Baisse du taux de malnutrition à Madagascar. Tel est le résultat concret des actions menées ces dernières années dans le cadre de la lutte contre la malnutrition. Ce taux est passé de 47,3% à 41,6% de 2012 à 2018 et ce au niveau national. Pour la Région Analamanga, le taux de malnutrition chronique chez les enfants de moins de 5 ans est désormais de 47% contre 51% auparavant. « Les activités menées au niveau des communautés ont porté leurs fruits. Les sensibilisations et l’éducation culinaire pour une alimentation saine, variée et équilibrée en font partie », constate Alitiana Randrianandrasana, coordonnateur au sein de l’Office régional de la nutrition (ORN) Analamanga.
Durant la célébration de la journée mondiale de l’alimentation, organisée samedi dernier par la plateforme HINA (Harmonisation des initiatives en nutrition et sécurité alimentaire), les mères et jeunes filles de la Commune d’Ankadikely Ilafy ont été sensibilisées sur diverses thématiques. L’alimentation équilibrée, l’importance de l’accès à l’eau, assainissement et hygiène, les 1 000 premiers jours de l’enfant ou encore les gestes barrières face à la Covid-19, y ont été mis en exergue. « Les sensibilisations thématiques et l’éducation culinaire constituent des activités permanentes de l’HINA. Elles devraient toutefois être renforcées notamment dans les Régions des Hautes terres où le taux de malnutrition reste élevé alors que le sol y est fertile et la production abondante », fait part Faniry Hantarinivo, vice-président du conseil d’administration de ladite plateforme. Présente dans 20 Régions de Madagascar, celle-ci regroupe plus de 400 associations et ONG membres, en plus de sa coopération avec le réseau des champions pour la nutrition.
Malgré la baisse du taux de la malnutrition chronique, du chemin reste à faire pour éradiquer ce fléau qui handicape le développement du capital humain. A l’exemple de la malnutrition sévère dans le Sud, le Gouvernement, partenaires et acteurs devraient renforcer les actions multisectorielles, dont l’approvisionnement en eau potable et celle pour l’irrigation, la dotation de semences ou encore la sensibilisation de la population à cultiver. Aussi, HINA renforce ses appels aux décideurs et dirigeants du pays que « la nutrition est un droit fondamental de chaque citoyen qui nécessite une forte coordination des actions et un fonds conséquent pour assurer un avenir radieux des enfants malagasy, soutenu par une bonne nutrition ».
Patricia Ramavonirina
L’heureuse élue « Miss Madagascar 2020 », Nellie Njaratiana a été très attendue dans la Région de Vatovavy-Fitovinany, la semaine dernière. Préoccupée par la situation des jumeaux de Mananjary, elle s’y est dépêchée pour constater de visu la réalité. « Dès l’arrivée au centre Fanatenane, un mélange d’émotions et d’appréhensions bouillonne à l’intérieur de moi. L’accueil chaleureux des enfants et leur surprise de rencontrer une Miss m’ont beaucoup fait chaud au cœur. J’ai été par contre attristée de voir les nourrissons abandonnés. Ce sont des aperçus qui ont encore plus renforcé mon objectif de les aider. Cette ambition voire une mission d’apporter du positif à ces jumeaux considérés comme une source de malédiction pour l’ethnie Antambahoaka et dans la localité du sud-est de Madagascar me passionne encore plus actuellement. Comme on dit, tant qu’il y a de l’espoir, tout est possible, et c’est ce que j’ai ressenti en étant sur place », a partagé la reine de beauté malagasy.
Pour notre représentante au concours Miss Monde 2020, ce voyage a été non seulement une occasion de faire connaissance avec les enfants aux destins incertains accueillis au sein dudit centre et de leur offrir des présents, mais elle en a aussi profité pour rencontrer les parents ayant recours au service de ce centre d’accueil et surtout les leaders traditionnels de Mananjary. « Déjà que notre venue a représenté un grand moment de joie et d’enthousiasme autant pour les enfants que pour nous, et nous avons constaté en plus de cela le travail entrepris par le centre pour que les enfants puissent mener une vie pleine d’avenir. Ces derniers jours ont été propices à des rencontres humaines riches en partage et en émotion. Je m’attends ainsi à un impact positif et durable pour le centre Fanatenane et automatiquement pour ces enfants à la fois énergiques et enthousiastes. Comme je l’ai toujours dit, mes actions ne vont certainement pas mettre fn à cette pratique plutôt culturelle. Mais d’une autre manière ou d’une autre, elles vont sans doute améliorer les conditions de vie de ces enfants toujours mal perçus et abandonnés », a-t-elle souligné.
Comme l’a toujours expliqué le Comité national Miss Madagascar, l’enjeu de la participation au concours « Miss Monde » n’est pas limité au « Titre ». Notre belle Nellie Njaratiana vise également différents trophées. Le plus important à décrocher porte sur « Beauty with a purpose ». En cas de victoire, non seulement Saya Nellie Anjaratiana décrochera le trophée, mais elle percevra aussi un financement dudit projet concernant les jumeaux à Mananjary. C’est ainsi qu’elle s’implique corps et âme.
K.R.
Un grand monsieur du judo malagasy est décédé à son domicile, hier matin. C'est avec un immense regret que le Judo club Saint-Michel a annoncé cet évènement douloureux sur les réseaux sociaux. Il s'agit de maître Jean Andriamasy. Une icône, une encyclopédie de la discipline qui vient de disparaître. Lui qui a appris l'ABC du judo au premier membre de ce club. C'était un moniteur éducateur du club. Ce statut lui a permis de jouir le rôle de doyen de la Fédération malagasy de judo. 6e Dan ceinture rouge.
La décongestion et l'assainissement d'Antananarivo est au centre des priorités de la Municipalité de la ville. Après l'expulsion des commerçants ambulants, des revendeurs et réparateurs de téléphones, ainsi que des voitures encombrantes du côté d'Analakely, Soarano, Behoririka et l'avenue de l'Indépendance, la Commune urbaine d'Antananarivo (CUA) a procédé, hier, à la démolition des box illicites se trouvant à Soarano, à côté du marché Pochard. Il s'agissait d'environ une dizaine de box, composés de boutiques conçues pour la vente de téléphone et d'accessoires, gargotes, service de « Mobile Money », etc.
Des stèles vivantes. Les journalistes doyens continuent à véhiculer la paix au niveau de la société. De plus, ils ne cessent de partager leurs vécus et expériences aux nouvelles générations de journalistes, tout en leur passant le flambeau et les valeurs acquises au cours de leurs années d'exercice. Toutefois, ils deviennent vulnérables une fois retraités à cause des ressources limitées. Raison pour laquelle le Club des journalistes doyens (CJD) fait souvent appel au ministère de la Communication et de la Culture (MCC) pour soutenir ses projets ou activités.
Entre le 15 et le 17 octobre dernier, les limiers du Poste de police de Soavina ont porté un rude coup sur la « bande des 4 » qui a longtemps semé la terreur dans les quartiers du District d'Antananarivo-Atsimondrano, dans la banlieue sud de la Capitale. A commencer par l'arrestation d'un suspect à Bevalala. Deux jours après cela, c'était au tour de deux autres de tomber dans les filets de la Police. Ces derniers étaient encore surpris en train d'agresser et voler une victime sur les rives d'un lac à Anosimahavelona, juste en face du « Fasan'ny Karàna ».
Pour cette session 2020 du baccalauréat, le centre d’examen « Lycée Morarano Ihosy » a enregistré 8 candidats testés positifs à la Covid-19. Et suivant les recommandations du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES), des dispositifs se rapportant au respect des mesures sanitaires liées à la Covid-19 ont été aussitôt appliqués. De ce fait, ces 8 porteurs du virus ont été mis en quarantaine auprès dudit centre, non seulement afin de préserver leur état de santé mais aussi celui des autres candidats.
Environ 5 mois de suspension temporaire. Aucune visite des détenus n'a été autorisée dans les prisons ces derniers temps à cause du coronavirus et des risques de propagation de l'épidémie. Cette situation a impacté sur les conditions de vie des prisonniers puisque, sans la visite de leurs familles et proches, ils n'avaient plus droit aux ravitaillements que ces derniers leur fournissent habituellement. Toutefois, le ministère de la Justice a dernièrement sorti une note levant cette suspension et autorisant la visite des prisonniers. Pour la maison centrale d'Antanimora, les visites se font trois fois par semaine, précisément chaque jeudi, samedi et dimanche. Les détenus peuvent rencontrer et discuter avec les visiteurs, mais avec une barrière séparative.
Zéro décès, nombre de contaminés en traitement stationnaire. Le Président Rajoelina est en passe de gagner son pari, son combat. C’est le cas de le dire, il a pris la lutte contre la pandémie de Covid-19 pour « son » combat, défi et pari personnel. Il a de quoi à être fier ! L’Etat met fin à l’état d’urgence sanitaire. Pour un Chef d’Etat, perdre ou gagner la bataille contre la Covid-19 équivaut à perdre ou gagner son combat politique personnel. La mauvaise gestion de la réponse à la pandémie traduit un échec politique d’un dirigeant qui va perdre, de fait, la confiance de son peuple. Le cas risque de se produire quelque part en Amérique en cette veille de l’élection présidentielle du 3 novembre prochain.
Pour améliorer ses performances, la douane malagasy entend se moderniser notamment dans le domaine de la gestion des ressources humaines, des opérateurs agréés, des risques ainsi que le renforcement de ses capacités en matière de surveillance et de contrôle de la valeur. Un atelier virtuel de présentation du projet, d’une durée de trois jours, a ainsi été organisé la semaine dernière, en présence des partenaires techniques et financiers. Plusieurs partenaires ont déjà confirmé leur soutien à la Direction générale des douanes (DGD) du pays dans la concrétisation de ce projet de modernisation des services, à savoir la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds monétaire international (FMI), le Centre régional d’assistance technique en Afrique (AFRITAC) pour l’Afrique australe, la « United States Agency for International Development » (USAID) et la « Global Alliance for Trade Facilitation ».