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Une vingtaine d’institutions et entreprises labellisées. Le Décret n° 62-162 sorti en 1962 souligne qu’une société employant plus de 25 femmes salariées devrait avoir un « coin allaitement ». Il s’agit d’un espace où ces mères peuvent allaiter leurs bébés. D’ailleurs, elles disposent d’une heure par jour pour le faire jusqu’au 15ème mois du nourrisson, selon toujours le Décret. « Depuis la sortie de la communication verbale en 2016, 4 ministères et 16 entreprises disposent de ce coin allaitement. 4 autres seront labellisés au cours de cette semaine, dédiée à l’allaitement maternel. Le Lycée privé catholique de Miarinarivo en fera partie », avance Nirina Rafarahanta, directrice de la protection sociale des employés auprès du ministère de tutelle. Le nombre de coins allaitement reste insuffisant, voire minime, si l’on tient compte de celui des entreprises employant des femmes. Cette situation pourrait s’expliquer par la faille dans l’application de la loi, la méconnaissance des employeurs ou encore leur négligence. D’ailleurs, certaines sociétés n’hésitent pas à licencier leurs salariées dès qu’elles tombent enceintes ou encore durant leurs congés de maternité. « Je viens d’être renvoyée en étant enceinte. Mon patron m’a dit que je ne suis plus capable d’assurer la production avec ma grossesse. Je ne peux rien faire, sans contrat de travail », nous confie Prisca. Cette jeune femme a travaillé comme opératrice auprès d’un « call center » à Tanjombato.

Double avantage. La population malagasy a effectué samedi dernier la 6e édition du « Tagnamaro », la journée de citoyenneté, initiée par le ministère de la Communication et de la culture. « Nous sommes les initiateurs du projet mais non le leader. Chaque groupement, société privée, entité publique ou même les habitants d’un quartier donné peuvent organiser les siens chaque troisième samedi du mois », précise Lalatiana Andriatongarivo Rakotondrazafy, ministre de la Communication et de la Culture. Elle qui explique que le fait de tenir le « Tagnamaro » un samedi n’est pas fortuit. « C’est antiéconomique de le réaliser durant les jours ouvrables. Et comme, il s’agit d’une action citoyenne, ce n’est pas un grand sacrifice d’octroyer une journée par mois à la Nation », martèle la benjamine du Gouvernement actuel lors du lancement du début des travaux de réhabilitation d’une ruelle à Soanierana, dans le cadre de la 6e  édition du « Tagnamaro ». Les travaux y afférents dureront 2 mois mais les riverains, bloqués par la coupure de cette ruelle, se réjouissent de ce choix du ministère. Avec ce concept de « Tagnamaro », le budget de la Commune urbaine d’Antananarivo, à qui incombe en principe la réhabilitation de cette ruelle, ne sera pas amputé. 

La Politique générale de l’Etat (PGE) présentée par le Premier ministre Louis Christian Ntsay à l’Assemblée nationale vendredi est pleine d’ambitions réalistes à la mesure des « velirano » ou promesses électorales du Président Andry Rajoelina. Sa mise en œuvre sera pour le court terme, selon les précisions du locataire de Mahazoarivo. Elle ne couvre pas la période allant jusqu’à la fin du mandat électif du locataire d’Iavoloha. Le budget nécessaire à la mise en œuvre de la PGE est déjà entre les mains du Gouvernement. Celle-ci sera bientôt doublée du Plan Emergence pour Madagascar 2019-2013. En cours d’élaboration, celui-là sera bientôt disponible. Le Plan fournira beaucoup plus de détails sur la politique du développement. Parallèlement, une attention particulière sera portée sur l’élaboration de la loi de Finances 2020. Pour en revenir à la PGE, celle-ci met l’accent sur la décentralisation effective comme moteur du processus de développement véritable. Cette année même, les vingt deux régions de développement de l’île recevront chacune un budget d’un milliard d’ariary pour doper leur fonctionnement. Selon les consignes du Premier ministre, les ressources ainsi octroyées doivent être utilisées à bon escient.

Vivement aux urnes

Publié le lundi, 19 août 2019

La date du scrutin des Communales et des Municipales est enfin publiée ! Sur proposition de la CENI, en début de semaine, le Gouvernement décida de convoquer les électeurs aux élections des maires et les conseillers municipaux ou communaux pour le 27 novembre 2019. Ainsi, le Conseil du Gouvernement mit fin à une attente qui n’a que trop duré.  Le décret portant convocation des électeurs fait état aussi du calendrier du processus électoral. La date d’ouverture du dépôt de candidature auprès de l’Organe de vérification et d’enregistrement de candidatures (OVEC) débute le jeudi 29 août prochain, et cela, jusqu’au 12 septembre. La CENI et ses démembrements auront jusqu’au 28 septembre, soit 60 jours avant le scrutin, pour fixer la liste définitive des « concurrents » ainsi que la fixation des bureaux de vote. Après quoi la campagne électorale pourra démarrer, et cela, à partir du 5 novembre à 6 h du matin jusqu’au lundi 25 novembre à minuit, 48 heures avant la date fatidique du scrutin. Le même décret précisa aussi le montant de la caution à payer à tout candidat désirant de se présenter. Désormais, il appartient aux états-majors politiques d’affûter leurs armes. Sur le plan global, les dirigeants politiques auront à confronter  deux épineux écueils, véritables casse-tête pour chacun sinon pour certains, à savoir dénicher la « perle rare » ou l’ «  oiseau rare » à présenter et s’assurer d’une assise solide sur le plan financier. Les candidatures pour les grands centres urbains comme la Capitale et les anciens chefs-lieux de province (six au total) nécessitent la disponibilité d’avoir dans son escarcelle des personnalités ayant la stature d’hommes ou des femmes crédibles, riches en parcours politique et professionnel, capables de maîtriser les soubresauts des aléas liés à la gestion des grandes cités.  Le cas précis de la Capitale de Madagascar mérite une attention spéciale. C’est un enjeu national et capital! D’abord, le pouvoir central ne laissera pas facilement la gestion de la Ville des Mille à la merci des aventuriers ou aventurières. Etant la vitrine du pays, la collaboration étroite entre les tenants du régime et ceux de la Commune (CUA) s’impose de fait. Et ensuite, c’est un probable tremplin pour l’assaut du pouvoir central. D’aucuns constatent la nécessité et l’urgence pour Antananarivo de lui offrir une opportunité nouvelle pour un souffle nouveau à la gestion de la Ville. La gabegie et l’anarchie doivent cesser … incessamment. La cité d’Andrianjaka, la Ville des Mille, ne mérite point de ce bordel. Il s’agit d’un énorme défi à relever qui attend la prestation de tout parti politique digne d’être. Le MAPAR et ses acolytes de lutte ne manqueront pas d’aligner un « soavaly » de marque, un « pur-sang ». Dans les autres Faritany, les états-majors auront également du pain sur la planche. La plate-forme présidentielle s’attelle aux courses depuis belle lurette. Elle est prête à ravir la victoire. Vivement aux scrutins ! Etant une élection de proximité, le scrutin des Communales et Municipales du 27 novembre revêt un caractère vital surtout pour le régime qui doit forcément confirmer et conforter son ancrage auprès du peuple. Elle incarne aussi la volonté directe de la population dans le choix de ses dirigeants sur terrain et cela pour savourer enfin le meilleur.

La une du 20 août 2019

Publié le lundi, 19 août 2019

Seuls deux candidats sur les cinq annoncés ont accordé de l'importance à l'émission-débat sur l'élection de la Fédération malagasy de football (FMF) à la Radio nationale malagasy, qui a eu lieu le samedi 18 aout de 10h à 12h.  Il s'agit du candidat numéro 1 Raoul Arizaka Rabekoto et le candidat numéro 2, Mohamad Abdillah Abdou. Ce sont les deux hommes qui ont pris leur courage à deux mains pour faire face aux journalistes de l'émission attractive « Ainga sy Hery », animée par  Daniel Randriamaro et Ratovoson Edward dit Rawest.

 

La Force d’intervention de la police (FIP) Antananarivo a donné un coup de main à la Direction régionale de la sécurité publique (DRSP) Itasy pour la sécurisation des localités de la Région Itasy. Cette intervention a permis l’arrestation de 3 individus le 8 août dernier pour une affaire de fausses coupures de banque. Il s’agit de ces suspects de 20, de 26 et de 30 ans. Hormis ces interpellations, du matériel prévu pour la fabrication de ces faux billets ainsi que les substances chimiques nécessaires à cela, ont été saisis. Les trois hommes ont été soumis à une interrogation à la DSRP locale.

 

Un présumé bandit d’une trentaine d’années a été éliminé, non par les Forces de l’ordre mais par des riverains. Cela s’est produit lors de son intrusion dans l’enceinte du domicile d’un particulier vers minuit samedi dans le quartier d’Amboditsiry.  Selon un premier constat, des blessures occasionnées par un objet tranchant et qui ont été observées dans le dos de la victime, lui étaient donc fatales. L’intrus, lorsque le propriétaire a décelé sa présence dans sa cour, aurait vigoureusement réagi. Rapidement, les deux parties en étaient venues en main jusqu’à l’issue du combat, qui était finalement fatal au suspect.

 

Rue inaccessible depuis près d’un an. Le trou béant occasionné par les fortes pluies durant la dernière saison de pluie en 2018 a entraîné la coupure de la route du côté de Soanierana vers le camp militaire du « CAPSAT ». De plus, 49 personnes issues de 7 foyers ont dû être évacuées avec le danger encouru à cause de cet incident. Depuis, les riverains et usagers de la route se sont plaints des problèmes quotidiens qu’ils endurent avec la coupure du passage. « Les personnes vulnérables, dont les malades, les handicapés et les aînés, doivent marcher à pied pendant plusieurs minutes pour rejoindre les arrêts de bus à Ankadimbahoaka ou Tsimbazaza. Ce n’était pas le cas avant, puisque le terminus de la ligne « 142 » se trouvait devant le « CAPSAT », nous confie Voahirana R., mère de famille résidant à Fiadanana Soanierana.

Chef de f…arce !

Publié le dimanche, 18 août 2019

Le « Rodoben’ny mpanohitra ho an’ny demokrasia eto Madagasikara » (RMDM) littéralement Plateforme des partis d’opposition pour la démocratie à Madagascar réuni à Ivandry vient d’élire son président en la personne de Marc Ravalomanana, l’ancien Chef d’Etat. De fait, selon les déclarations de certains participants, il sera le chef de file de l’opposition qui va le représenter  sur l’arène politique nationale. Quelle farce ! A quoi joue-t-on ? La question que se pose tout naturellement n’importe quel observateur sérieux et averti se résume ainsi « Ravalomanana Marc a-t-il réellement l’étoffe ou la stature d’un chef de file de l’opposition ? Existe-t-il vraiment une plateforme de l’opposition digne de ce statut à Madagasikara ? »  C’est toute la question !

 

Fil infos

  • Alain Ramaroson - Quel avenir politique pour lui 
  • Claudine Razaimamonjy - De nouveau devant la barre hier
  • Découverte de crânes humains à Toamasina - Les affirmations de la domestique s’avèrent fausses
  • Calendrier scolaire - Dérapage incontrôlé de la Société civile
  • Naufrage du cargo Viviano - Les passagers sains et saufs, les marchandises totalement perdues
  • Restriction budgétaire - Le Premier ministre recadre les sénateurs
  • Représentations extérieures de Madagascar - 18 postes d'ambassadeur, trois représentants permanents, trois consulats généraux  à pourvoir
  • Tagnamaro - Une belle économie pour la caisse publique
  • Politique Générale de l’Etat - Un milliard d’ariary pour chaque région
  • SPAT Toamasina - Le DG victime de dénigrements

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Editorial

  • Ntsay, le maestro !
     Au fil des jours, des semaines et mois, Ntsay Christian se confirme de façon incontestée à son poste. Qui aurait cru que cet ancien haut fonctionnaire du Bureau international du Travail (BIT)  en poste à Antananarivo serait encore là où il est, au palais de la Primature à Mahazoarivo. Nommé le 4 juin 2018 en tant que Premier ministre de « consensus », ce natif du grand Nord, 58 ans révolus, à la surprise générale, maîtrise les arcanes de l’Administration. Normalement, prévu pour ne durer que le temps d’organiser l’élection présidentielle anticipée, Ntsay y reste toujours un an et deux mois après et contre toute attente son aura augmente imperturbablement en envergure. Le mouvement des « 73 députés pour le changement » en avril 2018 porta un coup fatal pour le régime HVM de Rajaonarimampianina Hery. Trop habitués à … taper contre tout mouvement de contestation, Rajao et ses acolytes commirent l’irréparable ce jour…

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