L’aventure va se poursuivre aux Etats-Unis, au pays du basketball pour deux des joueurs de l’équipe nationale U18. Après le parcours héroïque et la performance individuelle des deux joueurs durant l’African Championships Under U18 ou Afrobasket pour les moins de 18 ans, Lova et Donovan ne cessent de s’illustrer. L’ambassadrice des Etats-Unis à Madagascar Claire Pierangelo n’a cessé de les soutenir en publiant des mots d’encouragement pour les Ankoay notamment pour Rakotonanahary Donovan (Mb2All, 1m97, poste 3) et Andriatsarafara Lovasoa (Ascut, 2m05, poste 5), les membres de l’équipe nationale malagasy, qui devraient poursuivre leur carrière à l'étranger. Les deux garçons ont quitté le pays mardi dernier pour s’envoler vers les Etats-Unis. Ils viennent de décrocher une bourse d’étude de la part de l’ambassadrice des Etats-Unis pour étudier au « Redemption Christian Academy ».
Jr. NBA Madagascar et la Fédération malagasy de Basketball les ont toujours soutenus et formés pour aller le plus loin possible tant dans leur carrière que leur statut de joueurs de basketball.
Membre du Club English Jr.NBA et More than Basektball, l’ambassadrice Pierangelo était surprise de les voir parler couramment l’anglais après quelques échanges avec eux. A force de sacrifice et d’autodiscipline, les deux stars du basketball malagasy vont continuer leurs rêves au sein de Redemption Christian Academy à New York.
Recueillis par E.F.
Tôt hier matin, Jean Félix Ranaivoson, ce chef de famille de 35 ans et maçon, du moins de son vivant, son épouse répondant au nom de Louvette Ravoniharisoa, enfin leur gosse de 2 ans ont pris le taxi-be au stationnement d’Ivato.Trois taxi-be y attendaient pour faire le plein de passagers, les receveurs n’ayant pas cessé de les rameuter. Les trois ont décidé de choisir le Sprinter se trouvant en milieu de rang. Ils sont donc montés et ont occupé des places juste derrière le poste de conduite. Direction : Fasan’ny karana où la petite famille a envisagé de prendre ensuite le taxi-brousse pour se rendre cette fois-ci à Manalalondo. En cause, elle devrait assister aux fiançailles du frère de Félix, prévu ce jour même. Malheureusement pour les Ranaivoson, leur voyage allait être écourté un peu trop vite car s’arrête brutalement à Mandrosoa Ivato, à la suite d’un accident lié à un excès de vitesse, le fait d’un chauffeur au volant du Mercedes Sprinter de la ligne d’Ivato dans lequel les trois membres de la famille se trouvaient. En effet, le véhicule a fait une embardée avant de partir finalement à la renverse au beau milieu de la chaussée.
Félix, le chef de famille mourut alors dans des conditions particulièrement atroces, sa tête - à cause des terribles chocs- ayant été piégée par deux supports métalliques de sièges, attestant ainsi l’extrême violence de l’accident. Le sang a giclé et l’image de la victime fut insoutenable, du moins pour les âmes sensibles. Son petit garçon, également touché au niveau du crâne, a pourtant survécu tandis que seule Louisette a eu la vie sauve, quoique profondément choquée et toujours émue par la perte subite de son mari. « Alors que le Sprinter s’est renversé, moi qui occupais une place tout près de la fenêtre, me tenait curieusement debout au milieu du chaos. A ce moment, j’ai aperçu mon époux allongé inerte au sol, la tête prise en tenailles par ces supports de sièges. J’ai cru aussi que notre fils était mort. Heureusement, ce n’est pas le cas », explique la mère de famille. Pour les victimes, si l’accident fut déjà un problème, l’opération de secours en était une autre. « Peu après le drame, je me trouvais à l’extérieur du minibus et m’étais surprise à hurler car ils semblaient oublier mon mari resté à bord du véhicule. Ce n’était qu’après une poignée de minutes, qui semblait une éternité, que les secouristes se sont finalement occupés du corps de mon époux ne respirant plus », continuait Louisette.
Cet accident a fait également 10 blessés parmi toujours les passagers de ce Sprinter. Si certains ont été admis à l’hôpital d’Ambohibao, d’autres le furent à Talatamaty. Seul un militaire en service a été soigné au service neurologique de l’HJRA Ampefiloha.
Le chauffeur en cause, actuellement placé en garde à vue dans les locaux de la Gendarmerie à Ambohidratrimo, aurait fait preuve d’une conduite par trop dangereuse et risquée. D’abord, il aurait visiblement cherché à rattraper un autre Sprinter qui était parti, à peine quelques moments avant lui en direction de la Capitale. A un moment donné, Il a alors tenté de doubler l’autre minibus de cette même ligne. Mais les conditions de dépassement ont été défavorables, donc ne le lui permettaient pas, du moins selon plusieurs témoins. « Une fois que nous arrivions à la hauteur du poste de police à Mandrosoa, l’autre Sprinter qui a roulé devant nous, semblait ralentir. Le chauffeur qui conduisait le nôtre a alors profité pour le dépasser. Au même moment, il y eut un léger accrochage entre les deux minibus.Celui dans lequel nous nous trouvions était parti en zigzag avant de faire une embardée, et on connait la suite », relate toujours la veuve.
De son côté, une source auprès de la Gendarmerie d’Ambohidratrimo, le Sprinter, au moment de dépasser, aurait croisé un autre minibus d’Ivato venant cette fois-ci de la Capitale. Ce qui expliquerait ce coup de volant chez le chauffard afin de l’esquiver, avec le terrible résultat que l’on sait. Selon notre source auprès de la gendarmerie, l’autre chauffeur, celui qui s’est livré à cette course, devra lui aussi être soumis à un interrogatoire, mais prochainement encore. En attendant, le déferrement de son collègue est prévu samedi prochain, sauf imprévu.
Franck R.
Une journée à marquer sur une pierre blanche. Le Président Andry Rajoelina a dirigé, hier, la cérémonie de baptême du 1er Bataillon Parachutiste portant le nom « Toby Général de Corps d’Armée Ismaël Mounibou » à Ivato. Le Général de Corps d’Armée Mounibou Ismaël était le premier chef de Corps du 1er RFI (actuel 1er BAT PARA), l’ayant ainsi à le commander du 1er décembre 1975 au 1er juin 1983. Ce défunt haut gradé était aussi un illustre serviteur de l’Armée et de la Nation malagasy depuis son entrée à l’école militaire (SEMIPI) en 1964 jusqu’à son départ à la retraite en 2003 et ce, après avoir été à la tête de l’Etat-Major Général de l’Armée Malagasy de 1997 à 2003.
La mise en place du Bataillon pour remplacer l’ancien Corps s’est avérée plus compatible à la situation actuelle tout en permettant de mieux faire face aux nouvelles menaces auxquelles le pays est confronté. Elle coïncide également avec la restructuration de l’Armée qui a été initiée par le ministère de la Défense nationale. Le Bataillon parachutiste est chargé de la Défense opérationnelle du territoire et du renforcement du maintien de la sécurité tant dans les villes que dans les zones rurales. Ses éléments sont spécialisés dans les interventions ponctuelles de rétablissement de l’ordre public.
Des équipements pour l’Armée
Le Président Andry Rajoelina a salué l’Armée Malagasy pour ses réalisations sur le terrain que ce soit dans la lutte contre le kere, la lutte contre le coronavirus mais également le sauvetage des compatriotes victimes des dernières inondations. Le Chef de l’État a vivement encouragé la poursuite des efforts dans le maintien de la sécurité et la protection de la population surtout face aux nouvelles menaces. Il a notamment évoqué le phénomène d’enlèvement des enfants albinos qui a défrayé la chronique.
Par ailleurs, les actions pour équiper l’Armée et les Forces de l’ordre que le Président Andry Rajoelina a personnellement initié depuis 2019 se poursuivent également. Le Bataillon de parachutiste a ainsi été doté de parachutes à ouverture automatique, de parachutes à ouverture commandée, d’équipements de protection individuelle ainsi que d'armes et de fusils. Le Président a aussi annoncé la dotation d’un hélicoptère Airbus H130 pour l’Armée de l’air d’ici deux mois. Cet hélicoptère à usage multiple peut transporter jusqu’à sept passagers et peut être utilisé lors des évacuations sanitaires mais également dans la lutte antiacridienne ainsi que pour éteindre les incendies. « Nous nous tenons debout, nous avançons et nous sommes unis pour défendre notre Patrie, notre souveraineté, mais surtout pour protéger nos compatriotes », a conclu le Chef de l’Etat.
Vitesse supérieure. Le secteur de l’automobile, comme tant d’autres, a été impacté par la crise liée à la pandémie de Covid-19. Par contre, la capacité de résilience de ce secteur en particulier a été ressentie hier à l’occasion de la cérémonie d’ouverture officielle de la 13ème édition du Salon de l’auto qui se tient présentement au Centre de conférence international (CCI), Ivato jusqu’à dimanche prochain. Pour preuve, malgré deux ans de crise sanitaire mondiale, les participants à l’évènement, en l’occurrence les concessionnaires ou encore les partenaires comme Telma, sont revenus en étant plus revigorés avec des offres de service et des véhicules plus étonnants les uns que les autres.
Au vu de l’euphorie constatée hier au CCI Ivato, l’on peut avancer que le marché a recouvert une bonne santé. Selon un représentant des opérateurs présent au salon, « les ventes ont repris des couleurs avec une progression notable malgré la période post-Covid. On pourrait même parler de vente stable avec quelque 3.000 véhicules neufs écoulés sur le marché local en une année ». Certes, ces quelques milliers de véhicules vendus dans le pays sont minimes par rapport aux 90 millions de véhicules neufs vendus dans le monde entier juste avant la crise.
Mais malgré tout cela, le secteur est sur une voie progressive d’après le président du Groupement des concessionnaires automobiles de Madagascar (GCAM), Frédéric Hebert qui entend même aller grappiller des parts de marché pour concurrencer les ventes de véhicules d’occasion. « Pour une voiture d’occasion, le prix payé ne correspond pas toujours au budget d’achat. Il faut tenir compte des dépenses d’utilisation et d’entretien, avec des pièces d’usure plus entamées et des composantes un peu fatiguées. N’oublions pas qu’à partir d’un certain kilométrage, il faut prévoir de grosses réparations de plus. Une voiture d’occasion peut cacher certains défauts et vices qui sont loin d’être couverts par une garantie, et encore s’il y en a une ». Une façon pour ce responsable de mettre en avant les avantages de l’acquisition d’un véhicule neuf.
Toutefois, même s’il est considéré comme assez modeste, le marché malagasy a progressivement connu des innovations. Ce, grâce notamment à la contribution du secteur bancaire. Différents types d’offres financières ont été mis sur le marché au cours des derniers temps. On peut mentionner notamment le crédit-bail qui pourrait donner au client trois possibilités : le leasing classique qui est une location sur une durée déterminée, mais permettant une possibilité d’achat à la fin du contrat, le leasing adossé qui consiste à céder une voiture en crédit-bail à un crédit-preneur qui, à son tour, donne la voiture en location à une autre personne, et enfin le « lease-back » qui offre à une entreprise possédant une voiture la possibilité de la céder. De plus, par moment, le budget pour l’achat d’un véhicule d’occasion avec toutes les options peut tout aussi bien apporter une possibilité de se procurer un véhicule neuf, peut-être pas avec toutes les options mais sûrement avec une garantie et une fiabilité que la plupart des vendeurs de véhicules d’occasion ne peuvent fournir aux clients.
Hary Rakoto
Le pire est à craindre. La prochaine période d’étiage à Madagascar sera un peu plus difficile à passer par rapport aux précédentes. Les experts en climat qui se sont récemment réunis aux Seychelles durant la 11ème session du Forum régional sur les prévisions saisonnières de la région Sud-ouest de l’océan Indien l’ont annoncé. En fait, Madagascar fait partie des pays touchées par la baisse des précipitations, outre les Seychelles, la Tanzanie et le nord du Mozambique. Cette situation, causée par le phénomène Nina, impacte sur les ressources en eau et l’irrigation à des fins agricoles.
Pour leur part, les acteurs dans le domaine de l’eau, à commencer par le ministère de tutelle, se concertent régulièrement pour identifier les mesures à prendre face aux risques de pénurie d’eau durant la période d’étiage. La construction de forages dans les Régions en difficulté quant à l’accès à l’eau fait partie des solutions définies, d’après le ministre Fidiniavo Ravokatra. D’ailleurs, le dernier Conseil des ministres en date du 28 septembre en donne plus de détails. « 54 forages seront construits dans 8 Régions, à savoir Amoron’i Mania, Atsinanana, Betsiboka, Boeny, Fitovinany, Haute-Matsiatra, Ihorombe et Diana. Il s’agit de travaux d’urgence, lesquels se feront en 45 jours après la préparation des dossiers en tant que marché public. Chaque forage s’accompagne de la mise en place d’une machine de traitement d’eau », communique le Conseil des ministres. Pour rappel, la Région d’Analamanga a déjà bénéficié d’un tel projet l’année dernière, face au problème d’approvisionnement en eau constaté. Les 46 forages construits à l’époque sont maintenant opérationnels auprès de plusieurs Fokontany.
Outre les travaux d’urgence pour la construction de forages, d’autres activités sont aussi prévues pour faire face à une éventuelle pénurie d’eau durant la période d’étiage. « Des stratégies ont été élaborées depuis 2019. Celles fructueuses sont maintenues, voire renforcées », souligne le ministre de tutelle. La livraison d’eau par citernes et l’installation de bonbonnes font partie des solutions provisoires. A cela s’ajoutent les travaux d’entretien des infrastructures, depuis le captage jusqu’aux centres de traitement d’eau. D’un autre côté, les pluies provoquées constituent une alternative pour rehausser le niveau des rivières et autres ressources en eau. Cela exige toutefois des critères tenant compte des détails techniques et financiers ou encore des conditions climatiques. Jusqu’ici, la période opportune pour le faire et les localités bénéficiaires ne sont pas encore déterminées.
Patricia Ramavonirina
C’était là une priorité annoncée, en voici donc la concrétisation. Parmi les plus grandes lignes du dernier Conseil des ministres figure l’approbation d’une communication verbale relative à la répartition des 17 900 postes budgétaires, inscrits dans la loi de finances rectificative 2022. Une répartition dans laquelle l’Education nationale se taille de la part du lion.
Selon le compte rendu de la réunion hebdomadaire du Président de la République et des ministres, ces 17 900 postes budgétaires seront répartis entre les départements ministériels et institutions considérés comme étant les plus prioritaires. Parmi ces postes budgétaires, 17 200 postes sont donc destinés à l’Education, la Santé publique et la Sécurité et la Justice.
9 800 soit plus de la moitié de la totalité des postes à pourvoir sont ainsi réservés au profit du département de l’Education nationale, 1 000 pour l’enseignement technique et 200 pour l’enseignement supérieur. Une politique de recrutements massifs est donc prévue. La priorité au niveau de l’éducation nationale devrait d’abord être de titulariser les maîtres FRAM répartis dans les établissements publics. C’est une logique s’inscrivant dans la politique du ministère pour autant que ces agents subventionnés attendent depuis des années d’être titularisés.
A titre de comparaison, 8 000 postes budgétaires ont été réservés à l’enseignement général et l’enseignement technique et professionnel pour l’année 2020. Si en 2019, 4.000 maîtres FRAM et des enseignants autorisés à enseigner ont été recrutés, en 2021, par contre, leur nombre était de 17.500. Autre concrétisation d’une priorité annoncée, l’Etat a prévu de créer ainsi 1 500 postes au profit de la Gendarmerie nationale, et 1 300 postes respectivement au niveau de la Police nationale et de l’Armée.
La Santé publique n’est également pas en reste. 1 500 postes sont disponibles au niveau du département de la Santé publique. 600 postes seront alloués au département de la Justice. Les 700 postes restants seront dévolus au recrutement de personnes au niveau de la Présidence, la Primature et 21 ministères pour compenser notamment les départs à la retraire, assurer l’opérationnalisation des Projets d’investissements publics et satisfaire les besoins en effectif. Le crédit ouvert aux dépenses courantes de la Solde est de 3 237,6 d’ariary dans la loi de finances rectificative pour 2022.
Lalaina A.
Victorieux face aux Seychellois. Les Barea de Madagascar U23 se sont imposés lors du match aller (5-0) et celui retour (7 - 1) du tour préliminaire à la qualification pour la Coupe d'Afrique (CAN), au Stade Barea Mahamasina, les 24 et 27 septembre derniers. Sauf changement, le Gabon sera le prochain adversaire de Madagascar. Et les Panthères sont déjà avertis du fait des résultats obtenus à Mahamasina et attendent de pied ferme les Barea le 24 octobre prochain.
Assurer la sécurité de la population et l'assainissement de la ville. Telles sont en général les missions de la Police municipale. Depuis qu’il a été élu premier magistrat de la Capitale, le maire Naina Andriantsitohaina a consacré une place importante pour le corps de la Police municipale, à travers la collaboration avec la Police nationale et divers départements, pour renforcer sa compétence. D'ailleurs, ce dernier est un pilier important dans la réalisation de son " veliranon' Iarivo", qui est le respect de l’image de la ville, la décongestion de la circulation ou encore la formalisation des marchés. La Police municipale a fêté mardi dernier ses 22 ans d'existence.
En ces temps de crise, la participation financière de la femme dans le ménage n’est pas encore une priorité pour la majorité des malagasy. Beaucoup estiment que les femmes ne devraient pas avoir le même droit d’accès à l’emploi que les hommes. En effet, d’après le rapport d’enquête de l’Afrobaromètre 2022, 66% approuvent que les hommes devraient plus avoir le droit à un emploi que les femmes lorsque l’emploi se fait rare. Parmi les enquêtés, ce sont plus les hommes qui soutiennent ce point de vue, soit 73% contre 59% de femmes.