Publié dans Politique

Bas Mangoky - Des députés font bloc derrière le projet agricole

Publié le jeudi, 06 février 2020

Le débat projet d'exploitation agricole dans le Bas-Mangoky, en partenariat avec une société issue des Emirats Arabes unis débarque à l'Assemblée nationale. Au cours d'un point de presse hier à Tsimbazaza, une quinzaine de députés ont apporté des précisions sur le « plus grand projet agricole du 21è siècle à Madagascar ». Face à la polémique entourant le projet, les Siteny Randrianasoloniaiko, Tsitara Rogers Osman, Lucien Rakotomalala, appuyés par Paul Bert Velontsara, Honoré Rasolonjatovo, Bavy Angelica Michelle, affirment avoir effectué leurs enquêtes. Des descentes sur place ainsi que des rencontres avec les responsables ministériels ont notamment été menées.

 

Ces députés soulignent ainsi d'emblée que ce projet est une réponse au « velirano » du Président de la République de Madagascar, pour l'autosuffisance alimentaire de Madagascar. Ces députés s'inscrivent en faux contre les accusations selon lesquelles le pouvoir a vendu les terrains qui seront exploités par les Arabes. « Aucun bail n'a été établi entre l'Etat malagasy et le groupe qui va mettre en œuvre le projet agricole. Seul un contrat de partenariat lie les deux parties », précisent ces élus. « Si on compare le projet à un mariage, il ne serait encore qu'au stade de vodiondry. Nous n'en sommes pas encore à parler de mariage à la Commune ou de mariage à l'église », soutiennent ces députés, qui annoncent d'ailleurs que le projet sera soumis à l'Assemblée nationale.

Rive droite

Répondant aux accusations des membres de l'opposition qui affirment qu'un grand opérateur malagasy possède la moitié des terrains à exploiter sur le projet, les députés affirment que cela n'est pas vrai. « Les certificats de situation juridiques peuvent prouver ce que l'on affirme », soutiennent les élus de Tsimbazaza. Le projet agricole concernera la rive droite du Mangoky, c'est-à-dire le District de Manja, précise-t-on également. La rive gauche du Mangoky, qui fait partie du District de Morombe, laquelle a fait l'objet d'investissements en termes d'aménagement et d'adduction d'eau grâce notamment aux prêts obtenus auprès de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, ne sera pas impactée par le projet.

A ceux qui affirment que le projet agricole risque de diminuer les ressources en eaux destinées aux espaces aménagés sur la rive gauche du Mangoky, les députés répondent que le projet agricole devrait puiser à la fois ses ressources en eau dans le Mangoky, mais également dans les nombreux forages prévus dans le cadre du projet.

Il ne s'agit pas d'un bloc compact de 60.000ha mais de la somme de plusieurs parcelles éparpillées, précisent en outre les parlementaires. Et eux de souligner que les paysans qui occupent les parcelles seront appuyés. Les zones occupées par les populations, que cela soit les habitations, les lieux de production, les lieux de sépulture, seront conservées intégralement. D'ailleurs, le projet aurait selon les députés reçu l'onction des « zokiolona » des localités concernées.

L'Etat va acheter les produits en deçà du prix sur le marché international, confirment par ailleurs les parlementaires. 80% des productions du site exploité par les Arabes vont être achetées à des prix raisonnables par l'Etat malagasy qui les revendra sur le marché local, soutiennent-ils. Les 20% restants seront remis à titre gratuit à l'Etat malagasy. « Ce serait une fierté pour la partie Sud du pays, où règne le Kere depuis toujours, de fournir la moitié des besoins alimentaires de Madagascar », indique Siteny Randrianasoloniaiko.

Les opérateurs malagasy ne seront pas lésés, rassurent enfin les députés. 100.000ha sont nécessaires à l'autosuffisance alimentaire de Madagascar. 60.000ha seulement sont prévus être exploités dans le Bas Mangoky. D'autres surfaces exploitables devront être aménagées incessamment, notamment dans la SAVA, le SOFIA, l'Alaotra Mangoro ou dans l'Atsimo Andrefana. Les opérateurs qui rempliront les critères fixés par l'Etat seront libres d'exploiter dans ces zones.

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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