Publié dans Société

Période de troubles - Les enfants à tenir à l’écart du danger !

Publié le dimanche, 05 octobre 2025

« La protection des enfants à proximité des rassemblements doit être une priorité urgente, et tous les efforts doivent être déployés pour les tenir à l’écart du danger », a déclaré le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) face à la situation difficile qui prévaut à Madagascar, depuis maintenant une dizaine de jours. Cette agence onusienne se dit être préoccupée par la sécurité et le bien-être des enfants malagasy dans le contexte des manifestations en cours. Selon sa déclaration, des enfants auraient été exposés à du gaz lacrymogène dans diverses localités de la Capitale, notamment du côté d’Anosy, Befelatanana, Ankadifotsy ou encore Andravoahangy et Rasalama. Cette exposition des enfants entraîne des risques de blessures physiques et de détresse psychologique. D’ailleurs, des nouveau-nés et enfants de bas-âge en ont suffoqués, selon les informations recueillies. « L’usage de gaz lacrymogène et les manifestations aux abords des écoles et des maternités doivent être évités. Protéger les enfants en période de troubles n’est pas une option, c’est leur droit fondamental», rappelle l’UNICEF.

 

La PFSCE dénonce...

 

De son côté, la plateforme de la société civile pour l’enfance (PFSCE) s’est également exprimée face à l’utilisation abusive du gaz lacrymogène par les Forces de l’ordre depuis le 25 septembre dernier. Des enfants en bas-âge ont été victimes de suffocation, tandis que plusieurs enfants sur le point de quitter l'école ont également été incommodés et pris de malaise en raison de la propagation du gaz lacrymogène aux abords de leur établissement scolaire. Par ailleurs, cette plateforme, regroupant 66 organisations œuvrant pour la protection des enfants à Madagascar, dénonce toutes formes de violence, quelles qu’elles soient, et condamne les actes de pillage, de vandalisme et d’atteinte aux biens qui fragilisent davantage les familles, en particulier les plus vulnérables.

 

Ces situations sont en contradiction flagrante avec le droit de l'enfant d'être protégé contre toutes formes de violence. Pourtant, Madagascar s'est engagé, en ratifiant la Convention internationale sur les droits de l'enfant, à prendre toutes les mesures appropriées pour protéger les enfants contre toutes formes de violence (article 19) et leur permettre de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier des services médicaux (article 21).

 

Pour la mise en place d’un espace civique d’expression

Afin d'éviter la répétition de tels événements, la PFSCE demande la mise en place d'un espace civique d'expression libre, ouvert et sécurisé, permettant à chaque citoyen, et notamment aux jeunes, de s'exprimer sur leurs droits fondamentaux tels que l'accès à l'eau, à l'électricité et à un avenir digne, sans intimidation ni représailles. D’un autre côté, la PFSCE souhaite que les auteurs de violences et de pillage soient traduits en justice, dans le respect des droits fondamentaux. Jusqu’ici, une vingtaine de présumés ont coupables été arrêtés, notamment pour les pillages. Ladite plateforme exhorte le Gouvernement et les Forces de l'ordre à interdire l'usage du gaz lacrymogène dans et aux alentours des établissements scolaires, des structures de santé et de tout lieu fréquenté par les enfants, afin de prévenir tout nouveau risque. Elle n’a pas manqué d’appeler à la mobilisation de ressources médicales et psycho-sociales pour assurer le suivi des enfants affectés. Une partie de cet appel est déjà répondue, avec la présence des équipes de médecins sur terrain, ces derniers jours. Quoi qu’il en soit, les mécanismes de protection devraient être renforcés afin que l'intérêt supérieur de l'enfant soit au centre de la préoccupation et de l'intervention de tous...

 

Recueillis par Patricia R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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