Publié dans Société

Décès d’un médecin à Fianarantsoa - A cause du vaccin ou d’une coïncidence malheureuse ?

Publié le jeudi, 20 mai 2021

Un médecin du Centre hospitalier universitaire Tambohobe à Fianarantsoa et également enseignant-chercheur à la Faculté de médecine à l’université de cette ville, du nom de Hasina Raherimamdimby, a succombé hier au service d’urgence de son lieu de travail. Il avait 45 ans. L’origine de son décès demeure encore inconnue.

Mais à en croire ses proches, il vient d’être vacciné contre la Covid-19. « C’est comme une piqûre de moustique », commente le défunt sur Facebook quelques heures après avoir reçu la première dose de vaccin, soit la veille de son décès. Une information confirmée par le ministère de la Santé publique, ayant indiqué que ce médecin a choisi de se faire vacciner avec ses collaborateurs, en même temps que les 218 volontaires auprès du vaccinodrome de Fianarantsoa, mercredi dernier. Cette mauvaise nouvelle s’est vite répandue sur la toile et a fait des vagues dans un pays dont la campagne vaccinale est encore au stade embryonnaire. Ses connaissances ont affirmé que le docteur Hasina était en bonne santé quelques heures avant sa mort et a même pratiqué des exercices physiques, avant de rendre l’âme aux alentours de 9h du matin. On ne sait pas précisément pour l’heure si le vaccin Covishield a causé ou non le décès subit de ce professionnel de santé qui était toujours sur le front dans le maintien efficace de la propagation de la Covid-19 à Madagascar.  

Seul le résultat de l’autopsie permet d'affirmer la cause du décès

Au nom du ministère de la Santé publique, le docteur Manitra Rakotoarivony, directeur de la Promotion de la santé, a présenté ses condoléances tout en précisant que les autorités sanitaires à Madagascar ont immédiatement dépêché sur place des équipes pour mener une investigation qui va éclaircir les zones d’ombre autour de ce décès. Une autre source a avancé qu’« une équipe du ministère de la Santé publique, comprenant celle de surveillance auprès de la Direction du programme de vaccination élargie (DPEV),  la Direction de l'Agence des médicaments de Madagascar (DAMM) ainsi que des professionnels en expertises médicaux légales, a pris aujourd’hui (ndlr : hier) le départ pour Fianarantsoa afin de procéder aux différentes étapes permettant de déterminer l’origine du décès ». « C'était un ami, un frère, une personne très humble et très serviable. (…) Nous avons vécu des moments ensemble, que ce soit ici à Madagascar ou à l'étranger (…) Il était toujours présent quand nous avons besoin de lui. Malheureusement, avec cette épidémie, je ne pourrais même pas être présent pour lui dire un dernier au revoir. (…) J’espère que l’enquête menée par le ministère de la Santé puisse établir toute la vérité pour que sa femme, ses enfants et ses amis puissent faire leur deuil sereinement », ont partagé ses amis médecins.

En outre, une information nous est également parvenue que la semaine dernière, un médecin opérant dans la Capitale aurait succombé quelque temps après l’administration de la première dose du vaccin Covishield. Pour l’instant, aucune expertise n’a également été réalisée pour confirmer la thèse de l’origine du décès. Il est ainsi impossible d’affirmer quoi que ce soit.

Il faut noter que toute personne voulant se faire vacciner doit avoir un avis médical favorable. Au niveau des vaccinodromes, le sujet passe par trois parcours en commençant par une enquête effectuée par un médecin. Il s’agit d’un entretien au cours duquel tous les problèmes de santé du concerné sont évoqués. Ce n’est qu’à l’issue de cette étape que l’éligibilité du demandeur sera confirmée. Et avant l’administration de la dose prescrite, une nouvelle inscription sur papier et sur ordinateur est au programme. Pour les personnes diabétiques reçues par l’Association malgache contre le diabète par exemple, les médecins ont favorisé celles qui développent un diabète équilibré.

K.R. 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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