Publié dans Politique

Motion de censure - Information archi-fausse

Publié le mardi, 13 juillet 2021

« Ils oublient l’adage disant que personne ne fera carrière dans le Gouvernement ». Tel est le bref commentaire d’un ministre sur l’information densément en circulation sur les réseaux sociaux quant à une éventuelle motion de censure à l’encontre de l’équipe de Mahazoarivo. Des députés proches du régime et ceux de l’opposition auraient concocté le projet.

 

Suivant l’information sciemment diffusée ici et là, 86 députés se seraient réunis sous la houlette du député élu au 5e Arrondissement Naivo Raholdina. Les participants auraient été majoritairement IRD tandis que dix d’entre eux serait les députés opposants du parti TIM.

A l’issue de la concertation « d’urgence », les intéressés auraient émis un ultimatum de 72h pour que le président Andry Rajoelina procède à un remaniement gouvernemental sinon les députés auraient enclenché la procédure de motion de censure. Le texte de type militaire, truffé de fautes, a surpris plus d’un.

L’information s’est effectivement avérée fausse et archi-fausse. Même les députés dont les noms y ont été cités se sont arrangés pour publier des démentis à leur convenance. C’est le cas, par exemple, du député élu au 4e Arrondissement Paul Bert Rahasimanana dit Rossy.

L’élu du 5e Arrondissement d’Antananarivo a fait savoir qu’il a déjà déchiré la pétition réunie au niveau des membres de l’Assemblée nationale pour demander le limogeage de quelques membres du Gouvernement n’ayant pas respecté les parlementaires, durant la série de face-à-face à l’Hémicycle.

Selon l’intéressé, la pétition n’est pas conforme à la Constitution et ne suit pas non plus les règles régissant le Parlement. En revanche, Raholdina exige un remaniement du Gouvernement afin d’y mettre en place les partisans du TGV ayant milité pour la mise en place du régime actuel.

Aux yeux du membre du Gouvernement évoqué au début, il y a des gens qui s’empressent à devenir ministres. A lui de lancer que ceux-ci devraient patienter un peu car la fonction d’un ministre est passagère.

M.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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