Publié dans Sport

Compétition CAF- Les clubs malgaches éliminés, la crise nationale pointée du doigt

Publié le dimanche, 28 septembre 2025

 

Les deux représentants malgaches en compétitions africaines, Elgeco Plus et l’AS Fanalamanga, ont vu leur parcours s’arrêter dès le premier tour, le week-end dernier. Leurs éliminations précoces en Ligue des Champions et en Coupe de la CAF ravivent le débat sur l’impact de la crise sociale et politique sur le football national.

 

 

À l’île Maurice, Elgeco Plus, après un nul 1-1 à l’aller, n’a pu faire mieux qu’un 0-0 à domicile face aux Silver Strikers du Malawi. Le but encaissé à l’extérieur coûte cher aux Malgaches, qui laissent filer la qualification. « Malgré nos occasions, nous avons manqué d’efficacité. Il suffisait d’un but pour passer », a regretté Tony, capitaine du club.

 

 

De son côté, l’AS Fanalamanga a longtemps cru à l’exploit en Coupe de la CAF après avoir ouvert le score et largement dominé son adversaire. Mais un cruel manque de concentration en fin de match a ruiné leurs espoirs. L’attaquant Celso a inscrit un doublé à la 89ᵉ minute (but d’égalisation) et dans le temps additionnel (90+4), mettant fin aux illusions malgaches.

 

 

Au-delà des résultats sportifs, plusieurs observateurs pointent un problème structurel. Le manque de professionnalisme des joueurs, fragilisés par la situation chaotique dans le pays. Beaucoup auraient eu « la tête ailleurs », préoccupés par leurs familles et l’instabilité ambiante. Une différence notable avec l’exploit des Barea au CHAN, fruit d’une préparation rigoureuse et d’une stratégie claire, alors que les clubs locaux peinent à s’inscrire dans la durée.

 

Cette double élimination rappelle que l’exploit ponctuel ne peut remplacer une politique sportive durable et structurée. Le football malgache, soutenu par ses supporters, doit désormais tirer les leçons de ces échecs pour relever son niveau, malgré un contexte national difficile.

 

Elias Fanomezantsoa

 

Fil infos

  • La Vérité devient hebdomadaire
  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff