Publié dans Editorial

Devoir de citoyen

Publié le mardi, 25 mars 2025

Tout citoyen, vivant dans n’importe quel pays de ce monde, a un ou des devoirs à honorer vis-à-vis de son propre pays. Où qu’il soit, son ou ses devoirs, pèse toujours sur ses épaules d’une manière ou d’une autre.

On peut évoquer trois types basiques de devoir de citoyen. Nous entendons par « citoyen » ici, un natif  majeur et actif d’un pays. Les enfants et adolescents sont encore dans le groupe des natifs sous la responsabilité de leurs parents. Une fois l’âge de majorité civile, 18 ans, atteint, ils ne sont plus, en principe, sous tutelle directe des parents. Ils doivent s’acquitter de leur devoir de citoyen. 

En premier lieu, le « vote ». A la fois un devoir et un droit, la participation du citoyen au vote, à n’importe quel niveau de responsabilité du pays : Fokontany, Mairie, Région, législatives et la magistrature suprême du pays, est requise sinon exigée. L’élection est l’un des moyens basiques d’expression du devoir et du droit du citoyen selon la Constitution. Un citoyen qui rate à son devoir et à son droit envers son pays est un citoyen qui a perdu sa raison d’être, sa personnalité et son âme.

Secundo, les impôts. Tout citoyen majeur est soumis à s’acquitter de ses impôts. En général, les impôts font tourner la machine administrative de l’Etat et permettent aux tenants du pouvoir de  s’occuper des travaux d’intérêt public. C’est un devoir de tout citoyen de se mettre en règle vis-à-vis  des impôts. Quand Jésus de Nazareth ordonne à ses disciples de « rendre ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César », il parle ainsi à propos des impôts que l’on doit à César tout comme ce qui mérite à Dieu. Il s’agit des contributions directes ou indirectes à la caisse de l’Etat. Toute escroquerie sur la base d’une fausse déclaration relative aux impôts est sévèrement réprimée par la loi. Une disposition valable dans tous les pays du monde.

En troisième position, la mémoire de l’Histoire, grand « H », du pays. Le célèbre chroniqueur Alain Foka, à travers le programme -  phare « Les archives d’Afrique » devait le clamer tout haut et le répéter à tout moment : « Nul n’a le droit d’effacer une page de l’Histoire d’un peuple car un peuple sans Histoire est un monde sans âme ». Chaque pays digne d’être a son Histoire que chaque citoyen de ce pays a le devoir sacré d’entretenir, de garder jalousement en mémoire et de faire savoir ou transmettre aux générations d’aujourd’hui et futures. Ce n’est point par un hasard de calendrier ou de programme scolaire que l’Histoire fait partie intégrante des cours en classe. Durant l’époque coloniale, les Vazaha ont tenté d’effacer ou d’ignorer sinon d’étouffer l’Histoire de Madagasikara surtout celle en lien avec les péripéties de contestations contre le pouvoir colonial.

Justement, le pays s’apprête à commémorer dans la dignité et d’un profond respect du soixante-huitième  anniversaire des évènements ou soulèvements selon l’angle de vue du 29 mars 1947. Un tragique évènement que nous tentons de remémorer évidemment dans la douleur et dans un  profond recueillement. Chaque pays a, dans le cours de son Histoire ses victimes, ses héros et  ses martyrs. 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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