Editorial

Cap critique

Publié le mardi, 09 juin 2020
La barre de 1 000 franchie, la dixième marche atteinte ! La propagation de la pandémie du nouveau coronavirus avance dangereusement. Les chiffres des cas confirmés grimpent au jour le jour. Le cap critique du millième est franchi tandis que la dixième marche de l’infernal escalier indiquant le nombre des décès n’est plus loin. Apparemment, le cas Madagasikara ne reflète pas forcément une situation si dramatique que cela. Par comparaison avec d’autres pays voisins ou africains, le cas malagasy reste « acceptable ».En effet, jusqu’à hier Madagasikara comptabilise 1 094 cas confirmés et 9 décès. Or, en prenant un exemple…

Que dal !

Publié le lundi, 08 juin 2020
Signe du temps. Une floraison de mouvements associatifs regroupant d’hommes et de femmes prétendant appartenir à la caste noble de l’Imerina monte au créneau. En ce XXIème siècle, deux mondes aux réalités contradictoires et encore bien vivantes écartèlent à tout moment Madagasikara: le pays réel et le pays virtuel ou imaginaire. Le Continent noir passait sans le vouloir de la monarchie au joug colonial au XIXème siècle. Le vent de libération d’après-guerre des années 40-50 balaya les pouvoirs coloniaux. Une grande partie des pays africains subsahariens dont Madagasikara qui accédèrent à l’indépendance deviennent des Républiques.

Corruption, la bête indomptable

Publié le dimanche, 07 juin 2020
« Les lions indomptables », nom de la célèbre et légendaire équipe nationale camerounaise. Il est vrai qu’un lion qui a grandi jusqu’à l’âge adulte dans son milieu naturel sauvage serait très difficile à dresser sinon à apprivoiser pour vivre auprès des hommes à même dans une cage. Bon nombre de pays surtout africains dont Madagasikara ont du mal, en cette période où l’on exige la bonne gouvernance, à « dresser », à neutraliser voire à éradiquer la corruption au sein de leur système juridico-administratif et sécuritaire respectif. Tellement enracinée dans la pratique quotidienne des gens, comme un fauve en…

Déstabilisation en cours

Publié le vendredi, 05 juin 2020
La conspiration en marche. Les actes de déstabilisation s'organisent. Le feu couve et l'incendie menace. Le 11 mai dernier, nous avions déjà fait état d'une conspiration qui se trame dont l'origine vient surtout de l'extérieur. En effet, le 20 avril Rajoelina Andry Nirina, Chef de l'Etat, présenta solennellement le Remède traditionnel amélioré (RTA), le CVO, à base d'Artemisia mis au point par l'IMRA pour endiguer la pandémie du SARS-COV-2. Il l'a lui-même et son épouse pris en premier et en public la dose nécessaire du CVO suivis des membres du Gouvernement. A partir de cette date (20/04/20), les yeux du…

Prime de la discorde !

Publié le jeudi, 04 juin 2020
Pagaille autour d’une récompense, une coquette somme de 200.000 d’Ar. Fait inédit et honteux, deux entités de la Force de sécurité, la Gendarmerie et la Police, se disputent de la prime que l’Etat offre à ceux ou à celles qui transmettent de sérieuses informations permettant de localiser la bande à Lama afin de pouvoir mettre la main à leurs méfaits et de les neutraliser à jamais.Recherchés durant trois décennies, Lama le triste célèbre nabab de la meute de kidnappeurs et les dangereux acolytes ont pu semer la poudre à tous les coups les Forces de sécurité. Le rapt du pharmacien,…

Re-voilà le loser !

Publié le mercredi, 03 juin 2020
Ravalomanana Marc réapparaît. Il se réveille d'un coma après un « traumatisme crânien », suite aux terribles chocs à répétition dus à une série d'échecs depuis 2007. L'ancien Chef de l'Etat ne s'en remet pas. Etant un « oiseau » de mauvais augure, sa réapparition ne présage rien de bon ni d'utile pour le pays. Comme l'ours qui revient tout juste d'un long sommeil ou d'une longue hibernation, Ravalo n'est pas encore en pleine possession de ses capacités physiques et intellectuelles. Il dit n'importe quoi sinon des bêtises. Plutôt, il peste des délires jusqu'à proférer des menaces à peine voilées.…

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Editorial

  • Désagrément séculaire
    Antananarivo, la ville basse, vit tous les ans les difficultés humainement gênantes dues aux caprices des eaux en période de pluie. En 1610, quand le Roi Andrianjaka, le demi-frère d’Andriatompokoindrindra, se décida de déménager le chef-lieu de son royaume d’Ambohimanga, à Analamanga, il ne comptait pas, à jamais d’ailleurs, s’installer sur la vaste plaine de Betsimitatatra mais il choisit le site d’une colline hautement perchée surplombant ladite plaine. Un choix délibéré et assumé ! Notons qu’Analamanga n’était pas un lieu inhabité. A son arrivée, des occupants s’y installaient déjà : les Vazimba. Ces derniers y vivaient paisiblement. Au moment où les guerriers – éclaireurs envoyés par le souverain d’Ambohimanga frappèrent à la porte, les Vazimba, premiers occupants de la Colline bleue n’ont pas déployé de la résistance. Ils obtinrent en revanche l’assurance de pouvoir se déménager à Antehiroka.

A bout portant

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