Publié dans Economie

Emploi - Le secteur informel maintient l'équilibre social

Publié le lundi, 08 novembre 2021

Un diagnostic sur l'économie informelle à Madagascar effectué par l'Office national de l'emploi et de la formation (ONEF), avec l'appui de l'Organisation internationale du travail (OIT) et le financement du projet « Swedish International Development Cooperation Agency », a été rendu public la semaine dernière, coïncidant à la célébration de la semaine internationale de l'entrepreneuriat qui se déroule présentement.

Selon cette étude, la transition vers l'économie formelle est de plus en plus perçue comme une étape nécessaire à la promotion du travail décent, de la justice sociale et du développement. Ainsi, le débat sur les stratégies visant la formalisation de l'économie informelle est incontournable.

Lors de la Conférence internationale du travail qui s'est tenue en juin 2015, l'OIT a adopté la Recommandation 204 concernant la transition de l'économie informelle vers l'économie formelle. Le diagnostic mené auprès de 62 entreprises de construction a donc pu ressortir que plus de la moitié des travailleurs dans le secteur de la construction sont en emploi informel.

C'est un emploi caractérisé principalement par un emploi occasionnel, une rémunération faible ou irrégulière, des conditions de travail peu sûres, un faible niveau de compétence et de productivité, une absence d'accès à la sécurité sociale et aux services médicaux de travail, une longue durée de travail.

Ainsi, l'étude a permis d'enrichir les réflexions et les recommandations qui serviront d'aide à la prise de décision en vue de favoriser la transition de l'économie informelle vers l'économie formelle à Madagascar car elle insiste sur la nécessité d'évaluer les initiatives déjà mises en œuvre en matière de transition vers l'économie formelle, ansi que de mettre sur pied un mécanisme visant à faciliter la transition de l'économie informelle vers l'économie formelle. « Si les grandes entreprises contribuent à l'essentiel des recettes fiscales pour assurer le bon fonctionnement de l'Etat, le secteur informel quant à lui nourrit la masse qui maintient l'équilibre social sur lequel repose la stabilité », explique Gilto Herimanarivo, entrepreneur.

Selon ce dernier, il faut arrêter les discours d'exclusion du genre : « il faut lutter contre le secteur informel », car ceci représente des Malagasy dans leur quasi-totalité et qui pèsent beaucoup dans notre économie. Ils produisent l'intrant de nos industries et répondent, à leur manière, à des besoins des ménages. De plus, ils sont animés par au moins un minimum d'esprit d'entreprise et ce ne sont pas des gens « hors-la-loi ». Il faut tout de même dire que ce sont des exclus du système bancaire avec un taux de bancarisation élevé. D'ailleurs, c'est l'épargne individuelle qui finance le capital informel pour plus de 95 % de sa valeur. Pourtant, il s'avère que plus de 70 % de la demande qui lui est adressée provient de la consommation finale des ménages.

Hary Rakoto

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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