auprès des Fokontany puisque les patients n’ont pas suivi le traitement adéquat et ne se sont pas rendu dans les centres de santé, selon les informations recueillies. D’autres patients n’y font des consultations qu’après s’être trouvés dans un état critique. « L’automédication et l’utilisation des plantes ne sont pas des solutions. Au contraire, ces pratiques pourraient aggraver les cas », insiste le préfet de Manakara, Luc Mohamed. 

Notons que, d’après le ministre de la Santé publique lors d’une rencontre avec la presse en début de cette semaine, le District Ikongo enregistre une vingtaine de morts. La cause de ces décès survenus dans la communauté n’est pas forcément le paludisme, d’après le DRS de Fitovinany. Toutefois, le Fokontany de Mahasoa enregistre le plus de morts et de TDR positifs, d’où les ripostes qui y sont focalisées...

 

Recueillis par Patricia R.

Fil infos

  • La Vérité devient hebdomadaire
  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff