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Drapeau rouge

Publié le jeudi, 09 janvier 2020

Le préfet de Police de la Ville des Mille, le Général Ravelonarivo Angelo, ordonnait le piquetage des drapeaux rouges sur les sites jugés très exposés au risque de glissement de rochers, entre autres, Ambanin'Ampamarinana, Manakambahiny, Ankatso ou Ambohidempona.  Le drapeau rouge signifie que le danger mortel est très imminent et qu'il faut impérieusement et incessamment quitter le lieu.

 

Comme chaque année, la Fondation des aires protégées et la biodiversité à Madagascar (FAPBM) accorde un financement pour appuyer les gestionnaires d’aire protégée. Pour l’année 2020, onze gestionnaires d’aire protégée bénéficient d’un financement de 7 milliards d’ariary dont Madagascar National Parks, Wildlife Conservation Society, Asity Madagascar ainsi que le Groupe d'études et de recherche sur les primates (GERP). La somme est destinée à la conservation de trente- cinq aires protégées dans la Grande île.

Le futur maire de la Commune urbaine d'Antananarivo, Naina Andriantsitohaina, aura du pain sur la planche après sa prise de fonction. Cette période de pluie met à jour les grands problèmes que le maire et son équipe doivent faire face. Le plus difficile étant d'inciter les habitants de la Capitale à changer de mentalité pour que le développement commence par tout un chacun.

 

LA UNE DU 10 JANVIER 2020

Publié le jeudi, 09 janvier 2020

Couple battant

Publié le mercredi, 08 janvier 2020

Les époux Rajoelina partent en guerre. Fait rarissime dans l’histoire du pays qu’un couple présidentiel mène ensemble un combat aux multiples fronts dont l’objectif commun réside dans l’intérêt supérieur de la Nation. Phénomène rare que la Première dame et le numéro Un du pays se sentent profondément responsables du devenir des 25 millions d’âmes qui vivent dans ce beau pays.

Honneur aux femmes. Mme Rajoelina Razakandisa Mialy, Première dame de la République, est une femme au grand cœur. Le cœur sensible aux problèmes des autres, Mialy aime venir en aide aux familles nécessiteuses et ne recule jamais. Déjà depuis la Transition de 2009 à 2013, au côté de son époux de Président Rajoelina Andry, Razakandisa Mialy fondait une Association caritative « Ny Fitia » dont l’objectif fondamental vise à assister et porter secours aux personnes en détresse. Durant les cinq ans de la Transition, Mialy n’a jamais cessé de parcourir le pays, jusqu’aux confins les plus reculés, pour apporter de précieuses aides. On se rappelle ce jour où elle arrivait la nuit tombée dans un petit village à l’extrême Sud du pays. En dépit des risques liés à l’insécurité aggravée, elle tenait à venir et ce pour constater de visu le  malheur des concitoyens. De retour au pouvoir démocratiquement en 2019,  toujours aux côtés de son époux de Président de la République, Mialy la Première dame multiplie et intensifie les actions en faveur des personnes en situation de précarité. Elle oriente principalement son combat au profit des gens victimes des Violences basées sur le genre (VBG). Raison pour laquelle l’organisme onusien FNUAP chargé de la population, comprendre les plus vulnérables,  l’a choisie en qualité d’ambassadrice en particulier sur les VBG.  Le représentant permanent dudit organisme accrédité à Madagasikara n’a hésité de dire que Mialy Rajoelina est « source d’inspiration » dans cette lutte complexe. L’adoption de la loi réprimant les Violences basées sur le genre est une étape irréversible dans cette bataille de longue haleine.

Le mari, le Chef d’Etat, Rajoelina Andry, s’engage aux fronts à plusieurs facettes de la guerre contre la pauvreté, l’insécurité, l’impunité, la corruption et toutes les formes de malversations dont la finance publique en est la cible préférée. Depuis l’indépendance, le pays n’a jamais connu une telle détermination et fermeté de la part d’un numéro Un du pays à l’encontre des actes de mépris visant à saper les intérêts fondamentaux de la Nation. La lutte menée par le Président présente certainement des risques et périls à son endroit ainsi qu’à sa famille mais il ne recule pas. Le salut du pays passe obligatoirement par-là !

Le couple Rajoelina mène ensemble un combat sans merci contre toutes formes d’insuffisances qui frappent les masses populaires, trop fragiles pour affronter les difficultés de la vie. Madame et Monsieur Rajoelina se donnent la main pour réconforter les familles dans la tourmente de la pauvreté en particulier, celles victimes d’insuffisance alimentaire dont les enfants en paient le prix fort. Des associations ou des fondations de bonne volonté conjuguent leurs efforts avec le couple présidentiel pour venir à bout du mal. Le cas de la Fondation Mérieux qui va mettre sur pied des usines de conditionnement des compliments d’aliments dans le Sud et ailleurs dans le pays illustre bien l’initiative bienveillante.
Ndrianaivo

Fort-Dauphin - Les sites incontournables à visiter

Publié le mercredi, 08 janvier 2020

Située à la pointe du Sud-Est de Madagascar, la ville de Fort-Dauphin et ses environs regorgent de sites incroyablement beaux à visiter. Entre forêts vierges et villages de pêcheurs, sans oublier les paysages incomparables à vous couper le souffle, les visiteurs auront de quoi occuper leur séjour en passant par ce coin paradisiaque de la Grande île. Les milliers de kilomètres de routes et de rivières à parcourir en valent vraiment la peine. Toutes les catégories de personnes seront particulièrement satisfaites, que ce soient les sportifs en quête de sensation forte, les amoureux de la nature mais aussi les photographes, mais surtout les nageurs à la recherche d’une belle plage où plonger. Ce dossier présente ainsi les sites incontournables de la Région, quand vous y serez de passage.
Dossier réalisé par Rova Randria

Hevatraha-Lokaro : le deux en un

Un petit paradis niché au pied des montagnes de pierres. Pour y accéder, les visiteurs ont le choix. Ils peuvent partir en voiture, en empruntant la route nationale 12A, et parcourir près de 29 kilomètres avant d’arriver à destination. La seconde option est le trekking pour les sportifs, avec un trajet de près de quatre heures de marche à pied. Et la dernière option, sans doute la plus surprenante mais aussi la plus rapide, est la traversée en bateau d’une durée d’une heure. Chaque option a sa propre singularité.
Toutefois, la traversée en bateau permet surtout de découvrir les trois lacs ornant les bords de la côté, à savoir Lanirano, Besaroy et Ambavarano. Le traversée semble longue et courte à la fois. L’ondulation le long des canaux et des lagunes vous offre une expérience unique de découvrir les différentes plantes aquatiques, mais aussi le quotidien des villageois le long du canal. Pour ceux qui veulent tenter l’expérience de voyager en bateau mais qui ont peur, cette expérience est la plus adaptée. Effectivement, comme c’est une eau douce, le voyage est particulièrement calme.
Les voyageurs n’auront rien à craindre du mauvais temps car les traversées sont toujours aussi agréables. Une fois que l’on arrive à destination, les choix d’activité sont multiples : s’arrêter à Hevatraha et profiter du calme de l’eau douce ou continuer vers la baie de Lokaro pour apprécier la beauté de la mer et de ses environs. Avec son sable blanc fin et un océan limpide, les amoureux de la baignade et de la plongée seront tout à fait satisfaits. Les paysages sont d’autant plus époustouflants. Une île se trouve notamment à quelques mètres de la belle plage, accessible même à pied en marée basse.

La crique des amoureux : un océan d’un beau bleu

En quittant la baie de Lokaro, il est également possible de découvrir d’autres sites tout aussi attrayants, offrant des points de vue exceptionnels de la mer. Au pied des grandes montagnes de rochers, des criques immaculées et des piscines naturelles s’offrent aux voyageurs. Il suffira seulement de quelques minutes de marche à pied pour y arriver. Le plus proche est notamment la Crique des amoureux, avec un océan d’un beau bleu. La dégustation des produits locaux, bien évidemment tous les types de poisson de la Région et la langouste durant la saison, y est même possible.

Parallèlement à cela, des infrastructures ont été aménagées par l’Office régional du tourime d’Anosy et l’association des guides de la Région. Leurs collaborateurs ont même improvisé un réfrigérateur avec un seau rempli d’eau pour offrir des boissons fraiches en accompagnement des mets. En se baignant dans la mer, vous pourrez donc sentir l’air pur mais aussi la bonne odeur de poisson grillé. Un vrai plaisir pour tous les sens.

Sainte Luce : à la découverte du quotidien des pêcheurs

Un long trajet récompensé par du bon poisson et de beaux paysages. Sainte Luce ou encore Manafihafy se situe en effet à plus d’une cinquantaine de kilomètres de la ville de Fort-Dauphin. Un détour assez loin avec ses trois heures de route, surtout avec ses bosses et ses crevasses, plus particulièrement en période de pluies. Toutefois, malgré tout, le jeu en vaut la chandelle. La découverte du quotidien des pêcheurs de la localité demeure une expérience bouleversante, inspirante mais aussi très enrichissante.

Quand nous mangeons du poisson, nous ne pensons qu’à le savourer. Les chemins qu’il a parcourus avant d’arriver sur notre assiette nous importent peu. Pourtant, les pêcheurs risquent leur vie chaque jour pour trouver de quoi manger. Et vu que les ressources diminuent à vue d’œil, ils doivent aller de plus en plus loin avec leurs petites pirogues bouchées par des petits bouts de plastique. Et quand vous arrivez sur la plage de Sainte Luce vers 10 heures du matin, vous retrouverez les pêcheurs avec leurs produits frais à vendre.

Ce sont les hommes qui pêchent et les femmes s’occupent de la mise en vente. Les échanges sont vraiment fascinants. Du coup, la détente en bord de mer avec du poisson frit ou grillé est incontournable.

Domaine de la Cascade : une des rares forêts vierges de Madagascar

Une entreprise malagasy en faveur de la protection de l’environnement. Le Domaine de la Cascade est parmi l’une des rares forêts vierges de Madagascar. C’est pourquoi sa préservation est d’autant plus importante. Toutefois, les dirigeants de cette aire protégée ont quand même tenu à l’ouvrir au grand public pour que chacun puisse voir à quel point ce site est exceptionnel. En effet, sur ses 136 hectares, le patrimoine naturel y est particulièrement mis en valeur avec les différentes vasques et piscines naturelles, sans oublier les cascades, d’où le domaine tient son nom. Les visiteurs de ce domaine pourront ainsi se relaxer dans ces petits jacuzzis improvisés, apprécier le paysage et oublier en un instant tous leurs soucis. A travers les différents circuits allant de 20 minutes à 4 heures, les visiteurs peuvent croiser sur leurs routes des lémuriens mais aussi plusieurs reptiles.
En tout cas, le Domaine de la Cascade est avant tout un domaine agricole, promouvant en parallèle l’agriculture et la conservation de la nature. L’idée étant de protéger correctement l’environnement à travers l’agriculture. Ainsi, ce lieu possède trois produits phares, notamment le riz, la baie rose et la vanille.

140 bébés prématurés sur 1 000 naissances annuelles. Tels sont les chiffres estimatifs émanant du Centre hospitalier de Soavinandriana (CENHOSOA). La majorité de ces bébés nés prématurés ont besoin d’être placés en couveuse pour que leur organisme puisse bien se former et afin qu’ils gagnent le poids requis. Pourtant, cet hôpital ne disposait que de 3 couveuses, un nombre insuffisant par rapport à la demande. « Mon mari et moi étions émus lors de notre visite au service pédiatrie et néonatologie, le 24 décembre dernier, en constatant que des enfants qui ont besoin de soins d’urgence doivent attendre faute d’équipements, dont les couveuses. Cette situation est inadmissible, c’est pourquoi nous avons fait don de 2 couveuses pour le service », affirme Mialy Rajoelina, Première dame et présidente fondatrice de l’association Fitia. C’était hier après-midi, lors de la remise des donations au CENHOSOA. « Ces nouvelles couveuses du dernier cri s’avèrent d’une grande aide pour l’hôpital, notamment le service néonatologie, puisqu’elles peuvent également assurer la réanimation. Désormais, nous disposons de 5 couveuses, ce qui allégera les attentes surtout à une certaine période », s’exprime le médecin général Rakoto Fanomezantsoa, directeur général de l’établissement.

Une semaine à 3 mois d’incubation

Un bébé prématuré est né 3 semaines avant le terme normal de la grossesse. Cette prématurité s’explique par la présence de maladies virales, des problèmes anatomiques de la mère et de l’enfant. Le stress, la fatigue ou encore le style de vie et l’état de santé s’ajoutent aux éventuelles causes. Le placement du bébé en couveuse lui laisse le temps de terminer son développement, surtout pour le fonctionnement de ses organes, encore immatures lors de sa naissance prématurément. Pour ce faire, le nouveau-né a besoin d’une semaine à 3 mois d’incubation, selon le degré de prématurité et son état de santé. Outre le placement en couveuse, la technique de maman kangourou constitue un autre moyen de prendre en charge un bébé prématuré. D’ailleurs, la plupart des services pédiatriques disposent d’une salle destinée pour ce faire, selon le directeur général du CENHOSOA.

Mialy Rajoelina a exprimé sa reconnaissance envers les personnels de santé, lesquels assurent leur travail de donner et sauver des vies ou encore octroyer les soins adéquats, malgré l’insuffisance des matériels et équipements médicaux. Elle a également tenu à encourager les parents ayant des enfants malades et hospitalisés. « Je me souviens de la fois où mon fils, âgé de 2 mois à l’époque, a été admis au service de réanimation pédiatrique du CENHOSOA à cause de ses problèmes respiratoires. Je sais que ce n’est pas facile », s’est-elle adressée aux parents. La Première dame a sollicité tout un chacun à atteindre le même objectif, notamment une meilleure santé de la mère et de l’enfant, garante du développement du pays…
Patricia Ramavonirina

Panneaux abattus, gens sinistrés, courts-circuits, coupures de courant, incendies, éboulements… La pluie torrentielle qui s’est abattue hier dans la Capitale n’était pas sans conséquence. Elle a causé des dégâts humains et matériels dans plusieurs endroits de la ville. Dans différentes circonstances, au moins quatre personnes ont perdu la vie dont une femme enceinte.

A Nanisana, la clôture longeant l’arrêt de bus dit « Sapin » s’est écroulée. Par conséquent, au moins deux personnes ont été ensevelies par les amas de terre se trouvant près de la clôture. Leurs corps ont déjà été retrouvés par les riverains qui se sont entraidé avant l’arrivée des sapeurs-pompiers sur les lieux. D’après une source locale, d’autres personnes sont encore ensevelies là-bas. Du côté d’Ivandry, une femme enceinte est morte par électrocution due à un câble électrique, tandis qu’une autre dame a perdu la vie, en ayant été foudroyée à Andohatapenaka.

Concernant les dégâts matériels, la foudre a frappé une habitation à Anosibe et a causé l’incendie de la maison en question. Heureusement, aucun décès ni blessé n’a été enregistré. A Ankatso, des véhicules de la ligne 119 ainsi que des taxis qui ont été garés devant la clôture de l’université ont été détruits à cause de l’effondrement de cette clôture. Ainsi, plusieurs endroits de la Capitale sont également privés de courant. D’ailleurs, bon nombre de familles et leurs proches ont déjà quitté leur habitation. Ces gens sinistrés sont accueillis provisoirement dans des églises.

La montée des eaux est devenue un phénomène courant dans plusieurs quartiers de la ville comme Besarety, Andravoahangy, Mahamasina, Analakely, Tsaralalàna et Anosy. Certes, cet orage, accompagné de vent, n’a duré qu’une trentaine de minutes et voilà que plusieurs endroits se trouvent déjà sous les eaux. Une situation qui est due à la destruction des canaux qui, certains sont bouchés par les ordures ménagères et d’autres à cause de la construction illicite. Certains ne respectent plus les normes de construction en érigeant des bâtiments au-dessus des dalles ou canaux d’évacuation d’eau.
Anatra R.

A peine les 7 premiers jours se sont écoulés et vécus pour cette nouvelle année 2020, que les gendarmes se sont illustrés par des homicides, volontaires ou involontaires.

Le premier cas est survenu à Ivato, tôt le matin du premier Jour de l’an. Un gendarme en tenue civile mais qui a porté une arme a fait une violente scène de jalousie dans un bar. Ayant la gâchette facile, il n’a pas hésité à tirer à bout portant de quelques coups de feu sur son présumé rival, un civil d’une trentaine d’années. Probablement sous l’effet de l’alcool, d’après plusieurs témoins, le membre des Forces de l’ordre en cause, a soupçonné la victime d’avoir cherché à courtiser son amie, la barwoman. En effet, il a surpris le civil en train de glisser quelques mots à l’oreille de la jeune femme. « Or, l’homme a dû simplement parler tout près du visage de celle-ci pour passer une commande tant la musique a envahi la salle et qu’il n’y avait aucun moyen à se faire entendre», relate un témoin. Depuis mardi dernier où l’enquête a pris fin, le gendarme fut incarcéré à Tsiafahy, du moins provisoirement.

Samedi dernier, un autre gendarme, qui a assuré la sécurisation d’un parc à chevaux appartenant à la Gendarmerie à Bevalala Andoharanofotsy, a fait aussi des siens. Il est soupçonné du meurtre de José Rakotoarisoa, cet  homme de 31 ans, qui serait sous l’emprise de l’alcool au moment des faits. Le dimanche matin suivant, ce dernier mourut des suites de ses blessures probablement liées aux coups que lui aurait assenés ce gendarme. Excès de zèle de sa part ? La Gendarmerie explique que son élément a dû  porter secours à une personne avec laquelle la victime avait eu maille à partir.  D’où l’initiative de cet élément des Forces de l’ordre d’intervenir.

Pas plus tard que jeudi dernier,  les excès d’un officier de Gendarmerie de Dondona, à Soavinandriana Itasy, se sont terminés par un bain de sang : 3 civils tués et 5 personnes blessées dont l’officier lui-même (voir page ailleurs). Il se trouve qu’après cet affrontement avec le fokonolona, l’officier en cause a été arrêté, son arme de service confisquée.

Trois cas d’homicide sur des civils perpétrés  par des gendarmes en moins d’une semaine, décidément le dernier rempart de la population semble échouer dans sa mission à protéger les personnes et leurs biens.

Le secrétaire d’Etat à la Gendarmerie (SEG), le général de division Richard Ravalomanana, a beau mettre en garde les brebis galeuses. Curieusement, cela ne parvient pas à empêcher ses éléments à commettre une bavure. Il est peut-être temps aussi pour réglementer l’autorisation de port d’armes chez les agents des Forces de sécurité de la place. Car au train où vont les choses, la tentation chez tous ceux qui portent une arme, pour régler un litige dans le sang, est tellement grande.
Il est aussi connu de tous que les gendarmes sont « rois » dans les campagnes reculées. Cette situation les fait souvent basculer dans l’excès, sinon dans l’abus de pouvoir. Les villageois le savent et cela les traumatise. Leur révolte, comme ce qui venait de se passer récemment  à Dondona Soavinandriana, traduirait un ras-le-bol qui les pousse à basculer dans une action violente.

La Rédaction






Dans la matinée et en début d’après-midi, trois institutions sont venues présenter, hier au Palais d’Iavoloha, leurs vœux au Président la République Andry Rajoelina et son épouse. C’est la Haute Cour constitutionnelle (HCC) dirigée par son président Jean Eric Rakotoarisoa qui a ouvert le bal de cette journée de présentation de vœux en ce Nouvel an. Au couple présidentiel, Jean Eric Rakotoarisoa a souhaité plein succès pour la mission que le peuple lui a confié. « Que cette année 2020 soit pleine de réussite pour nous tous, et que ce soit la bonne pour l’émergence de Madagascar », a ajouté le président de la HCC. Le Chef de l’Etat s’est dit reconnaissant de ce geste effectué par les membres de la HCC et leur a souhaité également une pleine réussite dans leur travail quotidien. La présentation n’a duré qu’un quart d’heure tout comme celle de l’Assemblée nationale conduite par sa présidente Christine Razanamahasoa. Accompagnée par des députés de l’IRD et des indépendants, la première femme élue à la tête de la Chambre basse a profité de la cérémonie pour dresser les premiers mois d’activité de son institution. Par ailleurs, elle a demandé au Président de la République la création du fonds d’investissement parlementaire pour permettre aux députés de créer des infrastructures dans leurs circonscriptions respectives. A l’endroit des députés présents, Andry Rajoelina leur a promis qu’aucun District ne sera exclu du projet du développement. Les Collectivités décentralisées recevront le fonds d’aide du pouvoir central. Le locataire d’Iavoloha a réaffirmé à ses hôtes que la disponibilité de 5 milliards de dollars pour la construction ou réhabilitation des routes jusqu’au niveau des communes. Le chef de l’Etat Andry Rajoelina a souhaité que les députés jouent parfaitement leur rôle de porte-parole de la population et de transmettre à l’Exécutif ses besoins.

Les députés TIM ont brillé par leur absence à la cérémonie d’hier. Un de ses élus a annoncé avant-hier que cette rencontre est interdite par la Constitution d’où la décision du TIM de ne pas faire le déplacement. Un argument bidon en somme dans la mesure où il s’agit d’une présentation de vœux au couple présidentiel, le « Raiamandreny » de la nation, et non d’une rencontre politique. Il est étonnant d’entendre cette excuse de la part d’un élu étant donné que c’est une pratique courante et que ce n’est pas la première, ni la dernière fois, que les députés  accomplissent ce rite en début d’année.

A ces deux institutions qui sont venues lui présenter leurs vœux, le Président Rajoelina leur a demandé une franche collaboration pour atteindre l’objectif commun, le développement du pays.

Dans l’après-midi, c’est au tour du Gouvernement au grand complet d’adresser ses vœux au couple Rajoelina. A l’instar de la présidente de l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ntsay Christian a également présenté le bilan de son équipe tout en s’excusant de la faiblesse de certains ministres qui n’ont pas pu suivre le rythme imposé. « Dans une équipe, il y a toujours les forts et les moins forts. Mais je vous remercie de votre abnégation et de votre collaboration pour la réalisation de notre programme durant cette première année », lui rassure le Président de la République.

Les trois institutions qui se sont rendues à Iavoloha, dans la journée d’hier, ont remis chacune un cadeau souvenir, comme il est d’usage en pareille circonstance, au couple présidentiel.
La Rédaction


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Editorial

  • Oiseaux rares
    « L’Etat malagasy recrute », tel est l’intitulé du communiqué officiel de presse émanant de la Présidence. L’Etat lance avec large diffusion un appel d’offres aux postes de hauts emplois. Un geste  révolutionnaire de la part des tenants du régime IEM qui entendent se démarquer des anciennes pratiques. La démarche vise à offrir les mêmes chances à tous les élites du pays. Un style de management de type anglo-saxon qui consiste à primer  l’excellence. Les principaux points des termes de référence de l’appel à candidature permettent à chacun de saisir l’esprit de la démarche et les objectifs à atteindre.  

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