Publié dans Politique

Kidnapping et assassinat d’un enfant de 8 ans - Un premier suspect coffré

Publié le mardi, 21 février 2023

Le corps sans vie d’un garçon de 8 ans a été retrouvé dans un cours d’eau à Ankeniheny, à Tanjombato, le week-end dernier. Mais ce qui a étonné le plus dans cette affaire, c’est que le petit garçon ne s’était pas noyé. En revanche, on l’a retrouvé ligoté, littéralement avec les pieds et poings liés. Deux jours à peine après la découverte macabre du gosse, l’enquête s’est développé rapidement. L’on a appris  que le petit garçon avait été kidnappé, mais que ses ravisseurs, quoiqu’ils ont perçu la rançon, du moins une partie, et en vue de la mise en liberté de l’otage, l’ont quand même éliminé de façon barbare.  Et le lendemain même des faits, et après que la Brigade criminelle a démarré l’enquête, un suspect a été coffré. L’ information avait été confirmée par la Police.

Par contre, elle a refusé tout autre commentaire à propos du concerné. Elle n’a fourni aucun complément d’information sur la personne en cause, encore moins son rôle supposé dans l’affaire. Mais comme il s’agit d’un assassinat, qui plus est, la victime est un enfant, nous avons poussé un peu plus notre investigation. Aussi, une source encore officieuse a avancé qu’il s’agirait plutôt de l’individu à qui les ravisseurs auraient confié d’aller percevoir la rançon, via le système mobile Money. Et que c’était justement au moment de faire un retrait de ces liquidités que le suspect aurait été arrêté, sur- le- champ, le conditionnel étant toujours de rigueur. Et toujours est-il que la famille du petit garçon n’aurait versé qu’une partie de la rançon, tout en promettant aux bandits de leur remettre le reliquat. Dans tout cela, les ravisseurs auraient lancé une mise en garde aux proches du pauvre enfant de ne pas en parler aux Forces de l’ordre. A partir de ce point, toute une zone d’ombre plane encore sur l’affaire car il était impossible de savoir ce qui s’était exactement passé pour que les ravisseurs aient été poussés à assassiner l’otage.

Hier, la famille de la victime a quitté la Capitale pour rejoindre Ambositra, leur terre natale où l’enterrement était prévu. Au passage, le cortège funèbre accompagné d’une foule compacte, a d’abord fait un crochet au commissariat des 67ha où un représentant de la famille éplorée s’en était remis à l’officier de service pour lui faire connaître son souhait : transmettre à la Brigade criminelle le message de la famille, qui est confiante en la compétence de ce service de Police pour retrouver le ou les assassins. Et c’était lors de cet attroupement devant le commissariat et pendant ces pourparlers des membres de la famille de l’enfant disparu tragiquement avec la Police que le bruit, tout aussi dérangeant qu’inquiétant, a encore circulé. C’est qu’un autre suspect dans l’affaire, c’est-à-dire celui qui a échappé à la Police, et qui serait toujours en cavale, du moins au moment où l’on parle, aurait proféré encore des menaces à la famille. Affaire à suivre !

 

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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