Rebondissement dans l'affaire concernant l'assassinat de la petite Tefinantenaina Aryah Matianah Miley, dite Miley (6 ans), à Fianarantsoa, au cours de la semaine dernière. En fait, dans une information que nous tenons d'une source, la Police n'ayant pas confirmé ni infirmé, l'arrestation de quelques suspects dans l'affaire traduit le couronnement de l'enquête menée par cette Force. Mardi dernier, tous les suspects ont été alors déférés au Parquet du TPI de Fianarantsoa. Trois d'entre eux, désignés comme les présumés auteurs de l'assassinat de la fillette, ont donc atterri en prison, du moins à titre provisoire. Si l'un a été incarcéré à la prison d'Ankazondrano à Fianarantsoa, les deux autres le sont à Tsiafahy, dans le sud de la Capitale. Bien que l'information se fait tirer au compte-gouttes, des témoins auraient affirmé avoir vu les concernés transportant le sac renfermant les restes de la victime jusqu'à l'endroit où l'objet en question a été ensuite repéré près du portail non fonctionnel du lycée Raherivelo à Fianarantsoa, sans plus de commentaires. Les trois seraient des dockers, confie encore la source. Mais là aussi, l'on avance que l'acte abominable dont on les incrimine aurait un lien avec un présumé trafic d'organes. Par ailleurs, deux autres suspects dans cette affaire, ont été placés sous contrôle judiciaire. Enfin, un autre encore a été simplement relâché. Au moins, l'allégation du trafic d'organes supposée, permettrait donc de lever le suspense pour chercher à comprendre cette inadmissible barbarie que ses assassins ont fait subir à la petite Miley. De plus, l'absence d'une quelconque trace de violence sexuelle sur la victime tend de plus en plus vers la thèse d'un vol d'organes supposé. La balle est dans le camp de la justice pour le confirmer ou le réfuter lors de la prochaine comparution des prévenus. Rappelons que les restes de la victime ont été retrouvés dans un sac de charbon, le 18 novembre dernier. Et que le corps est marqué des traces de coups.
Franck R.
Aux côtés de l’association Fitia depuis 2019. La Brigade féminine de proximité (BFP) auprès de la Police nationale a redoublé d’efforts, non seulement dans la prévention des cas de violences, mais aussi dans la prise en charge des survivantes. « Neuf bureaux de la BFP sont actuellement opérationnels dans toute l’île, 6 autres en cours de construction. L’effectif des femmes policières au sein de la BFP s’est également multiplié, passant de 65 à ses débuts à 200 actuellement, en exercice dans tout Madagascar », rapporte la Première dame Mialy Rajoelina, et non moins présidente de l’association Fitia. En tant que championne de lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG), elle n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance envers la BFP pour la dévotion et le courage de chacune de ses membres, constituées exclusivement de femmes. Elles travaillent jour et nuit pour assurer la sécurité, notamment celle des femmes et des enfants. Elles collaborent également avec les autres services, dont la « Police des Mœurs et la Protection des Mineurs » ou encore le centre de prise en charge intégré à Mahamasina pour venir en aide aux victimes de violences et aux vulnérables, subissant des injustices auprès des communautés. Aussi, les éléments de la BFP participent activement aux caravanes médicales.
Des missions complémentaires
« Les missions de l’association Fitia et de la BFP sont complémentaires, dans l’objectif commun de prévenir les violences, de soutenir les survivantes et de venir en aide aux plus vulnérables », reconnait la Première dame. Effectivement, les éléments de la Brigade féminine de proximité effectuent des sensibilisations sur terrain et veillent au bien-être des habitants. Les policières aident les personnes âgées, les femmes enceintes et allaitantes ou encore les enfants et les personnes handicapées à traverser la rue. Mais elles font également plus, entre autres l’accueil des signalements de cas de violences et des victimes qui s’y plaignent. Ils convoquent les auteurs et présentent les lois en vigueur, les impacts des violences et font des avertissements. Après les signalements et les plaintes, les affaires sont portées dans d’autres services de la Police nationale compétents.
Dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme, la championne de lutte contre les VBG s’est rendue hier au bureau de la BFP à Tsaralalàna. Une occasion pour remettre les lampes solaires « Hazavana ho anao » aux 30 femmes issues de l’ONG « Mille Espoir » à Anosibe. Ce geste témoigne à la fois le soutien sans faille et l’encouragement de la Première dame à la BFP, ainsi que son engagement dans la lutte contre les violences et dans la protection des droits des femmes, y compris les survivantes. Ces dernières sont encouragées à se mettre debout et se redresser pour mieux aller de l’avant…
P.R.
Ça y est ! Les dés sont jetés ! Impliqués dans le braquage, survenu le 21 novembre dernier, de l'agence de transfert Ria Money à Volo Volo, Moroni, et qui a failli coûter la vie à un caissier de 24 ans, les deux suspects malagasy ont été placés en détention provisoire dans une prison de la capitale comorienne, lundi dernier. L'information émane du procureur de la République près le tribunal de Moroni, Abdou Ismaël, lors d'une conférence de presse. Et ce n'est pas tout. Les deux prévenus malagasy se trouvaient en situation irrégulière aux Comores. Entrés dans l'île voisine en 2022 et 2023, ils n'ont qu'un visa de 45 jours non renouvelé, selon toujours cette personnalité haut placée de la justice aux Comores. Mais revenons sur les faits. Vers 7h15 du matin le 21 novembre dernier, les deux suspects malagasy ont feint d’effectuer une transaction auprès de l’agence Ria en question quand soudain, profitant d’un moment où il n’y avait personne devant la caisse, ils s’en sont violemment pris au caissier de service, première personne venue à l'agence, en le blessant grièvement avec un couteau. Son hémorragie fut importante. Emmené d'urgence à l'hôpital El Maerouf où le blessé a reçu des soins, il a heureusement survécu à ses blessures. Quant aux agresseurs, ils se sont enfuis avec 2000 euros. Mais l'un d'eux a été appréhendé par la foule sur place, avant que la police n'intervienne. C'est qu'une cliente qui voulait effectuer une opération à l'agence, l'aurait remarqué, et a par la suite donné l'alerte. Un avis de recherche Pendant que l'un des deux Malgaches, a été capturé vivant, l’autre, répondant au nom de Heritiana Ronald Florent Rasolonjatovo, était en cavale. La gendarmerie nationale des Comores a publié sa photo dans un avis de recherche. "Il est soupçonné de complicité de vol aggravé d’agression au couteau, le fuyard est considéré comme très dangereux", a précisé la gendarmerie. Le fugitif est «suspecté de complicité de vol aggravé et d’agression au couteau dans une agence de Ria », a indiqué la gendarmerie comorienne dans l’avis. Mais le surlendemain même des faits, la gendarmerie nationale des Comores a annoncé que l'individu recherché pour complicité dans l'agression armée d'une agence Ria à Volo Volo, a été interpellé grâce à une opération conjointe menée par le groupe d'intervention de la police nationale comorienne, la Force Comorienne de défense (FCD), la gendarmerie des Comores, enfin par le soutien de la population.
F.R.
Le Syndicat des Industries de Madagascar (SIM) a marqué un tournant dans l'accompagnement des jeunes professionnels en lançant officiellement la plateforme numérique "Pôle Stage", hier à Analakely, dans les locaux du Syndicat. Cette initiative a été présentée lors d’un événement organisé dans lesdits locaux. Selon Tiana Rasamimanana, président du syndicat et initiateur du projet, "Pôle Stage" représente une avancée majeure dans le rapprochement entre les jeunes talents et les entreprises industrielles du pays. Destinée à améliorer l’accès aux opportunités de stage dans le secteur industriel, "Pôle Stage" est une passerelle numérique qui offre aux jeunes diplômés la possibilité de trouver des stages en adéquation avec leurs compétences et aspirations. Ce projet, qualifié d'innovant, répond à un besoin crucial dans le paysage éducatif et professionnel de Madagascar. Tiana Rasamimanana a tenu à souligner que « l'objectif est non seulement de faciliter l'intégration des jeunes dans le monde du travail, mais aussi de garantir qu'ils bénéficient de conseils pratiques pour réussir cette transition ». Pour les entreprises industrielles, la plateforme représente un moyen d'élargir leur vivier de talents. En effet, les membres du SIM pourront recruter des stagiaires qualifiés et, potentiellement, des futurs collaborateurs.
Innovation RH
"Pôle Stage" permet donc de renforcer les liens entre les industries et la nouvelle génération de professionnels, contribuant ainsi à une meilleure insertion sur le marché du travail. La plateforme se distingue par plusieurs fonctionnalités clés. Ceux qui ont déjà suivi les formations en présentiel organisées par le SIM auront automatiquement accès à un compte sur "Pôle Stage". En outre, la plateforme propose un espace dédié où des experts issus des ressources humaines et de l’industrie partagent leurs conseils et recommandations à travers des articles de blog. Parmi les thèmes abordés figurent la rédaction de CV, la préparation aux entretiens d’embauche et les bonnes pratiques en entreprise. La présentation de "Pôle Stage" a réuni plus de 20 établissements d'enseignement publics et privés, ainsi que plusieurs ministères et organisations partenaires. Les responsables des ressources humaines des industries membres du SIM joueront un rôle essentiel dans la contribution au contenu de la plateforme. Leur expertise permettra d'orienter et d’accompagner efficacement les jeunes talents. Le président du SIM a d’ailleurs insisté sur "l'importance de l'implication des acteurs industriels pour que cette initiative soit une réussite". Le projet "Pôle Stage" ambitionne ainsi de devenir une référence à l’accompagnement des jeunes diplômés malagasy dans le secteur industriel, tout en renforçant la compétitivité des entreprises locales.
Hary Rakoto
Une bonne nouvelle pour les slameurs locaux. L'Ambassade des Etats-Unis à Madagascar va parrainer Marc Kelly Smith, figure emblématique et fondateur du mouvement poétique slam, dans le cadre de la 15ème édition du Festival International de Slam-Poésie de Madagascar. Cet événement se déroulera du 28 novembre au 7 décembre et marquera la première visite de Smith sur l'île. Son arrivée est perçue comme une célébration de la dynamique communauté slam-poésie malagasy. Au cours de son séjour à Madagascar, Marc Smith interagira avec de jeunes poètes et des artistes locaux. Il se rendra dans plusieurs établissements scolaires et animera des ateliers destinés aux lycéens et étudiants de l’université d'Antananarivo. Ces activités visent à promouvoir l'art du slam-poésie et encourager l'expression créative, dans un esprit d'échange culturel renforcé entre les Etats-Unis et la Grande île. Marc Kelly Smith, souvent surnommé le "père du slam", a révolutionné la poésie contemporaine en créant un espace où les poètes peuvent partager leurs émotions et récits de manière authentique et engageante. Son style innovant a non seulement inspiré de nombreux artistes à travers le monde, mais également élevé le slam-poésie à un statut comparable aux formes poétiques plus traditionnelles. Lors d'une conférence de presse, Alex Burns, conseiller adjoint à la Communication et aux Affaires culturelles, a souligné l'importance de cette visite. « Le gouvernement américain s’efforce de promouvoir la compréhension mutuelle par l’intermédiaire des arts. La venue de Marc Smith illustre notre engagement envers les échanges culturels et la valorisation de la langue anglaise à Madagascar. Nous sommes enthousiasmés par la montée en puissance des artistes locaux qui commencent à s'exprimer en anglais, en plus du malagasy et du français. La poésie slam, avec sa forte tradition d'expression orale, peut véritablement contribuer à réduire les barrières culturelles et à unir les communautés».
Cette initiative souligne également la tradition orale riche partagée par les Etats-Unis et Madagascar, tout en mettant en lumière le rôle vital des arts dans le développement du respect et de la compréhension mutuels. L'Ambassade des Etats-Unis demeure confiante quant à l'impact positif de la visite de Marc Kelly Smith et à l'avenir prometteur de la communauté slam-poésie à Madagascar.
Si.R
Le Parc botanique et zoologique de Tsimbazaza (PBZT), situé à Antananarivo, est un lieu emblématique qui combine à la fois la conservation de la faune et de la flore malagasy et un espace de loisirs pour les visiteurs. A l'approche de son centenaire en 2025, la nécessité de réhabiliter ce parc est devenue une priorité, en raison de la dégradation significative de ses infrastructures et des conditions de vie des animaux qui y résident. Pour faire face à cette situation préoccupante, un Comité interministériel de redressement, composé de 7 départements, a été constitué.
C'en est fini de leurs méfaits ! Car ils ne se relèveront plus jamais après que les balles des gendarmes les ont mortellement touchés. Ils, ce sont ces deux bandits incriminés du meurtre d'un gendarme stagiaire. Les faits. Le 12 octobre dernier, une bande de malfaiteurs, armés et auteurs d'actes de banditisme et de meurtre, s'est affrontée aux gendarmes à Kompany, dans la Commune rurale de Manaratsandry, District de Marovoay. C'était dans ces circonstances que les assaillants ont assassiné Tsikamo Ambarazafilahy, un gendarme stagiaire affecté au Centre spécial d'aguerrissement opérationnel (CSAO) de Mahajanga. Depuis, la Gendarmerie n'a plus lâché les recherches.
Une campagne favorisant les soins de proximité. La troisième édition de la caravane médicale pour cette année 2024 se tient depuis hier et pendant quelques jours dans les 6 Arrondissements d’Antananarivo ainsi que dans le District d’Avaradrano. Durant les deux premières éditions, plus de 80.000 patients ont bénéficié de prestations gratuites, allant des dépistages jusqu’aux soins, en passant par les consultations et vaccinations. « Nous sommes actuellement en pleine campagne des 16 jours d’activisme, une occasion de concrétiser les engagements, à travers des actions palpables au profit des habitants. D’habitude, ce sont les patients qui consultent les centres de santé. Mais la caravane médicale fait en sorte que toutes les prestations sont proposées dans un seul endroit, et ce, de proximité », s’est exprimée la Première dame Mialy Rajoelina, lors du coup d’envoi de la caravane médicale à Mahamasina.
Le schéma de la victoire de la candidate n° 7, porte-flambeau du régime Orange aux communales et municipales du 11 décembre d’Antananarivo, Harilala Ramanantsoa, se dessine à l’horizon. Une victoire à la portée de main en faveur de la seule femme en lice et une logique de l’échec aux autres notamment les deux supposés challengers à savoir le candidat n° 2, Tahiana Razafinjoelina, et celui du n° 4 Tojo Ravalomanana face à Harilala Ramanantsoa, la … candidate du pouvoir.