35 morts en 35 jours ! 31 d’entre ces victimes sont mortes à l’HJRA, tandis que les 4 autres ont perdu la vie dans d’autres centres hospitaliers. Un mois et quelques jours après l’anniversaire « noir », les parents et proches des victimes se sentent livrées à elles- mêmes, sans personne sur qui compter pour découvrir la vérité sur cette affaire. Certains d’entre eux ont brisé le silence pour exprimer leurs maux, souvenirs et attentes...
Au terme des tests de diagnostic rapide (TDR) du paludisme réalisés dans le District d’Ikongo, un taux de positivité de 43,54 % a été enregistré dans cette localité. C’est le rapport du Centre opérationnel à la réponse d’urgence paludique à Ikongo (CORUPI), publié hier. Le 15 juillet, 46 cas ont été positifs parmi 116 tests effectués. Et le 16 juillet, 86 cas se sont avérés positifs parmi 125 personnes testées.
Cette situation indique qu'il est important de renforcer toutes les activités dans les cinq Communes concernés, comme la recherche des cas de paludisme et de malnutrition, le dépistage et la prise en charge des patients, une surveillance de l’utilisation des moustiquaires imprégnés ou encore la pulvérisation des insecticides. La Brigade mise aussi sur la sensibilisation de la population afin de ne pas consulter des tradipraticiens.
Aucun projet, aucune démarche en vue d’une privatisation ! L’Etat reste l’actionnaire majoritaire à 100 % ! L’Etat cherche en permanence les voies et les moyens pour redresser la JIRAMA. Tels étaient les mots-clés / termes-chocs annoncés et redits par le Chef de l’Etat Rajoelina Andry au palais d’Etat d’Iavoloha devant les représentants de la Compagnie nationale d’Eau et d’Electricité, la JIRAMA.
Ont été présents à la rencontre, hormis l’initiateur de la réunion, on a vu deux membres du Gouvernement, la ministre des Finances et du Budget et le ministre de l’Energie et des Hydrocarbures et quelques membres du staff de la Présidence, d’une part. Des représentants de syndicat, du personnel et de l’équipe dirigeante de la JIRAMA, de l’autre.
Jeudi dernier, les résultats préliminaires de l’Evaluation du financement pour le développement (EFD) ont été présentés et validés lors d’un atelier organisé par le ministère de l’Economie et des Finances (MEF), avec le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Antananarivo. Quatre points importants ont été validés. D’abord, la liste complète des sources de fonds, qu’elles soient publiques, privées, nationales ou internationales. Ensuite, l’analyse des flux d’argent et de leur efficacité.
Le septième art malagasy brille sur la scène internationale. « Debout ! », le film-documentaire signé par la réalisatrice Felana Rajaonarivelo, poursuit sa course vers une reconnaissance internationale dans le domaine des droits humains. Ce court-métrage poignant, qui suit le parcours de quatre femmes en situation de handicap, vient d'être sélectionné au « Montreal Women Film Festival » dans la catégorie « Human Rights Documentary ».
L’initiative relevait du simple bon sens humain et spirituel. A l’appel d’une association, un culte de bénédiction a été organisé hier au Kianja Maitso d’Analamahitsy. L’objectif de la démarche est de rendre hommage aux victimes de l’affaire supposée d’empoisonnement survenue à Ambohimalaza. Un drame qui a particulièrement touché des enfants et profondément meurtri des familles entières, mais aussi les décès dû au paludisme à Ikongo.
L’élan de solidarité, digne et sincère, a toutefois été terni par une présence politique aussi massive qu’inopportune. De nombreux politiciens, principalement issus de l’Opposition, ont fait une apparition remarquée. Remarquée, mais pas forcément bienvenue.
Emouvant, injuste, révoltant ! Tels sont les qualificatifs qui reviennent en boucle sur toutes les lèvres concernant la situation des familles endeuillées, suite au drame d’Ambohimalaza. Pendant que le bilan des décès ne cesse de s’alourdir, l’affaire est en train de gagner de l’ampleur. La 31ème victime a rendu l’âme hier, selon les dernières informations. Les comportements de certains médecins presque dénués d’empathie envers les malades et leurs familles sont également pointés du doigt selon la série de témoignages diffusés dans plusieurs médias locaux. Et au caractère dramatique de la situation s’ajoute le silence assourdissant presque insultant du ministère la Santé publique qui égratigne, de jour en jour, l’image du régime. Un département ministériel qui semble appliquer la politique du silence dans toutes les situations.
Dans une démarche significative pour la modernisation des infrastructures de transport, le Gouvernement malagasy a réceptionné une nouvelle flotte de 100 bus de marque FOTON au port de Toamasina. Cette livraison massive vient renforcer le parc de véhicules déjà enrichi par 30 premiers bus, qui avaient été mis en service lors des célébrations de la fête de l'indépendance. Cette opération s'inscrit dans un programme ambitieux visant à transformer en profondeur le réseau de transport public et à améliorer durablement la mobilité urbaine à travers le pays. Ce contingent de 100 véhicules représente la deuxième vague d'un partenariat stratégique avec la Chine qui prévoit au total la livraison de 300 bus.
Installation officielle des nouveaux responsables du PAC Fianarantsoa. Hier, une cérémonie solennelle s’est tenue au sein du Pôle anti-corruption (PAC) de Fianarantsoa pour marquer l’installation officielle de plusieurs hauts responsables judiciaires nouvellement nommés. Ont été installés dans leurs fonctions : Jean Wasselin Marovola, procureur général près la Juridiction du deuxième degré du PAC, Arisoa Dimbiniaina Tafita Razanajaona, substitut général, Benaria Miharemana Dimby, conseiller, ainsi qu’un substitut du procureur de la République près la Juridiction de première instance du PAC Fianarantsoa. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Justice, Benjamin Alexis Rakotomandimby, de la coordinatrice nationale du PAC, Rivonandrianina Rabarijohn, ainsi que de nombreuses autorités locales. Placée sous l’égide de la Cour suprême, cette audience a été présidée par la procureure générale du PAC Antananarivo, Elysée Rasoahanta. Les nouveaux responsables se sont dits prêts à renforcer la lutte contre la corruption et à redonner confiance dans l’action judiciaire.
L’Agence de recouvrement des avoirs illicites (ARAI) a réceptionné son nouveau site de conservation des biens saisis. Situé à Barikadimy, Toamasina, au sein du Centre d’instruction et d’intervention spécialisée (CIIS), le site a été inauguré mardi. Cette infrastructure, d’une superficie de 2 000 m², peut accueillir jusqu’à 100 véhicules, renforçant significativement les capacités logistiques de l’ARAI en matière de gestion et de conservation des avoirs issus d’enquêtes sur la corruption et l’enrichissement illicite. Réalisé en seulement 90 jours, ce projet a été rendu possible grâce au soutien financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et à la collaboration étroite avec l’Etat-major des armées (EMA). Il illustre une volonté partagée de doter les institutions malgaches d’outils concrets pour appuyer la lutte contre les détournements et garantir la traçabilité des biens récupérés. Une avancée majeure pour l'efficacité de l'ARAI sur le terrain.
Une délégation du ministère des Forces armées malgaches sera au prestigieux salon international de l'industrie de défense (IDEF), qui se tiendra du 22 au 27 juillet 2025 à Istanbul, en Türkiye. Cette participation stratégique vise à renforcer les capacités de défense de la Grande île et à explorer de nouvelles opportunités de coopération internationale. Reconnu comme un événement de premier plan sur la scène mondiale, l'IDEF est une plateforme essentielle pour l'innovation militaire et technologique. Le salon présentera une vaste sélection de produits et de systèmes de pointe provenant des domaines de la défense, de la sécurité, ainsi que des industries maritime, aéronautique et spatiale. Il réunit des acteurs clés et des décideurs du monde entier, faisant de cet événement un rendez-vous incontournable pour les professionnels du secteur. C’est une occasion unique pour Madagascar d'observer de près les dernières avancées technologiques et les tendances émergentes en matière de défense nationale. Au-delà de la simple observation, cette participation permettra également d'explorer d'éventuelles opportunités de coopération militaire et de partenariats stratégiques avec d'autres nations et entreprises leaders de l'industrie. Lors de son édition précédente, l'IDEF avait attiré des représentants de plus de 100 pays, consolidant sa réputation de rendez-vous majeur dans le domaine de l'industrie de défense.
La Gendarmerie renforce ses capacités face aux infractions numériques. La Circonscription régionale de la Gendarmerie nationale d’Antananarivo (CIRGN) a affûté la modernisation de ses outils de lutte contre la cybercriminalité. Du 16 au 17 juillet, cinquante-neuf gendarmes rattachés à la CIRGN ont participé à une formation intensive axée sur les infractions numériques, dispensée par le Service des renseignements financiers (SAMIFIN). Cette initiative stratégique vise à renforcer les capacités opérationnelles des Forces de l'ordre face à l'évolution rapide de la criminalité dans le cyberespace. Au cœur des thèmes abordés figuraient les infractions liées aux actifs virtuels ou cryptoactifs, un domaine émergent qui pose des défis complexes en matière de surveillance et de régulation. La formation a ainsi offert une opportunité précieuse à la CIRGN d'acquérir les connaissances et les outils nécessaires pour identifier, enquêter et réprimer efficacement ces nouveaux types d'infractions. L'urgence de cette formation est d'autant plus manifeste que, comme l'avait déjà souligné Mamitiana Rajaonarison, directeur général du SAMIFIN, plus de 100 millions de dollars de cryptomonnaie circuleraient actuellement dans le pays sans qu'aucun mécanisme de suivi ou de contrôle adéquat ne soit en place créant un terrain propice au blanchiment d'argent et à d'autres formes de criminalité financière. La clôture de cette session s'est tenue ce 17 juillet au centre Ilohay du SAMIFIN et a été marquée par la remise des certificats aux gendarmes participants.