Publié dans Société

Planification familiale face à la Covid-19 - Des produits contraceptifs en rupture de stock…

Publié le jeudi, 22 octobre 2020

Parmi les impacts de la crise sanitaire. La baisse du taux de nouveaux utilisateurs de planification familiale (PF) en fait partie pour Antananarivo, selon les informations émanant du réseau « Santé et droits sexuels et reproductifs » (SDSR) Madagascar. Ce taux a chuté jusqu’à moins 46% en avril et moins 44% en juillet auprès de 18 Centres de santé de base (CSB), selon l’analyse comparant les données de 2020 par rapport à celles de 2019. D’un autre côté, bon nombre de formations sanitaires dans toute l’île, notamment les CSB dans les zones éloignées, ont fait face à une rupture de stock en produits contraceptifs. Les préservatifs, les pilules et les doses d’injection ont été les plus manquants dans les stocks, à en croire un chef CSB situé dans une Commune rurale d’Ankazobe, voulant garder son anonymat. « Nous avons dû faire patienter nos utilisateurs jusqu’au nouvel approvisionnement. D’ailleurs, certains d’entre eux ont manqué au rendez-vous, notamment durant le confinement total, à cause de l’absence des transports en commun », informe ce médecin. Les utilisateurs issus des milieux défavorisés en sont les principales victimes, faute de moyens pour s’acquérir des produits dans les cliniques privées.
Difficultés dans l’approvisionnement
Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), l’un des grands pourvoyeurs des méthodes PF à Madagascar allouant un financement conséquent, reconnait ce fait. « La chaîne d’approvisionnement de produits contraceptifs, depuis le sommet jusqu’au terrain, a connu des difficultés durant la crise sanitaire. Cette situation est notamment due aux problèmes de confinement, dont l’interruption de la circulation. Les résultats d’une étude y afférente, démontrant cette perturbation de l’approvisionnement et entraînant la rupture de stock des produits contraceptifs, sortiront bientôt », confirme Ngoy Kishimba, conseiller en population et développement au sein de l’UNFPA. A cela s’ajoute l’indisponibilité des prestataires mobilisés pour faciliter l’accès aux services de PF. « Ces prestataires ont été redéployés dans les autres services de prise en charge des patients de la Covid-19 », rapporte le conseiller auprès de cet organisme onusien. Comme solutions, ladite étude propose d’une part le renforcement du cadre d’investissements, en élargissant le partenariat, et d’autre part la consolidation des interventions stratégiques afin d’atteindre l’objectif « 0 besoin non satisfait en PF d’ici 2030 ».
Recueillis par Patricia Ramavonirina



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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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