Publié dans Société

Conférence internationale du travail - Madagascar représenté par une vingtaine de participants

Publié le jeudi, 20 mai 2021

Une délégation tripartite. Madagascar fait partie des 187 Etats membres de l’OIT (Organisation internationale du travail) participants de la Conférence internationale du travail (CIT), laquelle a été ouverte hier. Pour la première fois de son histoire, cette 109è session se tiendra de manière virtuelle, reflétant ainsi les changements imposés par la crise de la Covid -19.

Parmi les 7 000 participants du monde entier, la Grande île est représentée par une vingtaine de participants, dont le ministre du Travail, de l’Emploi, de la Fonction publique et des Lois sociales. La délégation malagasy se compose de représentants du ministère de tutelle, ceux des employeurs et ceux des travailleurs. « Les travailleurs sont fortement représentés cette année, soit 5 participants, par rapport aux précédentes sessions. Nous nous attendons à ce que cette participation soit bénéfique et renforcera le soutien aux employés », s’exprime Henri Rémi Botodia, parmi les participants et non moins Secrétaire général du SEKRIMA. D’ailleurs, l’OIT apporte de nombreux soutiens techniques dans le domaine du travail et de l’emploi du pays, tant dans le secteur formel qu’informel.

Lors de la dernière session de la CIT en 2019, Madagascar a pu faire le dépôt officiel des 6 conventions internationales qu’il a ratifiées. Il s’agit de la convention 143 sur le travail migrant, celle 181 sur les bureaux et agences de placement, celle 189 sur le travail domestique, celle 151 sur la relation de travail à l’administration, celle 154 sur la négociation collective ainsi que le Protocole 29 sur le travail forcé. Le Président de la République lui-même s’est déplacé à Genève pour les signatures et le dépôt officiel. Depuis, l’alignement des textes sur certaines conventions a pu se faire. Cela sera également pris en compte dans le Code de travail révisé.

Plusieurs thématiques au programme

Outre l’évènement virtuel et le coup d’envoi d’hier, la CIT de cette année se poursuivra en 2 parties, l’une à partir du 7 juin prochain et l’autre en novembre- décembre 2021. Les questions inscrites à l’ordre du jour de la partie qui se déroulera en juin comprennent la publication d’un document final à propos de la réponse apportée par l’OIT à la Covid-19 , le programme et budget de l’OIT pour 2022-23 , la discussion récurrente sur la protection sociale , ainsi que l’examen des rapports sur l’application des normes du travail durant la pandémie et la discussion des cas par pays qui y sont liés. Intitulé « l’action internationale pour une réponse à la Covid-19 centrée sur l’humain », le Sommet sur le monde du travail aura lieu les 17 et 18 juin et sera composé de séances d’environ 90 minutes par jour. Le Sommet comportera une session de haut niveau avec la participation de Chefs d’Etat et de Gouvernement ainsi qu’une table ronde avec des représentants tripartites.

L’adoption de la convention internationale sur l’apprentissage figure parmi les objectifs de la 109è session de la CIT. Aussi, la Santé et la sécurité au travail (SST) devrait être mise au même rang que les principes des droits fondamentaux. Quant aux travaux de commission, l’application des normes, l’inégalité sociale, les compétences et apprentissages, les réponses à la Covid -19 ainsi que la sécurité sociale seront débattus. Pour le dernier volet, Madagascar note des avancées dans le domaine de la SST, avec la prochaine ratification de 3 conventions.Les processus y afférents sont en cours…

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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