Publié dans Société

Projets innovants - L'urine pour produire de l'électricité

Publié le vendredi, 21 octobre 2022

Une alternative énergétique. Un groupe de 6 étudiants a pu concevoir une start-up baptisée « Input/Output for a Proper Impact » (IOPI). Ce projet innovant valorise l'urine afin de résoudre deux problèmes sociétaux majeurs, à savoir les coupures fréquentes d'électricité et la pollution. « 1,5 litre d'urine sort quotidiennement du corps d'une personne. Une fois exploitée, cette quantité peut allumer une lampe de 12 watts pendant 6 heures et charger un téléphone portable. En fait, la substance appelée "urée" dans l'urine nourrit les microbes, lesquels produisent un faible taux de courant électrique pouvant être stocké dans un accumulateur d'énergie.

Cet équipement fait partie des produits que nous avons conçus pour la réalisation du projet, tout comme les membranes, électrodes, installation sanitaire complète et autres », expose Harinjara Navalona Ranaivozafy, du groupe IOPI. « Nous avons déjà effectué une étude de grande installation afin de concrétiser et étendre ce projet. Le partenariat avec une association pour la mise en place d'un réservoir d'urine a pu se faire durant les 3 mois d'élaboration du projet. Une rencontre avec les responsables au sein de la Commune urbaine d'Antananarivo a déjà eu lieu pour l'installation des cabines à urinoir, où des kits IOPI seront mis en place », ajoute l'étudiante. Parmi les avantages de la concrétisation de ce projet innovant figurent la réduction du délestage et la promotion de l'énergie renouvelable. De plus, la ville sera plus propre, avec moins de coins nauséabonds à cause de l'urine. 

Deux prix pour IOPI

Parmi les 40 projets en compétition du programme « Orange Summer Challenge » dans les 9 pays du continent africain. Des projets innovants conçus et proposés par les candidats de Madagascar ont conquis les entreprises partenaires durant ce stage professionnalisant et cette compétition internationale. Après 3 mois d'implication et de dur labeur pour les étudiants impliqués, ils ont pu défendre leurs projets face à un public averti, composé entre autres de diverses parties prenantes des écosystèmes académique, économique, TIC et entrepreneurial. « Après leur sélection, les étudiants ont passé une première évaluation. La moitié des notes émanent de leur évaluation interne tandis que l'autre moitié a été obtenue à partir du voting du public », informe Toky Maminiaina Randrianavalona, formateur au sein de l'Orange Digital Center. Après la présentation et le vote en direct, la start-up IOPI a remporté le premier prix décerné par Orange Madagascar. Le groupe qui l'a concocté remporte ainsi des gros lots d'une valeur de 43 millions d'ariary, composés d'un box et d'un an d'accès illimité à l'Internet, ainsi qu'une tablette offerte par Huawei. A cela s'ajoute un an d'incubation et d'accompagnement pour en faire une entreprise. De plus, ce projet figure dans le top 5 à fort niveau d'innovation et d'impact récompensé par Google international. Il reçoit ainsi le prix de 2.000 dollars. Pour sa première participation à l'« Orange Summer Challenge », Madagascar s'est hissé sur le podium international grâce à IOPI pour la valorisation de l'urine !

Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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