Publié dans Politique

Education et enseignement - Des solutions pragmatiques en vue

Publié le jeudi, 13 août 2020


Les dates des examens officiels sont maintenues en référence aux déclarations du Président Andry Rajoelina. Le Chef de l’Etat l’a confirmé dimanche dernier lors de l’émission bihebdomadaire dont il est le principal intervenant depuis le début de l’état d’urgence sanitaire en mars. Les épreuves se dérouleront aux dates indiquées sauf cas de force majeure. Elles auront lieu à partir de septembre pour les écoliers et collégiens, enseignement général et enseignement technique confondus.
Les détracteurs des dirigeants s’activent pour semer le doute à l’approche de ces échéances. Comme à l’accoutumée, ils se livrent à des campagnes de dénigrement au vitriol à l’endroit des hauts responsables gouvernementaux et des personnalités proches du pouvoir. C’est autour de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES), Pr Elia Assoumacou Béatrice, et ministre par intérim de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENETP) d’essuyer des attaques virulentes en ligne cette semaine.
Hier, une publication visiblement commanditée, a carrément demandé sa démission de sa double fonction ministérielle. L’auteur du post l’a même accusée de « gourmandise ». Elle se serait contentée de cueillir de ses avantages personnels tirés des deux fauteuils. Pire, la source semble vouloir monter le membre du Gouvernement contre un autre. Le publicateur a dit à Elia Assoumacou Béatrice de remettre le tablier à une de ses collègues la direction du MENETP.

Remise à niveau

La critique a en effet énuméré un certain nombre de points d’actualité touchant à la fois les trois niveaux d’enseignement à savoir le primaire, le secondaire et le supérieur. De façon pêle-mêle, le cas des classes intermédiaires, le problème d’arriérés du CNAPMAD, la question de 8 milliards d’ariary, la situation des étudiants à l’université, celle des futurs bacheliers, les programmes d’enseignement à l’université et la rentrée universitaire ont été cités.
Contactée, une source bien informée, requérant l’anonymat, a rassuré que la ministre travaille dur et que les différents responsables sous son autorité directe font en sorte de mettre en œuvre des solutions pragmatiques face à la situation. « N’oublions, dit la source, que la ministre est le coach de la Région de Boeny où le nombre de contaminés à la Covid-19 a subitement augmenté. Elle y effectue de temps en temps des missions et non pour se balader comme insinuent les autres ».
Quant aux classes intermédiaires, les mesures prises sont de les envoyer en vacances. Les élèves seront soumis à un régime de cours de remise à niveau à la rentrée. Ceci se fait partout et beaucoup d’établissements privés le mettent en pratique au début d’année scolaire. A l’université aussi, certains responsables de mention, notamment aux facultés des lettres, soumettent les étudiants à quelques semaines de remise à niveau avant d’entamer effectivement l’année universitaire.

Raisonnable

Au sujet des étudiants justement, les responsables ont déjà annoncé les calendriers des activités pédagogiques établis en tenant compte de l’évolution du contexte sanitaire au pays. Depuis le début du confinement, le ministère a quatre fois distribué des vivres aux occupants des cités universitaires. En tout, 40 tonnes de riz, 7 000 litres d’huile de table, 15 tonnes de sucre et 5 tonnes de graminacées leur sont dispatchés en une seule fois. Ils ont aussi reçu en dons des doses de Covid - Organics et des cache-bouches.
Poursuivant son explication, la source contactée dit que 35 % des étudiants provenant des zones rurales sont rentrés chez leurs parents. Ils ne peuvent rejoindre leurs universités de rattachement qu’après la réouverture des routes et l’effectivité de la rentrée. Si tel sera le cas, ils auront besoin d’un délai de deux semaines à un mois, le temps jugé raisonnable pour qu’ils puissent préparer leurs provisions avant de quitter leurs villages.
En outre, 80 % des enseignants-chercheurs sont âgés de 50 ans révolus et 35 % d’entre eux sont en situation de maintien, étant âgés de 60 ans et plus. Ce sont des personnes classées vulnérables de fait à la contamination au coronavirus. Le ministère n’a pas donc le droit de les exposer à des risques autant qu’il ne s’aventure pas à mettre en péril la population estudiantine en autorisant l’organisation des activités pédagogiques sur les campus. Par ailleurs, tout rassemblement de plus de 50 personnes reste interdit jusqu’à nouvel ordre.

Episodes complexes

L’enseignement à distance/en ligne est envisagé comme une solution idoine. Mais les universités sont inégalement équipées en infrastructures des télécommunications. Seule l’université de Fianarantsoa est la mieux nantie dans ce domaine. Celle d’Antananarivo en dispose aussi mais l’offre est loin de correspondre à la demande. Selon les estimations, les besoins sont énormes pour les quatre autres universités.
Pour les nouveaux bacheliers, ils peuvent s’inscrire à l’université de leur choix, publique ou privée. Ils ont aussi la possibilité de s’inscrire aux programmes proposés par le CNTEMAD. Abordant le problème du CNAPMAD, l’informateur souligne qu’il s’agit d’un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). En tant que tel, il a son autonomie financière. Le ministère est bien au courant du trou dans sa trésorerie et est en train de chercher les moyens de résoudre le problème. En réalité, des arriérés s’accumulant depuis 2017 sont imputés au ministère.
Pour clore la réponse, l’informateur tient à remarquer que la ministre Elia Assoumacou Béatrice n’a jamais perçu le double salaire de MESUPRES et de MENETP. « Pour son travail à Anosy, elle s’oblige elle-même à y amener ses outils de travail de Fiadanana », souligne-t-il. « Tant d’épisodes complexes les uns les autres se sont produits depuis 2017 au sein du ministère dont elle assure l’intérim. Ce n’est pas en deux mois qu’elle puisse tout remettre à l’ordre même si elle fait de la magie », termine-t-il.
M.R.

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    L’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) consacra la date du 15 septembre en « Journée internationale de la démocratie ». Madagasikara, pays membre, tenait à la célébrer et ce en dépit des restrictions imposées par la pandémie de Covid-19.En 2016, sur la base de « l’indice de démocratie », Madagasikara se positionnait au 103ème rang mondial sur 167 pays. En janvier 2020, selon le nouveau rapport établi par l’« Economist Intelligence Unit » (EIU), la Grande île a gagné 6 points, ce qui le place dans le top 10 des pays africains. A l’issue des élections de 2018-2019 et en se basant sur le processus électoral, Madagasikara s’est attribué la mention de « bon élève » et obtient la note de 7,92 sur 10 alors qu’entre 2009 et 2014, le pays avait en dessous de 4. Des progrès notables ont été constatés mais beaucoup d’efforts restent encore à…

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