Publié dans Société

Saisie de 49 kilos d’or - Vague d’arrestations aux Comores

Publié le dimanche, 02 janvier 2022



7 personnes aux arrêts. A moins d’une semaine de la découverte du trafic de 49 kg de lingots d’or aux Comores, plus précisément à l’aéroport international Moroni Prince Said Ibrahim, les autorités locales ont procédé à une vague d’arrestations dans la journée du 31 décembre dernier.  Depuis l’éclatement de l’affaire, sept personnes subissent actuellement des interrogations auprès d’une commission d’enquête et sont placées en garde à vue dans les locaux de la Gendarmerie avant leur présentation devant le juge d’instruction, prévue ce jour.

Parmi elles, d’après la presse comorienne, le directeur général des aéroports des Comores, Y.A.A., dont le nom a été cité par des agents du lieu où le trafic a été découvert. Personne n’est pourtant jusqu’à maintenant parvenu à préciser l’implication de ce haut responsable des aéroports des Comores. Celui-ci a vécu un ascenseur émotionnel dans la dernière journée de l’année 2021 dans la mesure où il a été entendu par la Gendarmerie avant d’être libéré puis de nouveau arrêté. Le tout dans la journée du 31 décembre. La presse locale avance que ce trafic entre Madagascar et Dubaï avec un passage aux Comores est perpétré par un réseau dont la Gendarmerie comorienne est en passe de démanteler.

Le second personnage arrêté dans ce trafic est un ancien receveur de douanes. Répondant au nom de F.A., il est très proche du comorien appréhendé à l’aéroport international avec les deux Malagasy et sur lesquels ont été découverts les 49 kg de lingots d’or qu’ils comptaient transporter à Dubaï à l’aide d’un jet privé affrété pour l’occasion. Le plan de vol de ce jet mentionne en effet l’aéroport Al Maktoum (Dubaï) comme destination finale.

C’est ce Comorien, un certain E.I.H., qui serait le cerveau de ce trafic et qui a déjà passé un sulfureux dans ce genre de trafic d’or. D’après les médias comoriens, E.I.H. s’est trouvé déjà dans le cœur d’une affaire de même acabit en Tanzanie et y a été emprisonné pendant 8 mois. Ce trentenaire possède une vedette rapide qu’il utilise maintes fois pour rallier Madagascar des Comores.
De ces révélations de la presse comorienne, il se pourrait que ce n’est pas la première fois que E.I.H. et ses complices malagasy et comoriens effectuent ce genre de trafic.
Outre ces cinq individus placés sous les verrous, deux autres employés de l’aéroport Moroni Prince Said Ibrahim, ont été aussi interpellés. Ils sont respectivement un agent y travaillant et une responsable du salon VIP.

De la vigilance des douaniers et des Forces de l’ordre ainsi que des agents de sécurité des aéroports de Madagascar, les trafiquants optent depuis peu la voie maritime pour faire sortir l’or du pays. Pas plus tard qu’au mois de novembre dernier, c’est de cette manière que 25 kg de ce métal précieux  sont sortis illégalement du territoire. Avertie par  la partie malagasy sur un éventuel trafic à bord d’un catamaran à destination des Seychelles, la douane seychelloise y a effectivement découvert après une fouille minutieuse ces 25 kg de lingots d’or, transbordés certainement en haute mer.

Les autorités malagasy ont ainsi du pain sur la planche en vue de rapatrier ces lingots d’or exportés illicitement du pays. Avec les 73,5 kg d’or en Afrique du Sud, les 25 kg aux Seychelles et les 49 kg aux Comores, 149 kg d’or de Madagascar et quelques poussières sont maintenant à rapatrier et à placer à la banque centrale de Madagascar…

La rédaction



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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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