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L’oiseau rare !

Publié le mercredi, 12 février 2025

Le mandat de Sahondra Rabenarivo, présidente du Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI) touche à sa fin. Nommée en février 2019 pour un mandat de trois ans et reconduite en 2022, Sahondra Rabenarivo ne pourra plus faire l’objet d’un renouvellement à la tête de ce poste très stratégique mais à la fois tant sollicité ou convoité également tant redouté. Après six ans passé à la direction de cette institution censée militer pour la bonne gouvernance, essentiellement contre la corruption et l’impunité, Rabenarivo ne cache pas son sentiment d’avoir quelque peu raté sa mission. Etant donné l’âpreté et la complexité de la tâche, une vague impression de fatigue l’assaille. Normalement sauf contretemps du dernier moment, la passation avec le ou la remplaçante à ce poste délicat devrait avoir lieu bientôt, vers mi-février. Mais avant tout, il faudra identifier la personne voulue répondant aux critères imposés. Ce qui n’est pas évident en soi. Il va falloir dénicher un « oiseau rare » !

Opportunité. Du 28 au 30 avril 2025, le Novotel Convention & Spa d'Antananarivo sera le théâtre du comité mondial du FCEM (Femmes Chefs d'Entreprises Mondiales), sous le thème « Vers une économie résiliente et inclusive : Les femmes entrepreneures à la croisée du nord et du sud ». Cet événement international rassemblera des femmes entrepreneures venues des quatre coins du monde pour débattre des stratégies visant à façonner une économie mondiale plus équilibrée et solidaire.

Présent au Sommet mondial des gouvernements (WGS 2025) à Dubaï, le Président Andry Rajoelina a saisi l’opportunité pour vanter le potentiel touristique de Madagascar et attirer les investisseurs étrangers. Lors de son intervention dans les sessions plénières, il a affirmé sa volonté de faire du pays une destination incontournable du tourisme mondial et a déroulé un véritable tapis rouge aux grands groupes internationaux.

Intervenant sur la question « Qu’est-ce qui freine l’avenir du tourisme ? », Andry Rajoelina a mis en avant l’Afrique comme l’avenir du tourisme mondial, soulignant que Madagascar en est un acteur clé. Il a insisté sur la nécessité de lever les freins structurels : modernisation des infrastructures, renforcement des connexions aériennes, amélioration du climat des affaires et montée en gamme des services touristiques.

L’éducation des enfants parmi les priorités de l’Eglise à Madagascar. Actuellement, des membres du Bureau permanent de la Conférence épiscopale de Madagascar (CEM) sont en mission à Rome. Cette délégation est dirigée par Mgr Marie Fabien Raharilamboniaina, évêque de Morondava et président de la CEM. Le 10 février, le pape François a reçu cette délégation dans la matinée. Lors de cette rencontre, plusieurs points importants ont été abordés, comme l'indique un communiqué du Père Séraphin Rafanomezantsoa. Le pape a insisté sur la nécessité pour l'Eglise de Madagascar de renforcer ses efforts dans l'enseignement et l'éducation des enfants.

la UNE du 130225

Publié le mercredi, 12 février 2025

La une du 12 février 2025

Publié le mardi, 11 février 2025

L’édition 2025 du « World Global Summit » ou WGS a officiellement débuté hier au « Mean Arena », Mina Al Salaam à Dubaï et ce pour une durée de trois jours. Une cérémonie à laquelle le Président Andry Rajoelina a été invité avec les 8 membres du Gouvernement qui composent la délégation malgache. Par la suite, le Chef de l’Etat a participé activement au forum d’échange d’expériences entre les Gouvernements portant sur le thème « Leadership et prospérité nationale», toujours dans le cadre de ce sommet mondial. 

Pendant sa prise de parole à cette occasion, le Président a, d’emblée, souligné que « le leadership du dirigeant constitue le pilier fondamental sur lequel s’appuie le développement et le progrès d’un pays ». Il a mis l’accent sur la richesse du continent africain qui tarde pourtant à jouir des bénéfices du développement. Le Président a, par la suite, fait part des ambitions de l’Etat malgache d’arriver à l’autosuffisance alimentaire à travers la transformation agricole. « Avec 80 % de notre population vivant de l’agriculture, le secteur agricole représente une arme puissante pour combattre la pauvreté. Une arme, non pas pour tuer, mais au contraire, pour nourrir et faire vivre les familles, les paysans et le peuple tout entier », souligne – t – il. Madagascar mise ainsi sur la modernisation des pratiques agricoles à travers la mécanisation, en utilisant des semences améliorées et les dernières technologies afin de tripler le rendement jusqu’à 9 à 12 tonnes à l’hectare contre seulement 3 tonnes à l’hectare en ce moment.

Défi énergétique

Outre la transformation agricole, le Président a également partagé la perspective du régime en matière énergétique. Et le Chef de l’Etat de déclarer que « dans un contexte mondial où l’énergie est le moteur principal du développement économique et social, nous devons accélérer la transition énergétique, car il n’y a pas de développement sans énergie ». Sur cette lancée, il met l’accent sur les nombreuses potentialités du pays en matière de source énergétique : l’énergie éolienne, hydraulique et solaire, en l’occurrence.

Face à la cherté du coût de l’électricité obtenue à travers les centrales thermiques, le Président affiche sa détermination à atteindre des objectifs ambitieux en investissant massivement dans les énergies renouvelables et la transition énergétique. Il a évoqué divers projets dont la première installation de 50 Mégawatts de parcs solaires ainsi que le projet ambitieux d’installer 250 Mégawatts supplémentaires. Pour ce faire, la Grande île compte sur l’appui des différents partenaires internationaux. Ce genre de sommet représente justement la meilleure occasion de sceller des partenariats fructueux pour le développement du pays.

S.R.

Cinquante ans, jour pour jour !

Publié le mardi, 11 février 2025

11 février 1975 – 11 février 2025, un demi-siècle jour pour jour, date pour date !

Le mardi 11 février 1975, le colonel Richard Ratsimandrava, Chef d’Etat et de Gouvernement tomba sous les balles des « ennemis de la Nation » (Fahavalom-pirenena) à Ambohijatovo – Ambony en début de soirée.

Nous sommes encore dans la rubrique des Mémoires, de la Commémoration. Des dates difficiles à oublier, difficiles à effacer et difficiles à ignorer. Pour la simple raison que du sang a coulé ! Samedi 7 février 2009, mardi 11 février 1975 et dans moins de deux mois, 29 mars 1947. 

11 février 2025, une cérémonie sobre mais digne d’un Chef d’Etat abattu de sang-froid a eu lieu à Ambohijatovo – Ambony, lieu du crime, en mémoire d’un authentique patriote. 

Beaucoup d’encre a coulé !  Et le sujet continue de défrayer la chronique sans que personne ne puisse faire  avancer davantage la lumière. L’ « affaire Ratsimandrava » demeure, un demi-siècle après, entourée du compact écran nébuleux. Ecartelé entre le devoir de mémoire que certains tentent d’entreprendre et la volonté farouche par d’autres de ranger cet odieux assassinat dans les tiroirs fermés à double tour, le pays semble être l’ombre de lui-même.  On tue sans que personne n’ait pas le droit d’en définir l’identité exacte de l’auteur du crime !

D’après la législation reconnue dans plusieurs Etats, le délai de cinquante ans suffit à briser le silence. Les dossiers classés « Secret défense » peuvent être consultés à partir de ce délai de rigueur. Normalement, les chercheurs ou historiens attitrés ou même la famille proche de la victime seront autorisés à consulter les dossiers y afférents. Sauf que pour le cas de Madagasikara, cette disposition valable dans plusieurs pays ne serait-elle applicable au pays ? Quoi qu’on dise, il s’agissait d’un crime politique, d’un assassinat d’ordre politique, le pays a le droit, un jour ou l’autre, d’en savoir le ou les mobiles, le ou les commanditaires !

Dans tous les cas de figure, certaine analyse parait être pertinente afin d’y apporter de la lumière. Car, avant tout il faudrait éclaircir le pourtour. En 1975, la Grande île fut plongée dans une ambiance délétère de crise à base ethnique entre côtiers et Ambaniandro (Merina). Les évènements de mai 72, partis d’Antananarivo, qui avaient conduit à la chute du régime PSD, issu de l’élite côtière, entretenaient une sourde mésentente. La crise latente se faisait sentir au sein du Gouvernement Ramanantsoa qui lui aussi étant issu des hauts-plateaux. Des voix s’élevaient réclamant le « retour » du pouvoir aux côtiers. D’autant que le Général Ramanantsoa, pour résoudre la crise, nommait un autre Ambaniandro à sa place au détriment d’un côtier, membre du Gouvernement. Normal si la situation atteignait son paroxysme aboutissant au triste assassinat d’Ambohijatovo – Ambony.

Madagasikara doit formellement oser voir en face la réalité. Cette crise à base ethnique existe toujours. Des séances de concertation nationale axée sur la vérité et la réconciliation doivent avoir lieu une bonne fois pour toute. Les Sud- Africains, noirs et blancs, victimes de ségrégation raciale, ont su briser le tabou. Feu Professeur Zafy n’a eu de cesse de réclamer, de son vivant, la réconciliation nationale. Le seul moyen efficace afin de « guérir » cette plaie qui datait d’ailleurs depuis l’époque royale.  

Ndrianaivo

 

Le projet d’autoroute reliant Antananarivo à Toamasina franchit une nouvelle étape. La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a annoncé son engagement à financer la deuxième tranche de l’infrastructure à hauteur de 250 à 350 millions de dollars. Cette annonce est intervenue lors d’une rencontre entre le Président Andry Rajoelina et le président de la BADEA, Sidi Ould Tah, en marge du sommet mondial des gouvernements, qui se tient depuis hier à Dubaï.

L’autoroute, longue de 260 kilomètres, voit ainsi son avancement se concrétiser. Les 80 premiers kilomètres, financés par les fonds propres de l’Etat malgache, devraient être achevés d’ici la fin de l’année. La seconde tranche, d’une longueur équivalente, entre Anjozorobe et Didy (Ambatondrazaka), bénéficiera du soutien de la BADEA, portant le total des sections financées à 160 km. 

L’institution financière, qui gère un budget de 50 milliards de dollars dédié aux infrastructures, a salué cette initiative, qualifiant le projet d’« ambitieux » pour Madagascar. « Nous sommes avec vous sur ce projet d’envergure », a déclaré Sidi Ould Tah, affirmant le soutien de la BADEA à cette infrastructure vitale pour le pays.

Soutien multisectoriel

Une mission du directeur des opérations de la BADEA est attendue à Madagascar dès la semaine prochaine pour finaliser les détails techniques et administratifs du financement. L’institution arabe a également exprimé sa confiance dans les études réalisées par le Gouvernement malgache.

La coopération entre Madagascar et la BADEA ne se limite pas à cette autoroute. L’institution finance aussi à hauteur de 76 millions de dollars la construction de la « Route du Soleil », qui reliera Soanierana- Ivongo à l’île de Vahibe. Ce projet, déjà en cours, est stratégique pour le développement touristique et économique de la Région.

En parallèle, la BADEA s’engage à accompagner Madagascar dans d’autres secteurs prioritaires, notamment la production d’énergie hydraulique et solaire. Cet appui s’inscrit dans une dynamique de modernisation des infrastructures et d’accélération du développement économique du pays.

Avec cet engagement, Madagascar avance vers la concrétisation d’un projet structurant. L’autoroute Antananarivo-Toamasina, en plus d’améliorer les déplacements, renforcera l’attractivité économique du pays et stimulera son essor.

L.A.

 

L’intelligence artificielle (IA) se positionne aujourd’hui comme un levier incontournable pour relever les défis du développement durable à Madagascar. Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’IA pourrait directement contribuer à l’atteinte de près de 70 % des Objectifs de développement durable (ODD). Cette technologie offre des solutions novatrices dans des secteurs clés comme la santé, l’éducation, la bonne gouvernance, et même la lutte contre la pauvreté. A Madagascar, plusieurs initiatives sont déjà en cours, sous l’impulsion du PNUD, pour exploiter le potentiel de l’IA dans le développement du pays. Parmi ces initiatives figure la création d’un Portail économique et social, destiné à centraliser les données cruciales pour les politiques publiques. D’autres projets, comme la digitalisation des services publics et l’utilisation de cartographies interactives, visent à rendre ces services plus performants, transparents et accessibles à tous. Ces cartographies permettent notamment d’optimiser la collecte des impôts, renforçant ainsi la capacité de l’Etat à financer des projets de développement. L’impact de l’IA dans des secteurs comme la santé et l’éducation est également considérable. 

 

Avancées 

 

Grâce à cette technologie, des outils innovants sont mis en place pour améliorer la qualité des soins et de l’enseignement, surtout dans les zones reculées. Dans ce contexte, Feno, un fonctionnaire à Antananarivo, témoigne : « Grâce à la digitalisation, l’accès aux services administratifs est devenu plus rapide et moins complexe. Cela facilite grandement notre quotidien et réduit les files d’attente interminables dans les bureaux publics ». Des avancées qui permettent de mieux servir les populations, tout en renforçant la transparence des procédures. Sur le plan mondial, le PNUD participe activement à des sommets tels que le sommet pour l’action sur l’Intelligence artificielle à Paris et le sommet mondial de l’IA sur l’Afrique, organisé au Rwanda. L’objectif de ces événements est de définir un cadre éthique et responsable pour le développement de l’IA, afin que cette technologie soit utilisée de manière bénéfique et respectueuse des droits humains. En parallèle, des initiatives telles que Timbuktoo voient le jour, avec pour mission de dynamiser l’écosystème de l’innovation en Afrique. Timbuktoo soutient les startups prometteuses et les jeunes talents, leur offrant les ressources nécessaires pour développer des solutions locales grâce à l’IA. Zo, un jeune entrepreneur explique : « L’IA est une opportunité incroyable pour nous. Elle nous permet de créer des solutions adaptées aux réalités locales, tout en nous plaçant sur la scène internationale ».

 

Hary Rakoto

 

 

 

 

 

 

 

 

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Editorial

  • Coup de massue !
    L’administration américaine publie de nouvelles mesures douanières pour les produits africains dont Madagasikara. Le décret signé par Donald Trump, le Président des Etats-Unis d’Amérique fixe à 47% les droits de douane pour tous les produits dont ceux venant de la Grande île. Un authentique coup de massue pour toutes les économies africaines concernées. Un coup dur qui défraie la chronique du continent noir.

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