Publié dans Politique

Jeune femme souffrant d'un trouble mental - La victime récupérée par ses parents

Publié le jeudi, 24 octobre 2024

Après sa subite disparition à Talatamaty, avant-hier matin, une jeune femme de 22 ans a été finalement retrouvée à Anosiala Ambohidratrimo, vers 4h du matin, hier. La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre, du moins sur les réseaux sociaux, où l'on a parlé du kidnapping  de la concernée, du fait qu'elle aurait été également droguée, mais qui se serait d'ailleurs fait déposer par des inconnus en 4x4, à Anosiala, sur les bords de la RN4. Notons au passage que la concernée souffre d'un léger trouble mental. Actuellement, elle a pu rentrer chez elle après que son père, aidé par la Gendarmerie, est venu la récupérer hébétée et sans voix, depuis.

Mais comment les villageois d'Anosiala racontent comment cette jeune femme a pu être retrouvée. "Il était 4h30 du matin et un véhicule bleu s'est garé derrière notre échoppe. Nous avions cru que c'était des clients venus chercher du café. Mais après quelques moments aux occupants du véhicule de deviser à voix basse, ils étaient remontés à bord et le véhicule était reparti en direction de la Capitale. Presque simultanément après le départ de ces inconnus, voilà que cette jeune femme entrait discrètement dans notre maison, profitant du fait que la porte n'était pas verrouillée", relate Hanitra, gargotière de son état. 

Les propriétaires de la petite échoppe n'en revenaient pas devant cette visiteuse un peu trop matinale et un peu inquiétante. Visiblement, la victime semble n'être pas du tout en forme. Pire, elle n'a plus du tout ses esprits. "Elle semblait souffrir au niveau du bras gauche qu'elle soutenait de sa main droite, de temps en temps. Elle se plaignait aussi d'avoir faim et fatiguée. Mais elle ne voulait boire quoi que ce soit. Elle affirmait n'avoir que 15 ans alors que dans sa carte d'identité, il est  indiqué 22. Nous proposons de la conduire à la Gendarmerie, elle a refusé, arguant qu'elle s'est foulé la cheville", poursuit notre interlocutrice.

Chez la famille qui a accueilli la victime, décision fut prise de publier l'information sur Facebook. D'ailleurs, c'était de cette manière que le père de la jeune femme l'a apprise. D'après une source, elle vivait avec son frère et son père. Et que mardi matin dernier, vers 8h, son père, avant de quitter son foyer, l'avait surtout recommandée de ne pas bouger de chez eux. Mais une recommandation qu'elle était loin de suivre à la lettre. A preuve, elle était quand même sortie et voilà ce qui lui était arrivé.

D'après la Gendarmerie, le père de la jeune femme racontait que celle-ci avait subi une agression sexuelle alors qu'elle n'avait que 17 ans. Cette situation a impacté psychologiquement la malheureuse, quoiqu'on l'a soignée à Befelatanana et à Anjanamasina. Le chef de famille explique avoir dépensé une fortune pour soigner sa fille. Mais cela n'a pas changé son état.

Actuellement, la Gendarmerie procède à la réquisition des personnes qualifiées du centre Vonjy de Befelatanana, afin qu'on puisse confirmer ou vérifier que la victime aurait été violée ou non. Par ailleurs, le chef de famille a été conseillé de déposer une plainte contre X. tandis que l'enquête suit son cours.

 

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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