Publié dans Editorial

Ni diktat ni forcing !

Publié le dimanche, 20 octobre 2019

L’épilogue d’Ambohitrimanjaka perdure. Les échauffourées entre les Forces de l’ordre et une partie des habitants de la localité continuent de focaliser les esprits. Elles ne cessent de défrayer les chroniques et alimentent toujours les débats dans les chaumières, dans les salons et sur la place publique. Du coup, la bourgade d’Ambohitrimanjaka, une paisible localité dans la périphérie immédiate de la Capitale, devient par la force des choses un point chaud et surtout névralgique qui retient l’attention et du pouvoir public et les simples citoyens.
Rappel des faits. Un groupe d’individus, apparemment très déterminés ou remontés, attaquèrent le dépôt d’installation de chantier d’une entreprise adjudicataire pour le démarrage des travaux de réalisation du projet présidentiel, « Tana Masoandro », contenu dans le cadre global de l’extension de la ville d’Antananarivo. Les attaquants ont carrément vandalisé le dépôt. Ils ont détruit  matériels et engins.  Malgré  l’intervention des éléments de la Gendarmerie assurant la sécurité du site, le groupe de personnes, tels des  « drogués » sinon des mercenaires grassement « payés » ne voulaient rien entendre. La situation dégénère très vite en violents accrochages. Les assaillants s’en étaient pris aux gendarmes numériquement inférieurs. Il avait fallu les interventions musclées des renforts dépêchés d’urgence sur place pour qu’enfin la situation se tasse quelques heures après.

Bilan : de nombreux blessés des deux côtés dont un très grave  parmi les Forces de l’ordre.  Le gendarme en question  durement touché à la tête se trouve dans un état critique, entre la vie et la mort. Il y a eu des arrestations et les enquêtes suivent leurs cours. Il  appartient à la Justice de trancher. Madagasikara, étant un Etat de droit, laisse au Tribunal le soin de décider sur le sort de tout ce qui transgresse la loi. Personne n’est au-dessus de la loi. Parlementaires, Société civile et des membres de certaines Institutions montent au créneau et  proposent leur service de médiation et cela évidemment pour décanter la situation voire régler le litige « à l’amiable ». Pour ce faire, ils tentent de ramener les uns et les autres autour d’une table. Mais, pour être honnête, il faut mettre le point sur les « i ». Il n’a jamais été question aux tenants du régime IEM d’imposer quoi que ce soit ! On priorise toujours la démarche respectant la dignité humaine. L’équipe du ministère de l’Aménagement du territoire, première responsable de l’exécution des projets présidentiels en matière d’infrastructure de base, se donne le souci d’aller, en premier pas, auprès des paysans dont les terrains sont concernés par la réalisation du Projet pour  discuter librement sur les démarches à suivre, en particulier, concernant les indemnisations. Les ministres responsables directement du Projet descendirent plus d’une fois sur terrains. Des accords ou des ententes ont été déjà établis. Pour ainsi dire que Rajoelina n’entend jamais dicter des ordres auprès de ces paysans propriétaires bien que la loi l’autorise dans la mesure où les travaux en question sont déclarés « d’intérêt général ». Il n’est inscrit nulle part ailleurs dans le registre du mode opératoire du nouveau régime d’imposer comme ce furent les cas des ténors du TIM et du HVM. Il faut toujours passer par la voie du dialogue et refuser le raccourci du diktat et du forcing.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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