Un samedi par mois dédié au patriotisme.
« Tagnamaro, andron’ny olom-pirenena », une journée de mobilisation citoyenne, arrive actuellement à sa troisième édition. En 3 mois, l’appropriation des citoyens à cette initiative du ministère de la Communication et de la Culture (MCC) à partir du modèle rwandais se confirme. Des critiques sont toutefois lancées sur le fait qu’elle soit obligatoire, notamment pour les employés de certains départements ministériels. D’autres pointent du doigt le jour de sa mise en œuvre. Le ministre de tutelle met les points sur les « i ». Des activités entreprises durant la journée d’hier dans les quatre coins de l’île sont également rapportées dans ce reportage.
Des travaux forcés résultant d’une dictature d’en haut lieu. Certains employés et habitants pensent ainsi avec la participation imposée au « Tagnamaro », depuis sa première édition au mois de mars dernier. Des affirmations que Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, numéro Un du MCC, contredit. « L’état d’esprit de certains habitants, notamment ceux d’Antananarivo, semble pourri. Ils ne sont pas habitués à l’entraide, à la solidarité et au respect ni à l’entretien des biens publics. Cela explique le fait qu’ils soient réticents à la participation au
« Tagnamaro ». Le MCC exige que chaque employé y participe obligatoirement, afin que les résultats soient tangibles.

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Samedi dernier, un officier de police, ex-journaliste, a insulté publiquement un reporter-photographe et a ordonné la confiscation de son appareil photo. Dans le feu de l’action, ce dernier a été blessé et son outil de travail est endommagé. Quelques secondes avant le dernier coup de sifflet, des policiers en tenue civile venus pour assister à la deuxième demi-finale du « Smatching » au Palais des sports, Mahamasina, ont eu une dispute sous les regards attentifs des journalistes qui ont été présents. Un reporter-photographe du quotidien « Free news » a eu le reflexe de les prendre en photo. L’un des éléments des Forces de l’ordre, un officier de police, et qui s’avère être un ex-journaliste fait-diversier,  a remarqué ce geste et s’est précipité vers lui pour arrêter la prise. Des insultes avec des gros mots lui ont été adressés pour qu’il rende son appareil photo et efface le cliché. Pourtant, le journaliste s’est défendu et a exigé une explication.

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Appui financier. Dans la création d’entreprises, le financement est toujours un problème majeur. Afin d’y remédier, l’Etat, en collaboration avec des partenaires comme la SONAPAR (Société nationale de participation), ont donc mis en place le programme « Fihariana », le projet national pour le développement de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. Ce programme a débuté officiellement avant-hier, en octroyant des subventions à trois projets. La première subvention d’un montant de 19 672 800 ariary est attribuée à Mialitia Faniriantsoa Razafindralambo, porteur du projet « Kifeko » lequel se concentre surtout sur la production et la transformation de produits laitiers. Le second projet, baptisé « Karepoka » et créé par Mitia Hairanto Rafieferana, a quant à lui obtenu un financement de 18 728 000 ariary. Ce projet consiste à produire des chips « Vita Malagasy » sans additifs chimiques et à base de manioc. Quant au dernier projet « Avi Green », son porteur Anissa Soardirdine a reçu 15 000 000 d’ariary pour étendre sa production de pavés autobloquants fabriqués à base de déchets plastiques. « Ces subventions seront tout de suite attribuées à l’achat de matériels et à l’extension des activités de l’entreprise », notifie un responsable du programme.

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La compagnie de gendarmerie de la région Diana (Nord) a récemment procédé à un important coup de filet en matière d’immigration clandestine, du moins dans cette partie de l’île. Grâce à un renseignement fourni par des membres du fokonolona locaux d’une zone forestière littorale, ses éléments, à l’issue d’un contrôle et du ratissage, ont pu arrêter une dizaine de ressortissants africains en situation irrégulière dans le pays. Et pas n’importe où car ces étrangers, dont 5 femmes et 4 enfants, sont cachés dans une forêt lorsque les Forces de l’ordre les y ont finalement débusqués. Il s’agit de ressortissants du Burundi, du Cameroun mais aussi des Comores. Selon une information, tout a commencé par la traçabilité puis l’interpellation de l’un d’eux. Par la suite, cette situation a facilité la tâche des enquêteurs pour trouver tout le reste dans sa cachette. Bien entendu, tous ces immigrants africains n’avaient pas leurs papiers ou des visas expirés depuis longtemps. Les gendarmes les ont alors embarqués vers leur bureau pour les soumettre à une enquête. Selon une dernière information trois Africains auraient été placés sous mandat de dépôt tandis que d’autres continuent encore d’être interrogés. Le commandant de compagnie de la gendarmerie locale explique que ces étrangers chercheraient à s’embarquer clandestinement, d’abord au Mayotte puis probablement  en Europe.

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Parti de rien. Le Président Andry Rajoelina a fait un témoignage émouvant de son parcours à l’assistance samedi, lors du lancement national du projet « Fihariana » (voir page 9) au Carlton, Anosy. « A 19 ans, je suis venu dans ce lieu qui m’est historique pour rencontrer le PDG de cet établissement et de lui parler de mon  projet qui consiste à y organiser une soirée pour les jeunes sur toute la première étage », narre le spécialiste des évènementiels dans les années 90 devenu en 2019, le Président de la République de Madagascar. Sans l’oreille attentive du numéro 1 de l’hôtel Hilton, appellation d’antan de l’actuel Carlton, et les arguments chocs du demandeur, Andry Rajoelina n’aurait jamais eu l’opportunité de démontrer ses talents. Preuve de son professionnalisme, malgré son jeune âge, la soirée organisée par Andry Rajoelina s’était déroulée à guichets fermés avec une réussite totale. Les quadragénaires se souviennent certainement de cette mémorable soirée, le must de l’époque et auquel couraient les jeunes de la Capitale. Quelques années plus tard, Andry Rajoelina fait résonner son nom dans le milieu économique en remportant le trophée des jeunes entrepreneurs de la BNI. Dans la foulée, il se lança dans l’impression numérique avec sa société INJET et parvient à convaincre l’équipe du vieux briscard de l’économie malagasy, Pascal Rakotomavo, DG de la société FIARO, à lui donner des fonds.

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lundi, 20 mai 2019

De bonne guerre !

Le combat sinon la course bat son plein. On ne se fait pas de cadeau. A la guerre comme à la guerre, à la course comme à la course. Le semi-marathon pour siéger à Tsimbazaza entame sa dernière ligne droite.  La campagne électorale pour le scrutin des Législatives prendra fin ce samedi 25 mai. Il reste donc cinq jours aux quelque 800 candidats à convaincre leur électorat. Les 151 concurrents qui arriveront premiers gagneront les trophées et porteront chacun et chacune l’honorable titre de « Député de Madagasikara ». Mais avant tout, il faut batailler dur ! Globalement, les concurrents se répartissent en deux camps ou deux fronts. Le premier, le camp soutenant les candidats proches du régime IEM, présentés par « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRMA). Ils couvrent les 119 Districts du territoire national. Le second, le camp que l’on pourrait qualifier d’adverse, regroupe les candidats de certaines formations politiques d’opposition et le reste, les indépendants, dont le nombre est d’une quantité écrasante complète le tableau. Ce second front où le nombre s’impose évidemment s’unit pour combattre ensemble (« tamba-be ») contre le premier camp. Mais dans un champ de bataille, le nombre n’est pas forcément un critère de victoire ! Il en faut d’autres comme, entre autres, la stratégie percutante ou l’image de la formation qui présente et surtout le soutien populaire comme étant l’atout crucial.

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Editorial

  • Enfin, du changement !
    Le verdict est tombé ! Le pouvoir sous la direction de Rajoelina Andry Nirina abrogea, ce mercredi 14 août 2019, en Conseil des ministres le décret n°2017-096 du 26 avril 2017 portant nomination du directeur général de la Compagnie nationale Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA) Olivier Jaomiary. Nommé il y a deux ans et quatre mois de cela, le 26 avril 2017, sous le régime HVM, Jaomiary Olivier n’a pas réussi à convaincre ni le pouvoir en place, issu de la dernière élection, ni l’opinion publique notamment les usagers. Un moment, se croyant être indéboulonnable de son poste, au-dessus de toute tentative de limogeage, le désormais ex-DG de la JIRAMA finit par se faire rattraper en raison de son incompétence à redresser la Compagnie, mission principale qu’on lui avait confiée.

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