Publié dans Economie

Commerce - Coopération économique renforcée entre La Réunion et Madagascar

Publié le vendredi, 04 août 2023

Madagascar et La Réunion tentent de renforcer leurs liens, malgré les difficultés économiques qui touchent les deux îles. C’est dans ce contexte que la Chambre de commerce et d’industrie de la Réunion (CCIR) a organisé hier une rencontre entre les opérateurs des deux pays, au sein de son pôle de formation, dans le cadre de la venue d'une délégation malagasy menée par le président du Sénat, Herimanana Razafimahefa. Malgré leur proximité géographique, les pays de l’océan Indien dont les Comores, Madagascar, Maurice, et les Seychelles ne représentent que 4 % des échanges avec La Réunion. Dans ce contexte, Madagascar reste le principal partenaire commercial de cette île voisine. 

En effet, depuis presque une décennie, Madagascar se classe au quatrième  rang des clients de La Réunion, absorbant 8,2 % du total de ses exportations. Avec des achats de produits réunionnais d’un montant de 13,5 millions d’euros par rapport à 2014, la Grande île se situe juste derrière les premiers clients de La Réunion qui sont le Royaume -Uni (17,6 M€) et le Viêt-Nam (14,8 M€), et devant d’autres pays comme l’Inde, l’Allemagne et les Etats-Unis. Il convient de noter que les exportations réunionnaises représentent 4,2 % de l’ensemble des exportations françaises vers Madagascar. Si notre pays fait partie des premiers clients de La Réunion, il se situe assez loin dans le classement de ses fournisseurs. En 2015, les exportations de produits malagasy vers ce Département français ont représenté 19,1 M€, soit seulement 1,1 % du total des importations réunionnaises. 

Appréhension

Ainsi, face à cette situation, plusieurs outils ont été présentés aux entrepreneurs souhaitant faire des exportations, notamment la « team » France Export de La Réunion qui propose un dispositif d'accompagnement simplifié, en informant, préparant, conseillant et rendant accessible le marché aux volontaires. D'autres aides financières et programmes ont été mis en avant pour inciter les entreprises à sauter le pas. Depuis plusieurs mois, la CCIR et Madagascar travaillent ensemble pour accompagner leurs entreprises au mieux dans les deux territoires. « L'objectif est désormais de passer des paroles aux actes », a lancé Pierrick Robert, président de la CCIR. « Pendant longtemps, il y a eu des réussites mais aussi des défaites dans les exports menées par les entrepreneurs. Ainsi, l’ensemble des conditions est désormais réuni pour accompagner au mieux ceux qui le souhaitent », a-t-il poursuivi.

Les deux parties se sont engagées à travailler sur les différentes difficultés que peuvent rencontrer les entreprises dans cet échange. Plusieurs problématiques ont été soulevées. Parmi celles-ci figurent la sécurité, les normes européennes et l'appréhension des agriculteurs face au géant que représente Madagascar. Des obstacles rencontrés par la délégation malagasy et la CCI qui y travailleront dans les prochaines semaines. « En travaillant ensemble, on peut aller encore plus loin. Si on arrive à augmenter le pouvoir d’achat des Malagasy, ce serait déjà 30 millions de consommateurs de plus pour La Réunion. Nous pourrons aussi approvisionner votre île en produits alimentaires à bas prix et lutter contre l’inflation », a conclu le président du Sénat malagasy.

 

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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