Fait grave : toutes ont été mordues au niveau de leur visage, et non sur la partie inférieure de leur corps. Dans le summum de son agressivité, le chien a sauté sur chacune de ses victimes, alors livrées complètement à sa merci. Puis, il recommence le carnage chaque fois qu’une personne est mise à terre.
Face aux assauts de l’animal, et afin de l’empêcher de continuer à attaquer les gens, des membres du fokonolona ont alors réagi, bravant ainsi la crainte d’être mordus à leur tour. S’armant de courage, ces individus lui ont jeté des pierres ou lui ont tapé dessus à l’aide de bâtons afin de le neutraliser. Il fut ensuite abattu sur-le-champ. Les victimes ont eu l’obligation de se faire examiner et vacciner à l’Institut Pasteur. Jusqu’ici, personne ne s’est encore prononcé comme étant le propriétaire du chien, de peur évidement de réparer les dégâts occasionnés par la bête.
Par ailleurs, cet incident met en émoi les passants qui croisent dans la rue des molosses accompagnés par des maîtres-chiens ou leurs propriétaires. Il serait judicieux d’imposer l’utilisation d’une muselière afin d’éviter des accidents regrettables comme c’était le cas quelques années plus tôt dans un quartier populaire de la Capitale où un molosse a mordu au visage un enfant qui se trouvait au bord de la fenêtre de sa maison.
Franck R.