Publié dans Politique

Parlement - Session sur fond de campagne électorale

Publié le lundi, 16 octobre 2023


Les députés et les sénateurs se retrouveront à partir d'aujourd'hui respectivement à Tsimbazaza et à Anosikely. La deuxième session ordinaire du Parlement commence en effet ce jour, conformément à la Constitution qui précise que celle-ci s'ouvre le troisième mardi du mois d’octobre. Bon nombre d’observateurs subodorent déjà que cette session battra le record d’absentéisme parlementaire à Madagascar. Toutes les têtes et les regards se tournent en effet actuellement vers l'élection présidentielle du 16 novembre prochain. Cette distraction n'épargne pas les parlementaires. Plusieurs d'entre eux sont ou seront sur le terrain de la campagne pour ces prochaines semaines afin de tenter de convaincre le maximum d'électeurs à voter pour leurs candidats.
Cette session est d'ordinaire marquée par les discussions budgétaires. Mais au train actuel, l'examen et le vote de la loi de finances risque de passer au second plan. Les quelques débats attendus seront certainement tournés sur le bilan de l'Exécutif. La session devrait comporter peu de textes nouveaux. Certains textes en instance devraient passer devant les sénateurs et les députés. Pour le reste, les parlementaires seraient tenus de ratifier comme d'habitude des accords. Quid de la question des dossiers de mise en accusation devant la Haute Cour de justice, qui a été une fois de plus reportée faute de quorum lors de la précédente session par les députés ?
Tensions
La dernière session ordinaire s'est clôturée sur un climat de tension au sein de l'Assemblée nationale. Des propositions de résolution visant à destituer certains membres du bureau permanent et un président de la commission ont été présentées aux députés. Le vote de deux tiers en faveur de la destitution des membres du Bureau permanent n’a pas été atteint, la destitution n’a donc pas abouti. En revanche, pour le président de la Commission des ressources stratégiques, Mohamad Ahmad, une majorité simple a été suffisante et le député Ravonty Tam Téon Luc a été élu pour le remplacer. La session ordinaire s'est également clôturée par l'avortement de la séance de questions au Gouvernement.
Au Sénat, la situation est moins tendue. Les sénateurs viennent de destituer leur président, la semaine dernière, lors d'une session extraordinaire et ont porté le nouveau sénateur, le Général à la retraite Richard Ravalomanana, à la tête de la deuxième institution du pays. La situation de l'ancien tenant du perchoir du Sénat devenait intenable après ses récentes déclarations et  retournements. Pour rappel, l'ex-président du Sénat a déclaré le 13 septembre qu'il renonce à ses fonctions de Chef d'Etat par intérim pour des raisons personnelles. Un mois plus tard, il affirme qu'il a été menacé. Un changement brutal qui a interrogé ses pairs sur sa santé mentale. Destitué de son poste de président du Sénat, Herimanana Razafimahefa reste néanmoins toujours sénateur. La question est de savoir s'il va oser se présenter au Sénat après avoir de lui-même claqué la porte à ses pairs.
La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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