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« Le 12 février 1975, un mercredi, aux alentours de 13 heures et demie, il recevait une balle en pleine case thoracique, tout près de son cœur. Le projectile sortait par son dos et terminait sa lancée dans le mur où il s’enfonçait pour ne plus être visible que du bout. Du sang se répandait à profusion dans la chambre. Pour tenter de calmer sa femme, notre père avait encore le temps de dire qu’il allait bien avant de s’effondrer ».

Tel est le récit de l’un des fils du commissaire Ranaivoson, celui qui était tué, lui aussi, à son logement et bureau à Ankorahotra Antananarivo, le lendemain de l’assassinat du colonel Richard Ratsimandrava à Ambohijatovo-Ambony. Beaucoup de documents avaient été subtilisés à son domicile, le bureau provisoire du Commissariat du deuxième arrondissement, après sa mort le 12 février. Ce jour-là, des individus non identifiés s’étaient introduits par effraction dans la maison.

Le commissaire Ranaivoson avait alors 57 ans. Il laissait une veuve et quatorze orphelins (sept filles et sept garçons). D’après sa famille, le haut gradé de la Police nationale, dont des éléments avaient supprimé le colonel, était tout simplement un témoin gênant. Le commissaire était mort en service commandé. En effet, il avait le courage d’ouvrir immédiatement l’enquête sur le drame d’Ambohijatovo-Ambony dont le cinquantenaire a été commémoré hier.

Personne ne connaît non plus l’identité du tueur du commissaire ni le vrai mobile de son élimination. Le silence du corps d’appartenance de la victime est le plus pesant pour sa famille qui a attendu de l’Etat un geste symbolique en son hommage en sa qualité de membre des Forces de l’ordre, tué en plein service commandé. Les proches ne comprennent pas non plus pourquoi la Police nationale ne s’est jamais manifestée dans ce sens.

L’ordonnance 75-012-O/D portant amnistie a été promulguée le 15 mai 1975. Son article premier dispose en ces termes : « A l’exception de l’assassinat, la tentative d’assassinat et la complicité de ces crimes commis sur la personne du colonel Richard Ratsimandrava et autres, sont amnistiés les faits constituant des fautes disciplinaires, des infractions d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ainsi que les infractions connexes commises en décembre 1974, janvier et février 1975 ». Le tueur du commissaire Ranaivoson et les complices du criminel n’étaient donc pas amnistiés. Mais qui ils étaient ? That is the question.

La Rédaction

Justice pour Zaia. Ces mots clés ont fait le tour des réseaux sociaux hier, suite à la publication du père de la petite fille âgée de 5 ans, qui a perdu la vie suite aux abus sexuels et violences perpétrés par son beau-père. Le père biologique de la victime, séparé de sa mère depuis 2 ans et demi, a raconté en détail les faits, avant d’interpeller les autorités compétentes à appliquer des sanctions sévères pour le « criminel ». Ce dernier a été déféré au Parquet hier, après quelques jours d’enquêtes auprès de la Brigade criminelle de la Gendarmerie. Selon les dernières informations, l’auteur du viol sur mineure, causant son décès, est placé sous mandat de dépôt à la maison de force de Tsiafahy.

Selon le témoignage du père biologique de la victime, Zaia est souvent gardé par son beau-père pendant que sa mère travaille la nuit. Leurs voisins à Ambohipo auraient remarqué des cas de maltraitance envers la petite fille, mais n’ont osé dénoncer à cause des intimidations et menaces à main armée commises par le beau-père, lequel serait un militaire. Quelques jours avant le drame, les voisins auraient filmé secrètement les cas de maltraitance que la petite avait subis, servant ainsi de preuve irréfutable. La vidéo était devenue virale sur les réseaux sociaux, hier.

Quant aux circonstances du décès de Zaia, son beau-père l’aurait gardé dans la nuit du dimanche 2 février et l’aurait emmené chez le médecin vers 2h du matin, mais la petite serait déjà morte. Alarmés, les voisins ont informé le Fokontany et la sécurité sociale, lesquels ont mené l’enquête avant que la Brigade criminelle n’intervienne. Outre l’autopsie, des preuves de viol auraient été constatés, dont l’ouverture du col de l’utérus de la victime. Le beau-père a été arrêté, enquêté et désormais détenu à Tsiafahy. Affaire à suivre !

Recueillis par P.R.

 

 

 

 

 

A ne pas manquer. La journée exceptionnelle de rugby s’annonce intense pour la reprise du Top 12 au stade Makis Andohatapenaka.

Le Championnat de Madagascar de rugby Top 12 reprend ses droits. Le public est sur le point de connaître une journée de barrage palpitante le dimanche 16 février 2025 au stade Makis Andohatapenaka. Les passionnés de rugby sont conviés à assister à des rencontres décisives qui détermineront les équipes pour la suite de la compétition.

Le réseau de trafic d'êtres humains a fait de nouveau parler de lui dans le Nord-ouest du pays, vendredi dernier. En effet, ce réseau aurait tenté, en dépit de la répression, de faire transiter encore à Mayotte des clandestins malagasy depuis la localité de Mahazandry, Commune de Mangirakira, District de Nosy Be. Mais grâce à la vigilance du Fokonolona et à l'intervention de la Gendarmerie, la tentative a échoué au dernier moment.  

Le Gouvernement malagasy ne se conforme pas entièrement aux normes minimales pour l’élimination de la traite, mais il fournit des efforts significatifs pour y parvenir, selon le Rapport 2024 sur la traite des personnes à Madagascar, publié par le Département d'Etat américain. En collaboration avec les Etats-Unis,  Ralihivao Tsitohaina Arthur est sélectionné parmi les participants au Programme de leadership des visiteurs internationaux ou « International Visitor Leadership Program » (IVLP 2025), axé sur la lutte contre la traite des personnes : prévention et atténuation.

L’épilepsie touche 2 % de la population malagasy, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce trouble neurologique affecte 25 millions de personnes en Afrique et 50 millions d’individus dans le monde. A Madagascar, cette maladie reste largement méconnue et entourée de préjugés. Beaucoup l’associent encore à la sorcellerie ou à une manifestation diabolique, ce qui empêche de nombreux malades de consulter un médecin. De plus, le nombre de spécialistes est insuffisant, rendant encore plus difficile l’accès aux soins. L’achat de médicaments nécessite une ordonnance, sinon ils se tournent vers Ambohipo.

7 février 2009

Publié le lundi, 10 février 2025

Seize ans après, la flamme demeure vive ! La flamme de la mémoire et surtout de la douleur reste allumée ! Plusieurs personnes sont décédées. Le sang a coulé. Drame, on n’est pas jusqu’à présent en mesure d’identifier ni de dresser exactement le nombre des victimes ! Seize ans après, les proches et les amis des victimes attendent toujours des nouvelles de leurs siens. En effet, le bilan reste malheureusement et curieusement du domaine du mystère. Quand est-ce qu’on l’aura élucidé cette triste et douloureuse affaire ?

Exemplaire. Le groupe Ateliers Feel Good a accueilli la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Viviane Dewa, vendredi dernier, dans ses locaux situés à Tanjombato, marquant ainsi une étape importante pour ce groupe devenu, en une décennie, un acteur clé de l'artisanat de luxe à Madagascar. 

Mardi 11 février 1975 - mardi 11 février 2025. Jour pour jour, l’assassinat du Colonel Richard Ratsimandrava a 50 ans aujourd’hui. Au moins, une grande question reste sans réponse claire au sujet de ce projet funeste qui a marqué l’histoire contemporaine de Madagascar : qui étai(en)t le(s) vrai(s) commanditaire(s) du crime et pour quelle(s) raison(s) ? En un demi-siècle, personne n’est parvenu à percer le mystère.

L’événement tragique a fait couler beaucoup d’encre sans pour autant que la soif de connaître la vérité soit étanchée. Trop de zones d’ombre entourent cette tragédie parmi les plus sombres de l’histoire moderne de la nation malagasy. La riche littérature historique consacrée à la tentative de mettre la lumière sur elle se révèle incomplète pour apaiser la curiosité générale car l’énigme demeure toujours entière.

Le Sommet mondial des gouvernements (WGS) 2025 se tient à partir de ce jour à Dubaï. Le Président Andry Rajoelina est sur place. En compagnie de son épouse, Mialy Rajoelina, le Chef de l'Etat fait partie des 28 Chefs d'Etat et de nombreux dirigeants d’organisations internationales qui participent à cet événement. Un sommet dont le thème principal est « Façonner les gouvernements de demain ». Les discussions seront centrées sur la gouvernance, l’économie mondiale, le climat, la santé et la technologie.

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Editorial

  • Coup de massue !
    L’administration américaine publie de nouvelles mesures douanières pour les produits africains dont Madagasikara. Le décret signé par Donald Trump, le Président des Etats-Unis d’Amérique fixe à 47% les droits de douane pour tous les produits dont ceux venant de la Grande île. Un authentique coup de massue pour toutes les économies africaines concernées. Un coup dur qui défraie la chronique du continent noir.

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