Publié dans Editorial

Marquer l’histoire !

Publié le vendredi, 30 août 2024

Le Président Rajoelina, lors de son intervention à l’occasion de la présentation officielle des membres du Gouvernement ce jeudi 22 août, a fait une déclaration pour le moins inattendue, quelque peu sibylline : « Nous cherchons des personnes capables de marquer l’histoire ! »
Marquer l’histoire ? En quoi consiste cette approche « marquer l’histoire » ? Au risque de déformer ou de « violer » la pensée ou le concept initial de l’auteur, le Chef de l’Etat, nous nous sommes mis à apporter quelques notions afin d’y jeter la lumière. Une «aventure » risquée mais on va le tenter tout de même.
On peut saisir les termes « marquer l’histoire » dans le sens de contribuer à modifier voire à corriger la trajectoire de l’histoire du pays vers le sens des intérêts majeurs du temps présent et pour le futur de la Nation.

Et donc, « être capables de marquer l’histoire » veut dire « avoir la capacité de corriger le cours de l’histoire vers le bien du peuple ». Il s’agit là d’une vraie et authentique révolution que nos aînés à travers plusieurs tentatives ont voulu marquer. Certes, ils ont apparemment … échoué mais leur échec, surtout le sang qu’ils ont versé, nous servira toujours de catalyseur à aller de l’avant.
L’autre sens qu’il vaille la peine de rappeler signifie « apporter sa part de brique afin de re-bâtir l’histoire du pays » et cela pour améliorer les conditions de vie du peuple qui comme on le sait mène une vie de misère insoutenable, insupportable et inacceptable. A travers cette démarche d’esprit, on veut primer l’expression de l’amour pour la patrie. Et donc, être capable de marquer l’histoire peut vouloir dire ici « être animé d’une ferme volonté et d’amour à servir jusqu’au bout pour le bien de son pays ». L’acharnement dans le travail (bien fait), la ténacité dans le comportement et la patience à résister à toutes épreuves et tentations font partie des voies et moyens pour réussir.
« Etre capables de changer et marquer l’histoire » peut se traduire également par l’initiative personnelle de chacun, de chaque ministre pour les cas de l’espèce présent, apporter du renouveau dans le cours de l’histoire du pays en ce sens qu’il va falloir « ré-écrire » une nouvelle page de l’histoire et pourquoi pas « ré-inventer » l’histoire. Et tout cela, afin de consolider les assises de la « nouvelle histoire » du pays.
Des leaders d’opinion, des meneurs d’hommes et certains dirigeants des pays sous d’autres cieux ont déjà osé « toucher » sinon « marquer » l’histoire de leurs pays, du monde. Les uns ont réussi ! D’autres ont échoué ! C’est le risque à prendre. Mais, il fallait le tenter et corriger en cours de route. Des hommes comme Karl Marx, Vladimir Illitch Lénine, Mao Tse Toung, Mickhail Gorbatchev, De Gaulle, Ratsimandrava Richard et bien d’autres ont tenté de changer et marquer le cours de l’histoire de leurs pays sinon du monde. Ont-ils réussi ou échoué ? A voir !
Tous les membres du Gouvernement sous la houlette de Ntsay Christian ont la lourde tâche de changer et de marquer le cours de l’histoire du pays vers le changement, la relance et la réussite.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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