Publié dans Politique

Attaque meurtrière à Midongy-Sud - Les Généraux promettent les pires châtiments aux dahalo

Publié le mardi, 25 mai 2021

Plus de 72 heures après l'assaut mené par cent cinquante dahalo armés sur trois villages de Midongy-Sud, le ministre de la Défense nationale, Général de corps d'armée Rakotonirina Léon Richard et le secrétaire d'Etat chargé de la Gendarmerie,  Général de corps d'armée Richard Ravalomanana, sont sortis du silence. Ces généraux promettent les pires châtiments aux assaillants mais également la restitution du bétail aux propriétaires.

La traque d'une rare intensité effectuée par les Forces de sécurité se poursuit actuellement.  Les militaires et gendarmes ne lâchent pas la pression pour tenter de prendre en tenailles, sinon réduire la marge de manœuvre des dahalo autour de la zone forestière où ils doivent se retrancher avec le bétail, soit 500 têtes au total.  Les troupes au sol bénéficient d'un appui aérien par hélicoptère tandis que toutes les compagnies, brigades, ou autres postes avancés et fixes, sans parler du "Détachement spécial de sécurité (DSS) de l'Armée de cette Région, sont sur le qui-vive et participent à la traque des dahalo. Aux dernières nouvelles, de source officieuse, 80 zébus ont pu être récupérés. Le ministre de la Défense se trouverait également sur place pour assister les Forces en guerre contre ces bandits qui osent défier l'Etat.

Parallèlement à l'opération militaire proprement dite, les chefs de ces Forces lancent un appel à tous les habitants du pays à agir de concert pour fournir des informations à propos des assaillants. Cependant, ils mettent en garde contre la désinformation, et que le public doit patienter à propos des résultats de l'action des Forces de l'ordre sur le terrain.

Pour retracer brièvement les tristes faits survenus samedi dernier à Midongy, un bilan de la Gendarmerie, communiqué lundi dernier, fait état du saccage de trois villages dont Morafeno, Benonoka et Ampahatelo. Ces derniers où 300 cases ont été réduites en cendre, font partie de la Commune rurale de Lavaraty. Le plus déplorable c'est que cet assaut massif des dahalo a provoqué la mort de 19 personnes dont deux militaires basés à Benonoka et 6 autres blessées.

F. Roland

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff