Publié dans Société

Tentative d'exportation de drogue en Nouvelle-Zélande - Un Nigérien condamné à 5 ans de travaux forcés

Publié le mardi, 22 juin 2021


Une tentative afin d'exporter 0,85kg de méthamphétamine, une variété de drogue dangereuse vers la Nouvelle-Zélande, s'est produite dans la Capitale en octobre 2020. Hier, deux accusés étaient devant la barre : une jeune femme malagasy de 25 ans et un jeune passeur nigérien, Obalior Chibuike. Tous les deux ont comparu devant la CCO du Pôle anti-corruption (PAC), pour répondre de leurs actes devant les accusations de tentative d'exportation de drogue à haut risque et complicité pour association de malfaiteurs. Au terme de son procès tout au long duquel il a nié les faits, la présidente de la Cour a énoncé le verdict : 5 ans de travaux forcés et une interdiction de séjour de 5 ans après la purgation de peine pour le Nigérien.
 Antoine Bongo, cet autre africain impliqué dans cette même affaire, mais qui n'a pas comparu, est recherché par la Justice malagasy. Par contre, le Tribunal a relâché la jeune accusée malagasy au bénéfice du doute. Lors de sa prise de parole, Obalior n'a pas caché d'avoir été payé à 200 $ par Bongo, qui l'avait chargé d'expédier le colis auprès d'une société sise à Ankorondrano. Et là, son colis était constitué de quelques paniers en raphia, d'authentiques et purs produits d'arts malagasy.
 C'est là que le pot aux roses fut étalé au grand jour. Car les agents de l'entreprise ont flairé quelque chose de louche sur les raphias. Et en les démontant, leur doute s'avérait fondé sur ce que contenaient réellement les jolis paniers. Effectivement, ils découvrent, non sans mal, la méthamphétamine savamment cachée à l'intérieur des attaches de ces paniers. "J'avais un problème d'argent, et je m'étais rendu au Glacier pour y rencontrer des gens. C'est là que j'ai rencontré Bongo, qui m'a proposé ce boulot", raconte l'accusé au juge. Pour ce dernier, les conditions sont requises pour qualifier le Nigérien de trafiquant de drogue : "Vous séjournez pendant trois années à Madagascar et vous n'avez pas d’emploi. Comment avez-vous alors pu vivre dans de telles conditions pendant toute cette période ?", lui questionne la présidente de la Cour. « C’est là qu’Antoine Bongo m’a rendu service avec ce colis dont j’ignorais qu’il contenait de la drogue », explique l’accusé.
Quant à la jeune malagasy, elle nie totalement connaître Obalior, qui affirme autant. Ce qui a contribué à sa mise en liberté, elle qui avait été placée sous mandat de dépôt, depuis octobre 2020 où la Brigade des stupéfiants l'avait arrêtée. Car elle était embarquée dans cette affaire malgré elle. Toutes les instructions sur le colis ont été trouvées sur son téléphone. Et cela a pu être mis au grand jour après la réquisition de sa puce téléphonique. "Comment expliquez-vous que vous êtes trempée dans cette affaire à la suite de cette histoire de puce ?", lui demande le Parquet général, tout autant que le juge. "Ces gens ont simplement cette puce que j'avais achetée et que j'ai perdue depuis. J'étais à Ambatondrazaka lorsque cette affaire a éclaté en plein confinement, et je ne les connais, ni d'Adam, ni d'Eve", explique l'accusée qui, finalement, a été relâchée par la Justice…
Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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