Publié dans Politique

Période de crise - Air Madagascar se déleste de ses employés

Publié le lundi, 24 mai 2021


Il fallait s’y attendre ! Selon les informations recueillies, Air Madagascar va procéder à un chômage technique prochainement. Cette alternative est complètement logique étant donné la situation actuelle de la compagnie. En effet, cela fait plus d’un an que la compagnie aérienne malagasy a cessé toutes activités. Les vols de rapatriement, dont les derniers datent du mois de décembre et de janvier dernier, sont loin de suffire pour subvenir à tous les besoins de la compagnie. Aujourd’hui, les dirigeants prennent conscience qu’avec cette absence de revenus constants, Air Madagascar n’a plus les moyens de prendre en charge tous ses employés actuels, sachant que ces derniers ont toujours perçu leurs salaires, d’où cette grande décision. D’après un responsable, « les détails de ce chômage technique seront diffusés au courant de la semaine. Pour le moment, nous n’avons pas le droit de communiquer une information que ce soit ». Aucun détail sur le nombre de personnes qui partiront en chômage technique n’a été dévoilé jusque-là.
Plan de licenciement
Tout comme South African Airways, Air Madagascar devrait mettre en place un plan de licenciement. Vu que l’Etat sud-africain lui a refusé une énième aide financière, la compagnie s’est donc acheminée vers sa liquidation. Pour ce faire, l’année dernière, le Conseil d’administration de South African Airways a soumis au syndicat un plan de licenciement pour les 5000 employés de l’entreprise. Ce plan a notamment prévu que les employés verront leur emploi résilié d’un commun accord dès le 30 avril 2020 et auront droit à une semaine de salaire par année de service, à un mois de salaire tenant lieu de préavis et au solde de leurs congés annuels en cours. Des indemnités que la société se propose de financer grâce à la vente de ses actifs. Air Madagascar ne peut peut-être pas appliquer les mêmes mesures mais elle pourra s’en inspirer.
La Rédaction

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff