Publié dans Société

Intempéries - La suspension des cours ne fait pas l’unanimité

Publié le lundi, 17 février 2025
La montée des eaux reste d’actualité, notamment dans de nombreuses localités de la CISCO d’Atsimondrano La montée des eaux reste d’actualité, notamment dans de nombreuses localités de la CISCO d’Atsimondrano Crédit photo : BNGRC

Une décision tardive. La plupart des parents ont qualifié ainsi l’annonce de suspension des cours par la Direction régionale de l’éducation (DREN) d’Analamanga, dans la matinée d’hier. En fait, cette publication annonce 2 journées d’interruption des cours, lundi et mardi, pour une reprise prévue le mercredi 19 février. Plusieurs Circonscriptions scolaires (CISCO) en sont concernées, à savoir Antananarivo-ville, Avaradrano, Atsimondrano, Ambohidratrimo, Manjakandriana et Anjozorobe. « L’alerte rouge pour fortes pluies a été lancée depuis dimanche. Depuis, les responsables auprès de la DREN auraient dû prendre la décision de suspendre les cours depuis, au lieu de balancer l’annonce un lundi vers 6h 15. Bon nombre d’élèves quittent leur maison à 5h ou 5h30 pour aller en classe. De plus, beaucoup de  parents n’ont pas le temps de se connecter sur Facebook le matin, alors que l’annonce y a été publiée », s’insurge Perle R., mère de famille résidant à Soamanandrariny. Comme elle, la grogne des parents a monté hier, non seulement sur les réseaux sociaux mais aussi dans les rues et communautés. 

La suspension des cours ne fait pas l’unanimité puisque l’on a remarqué que certains établissements scolaires ont ouvert leurs portes, accueillant les élèves qui étaient venus. « Nous n’étions pas informés à temps de cette suspension des cours. De plus, des parents nous ont priés de garder leurs enfants, du moins dans la matinée, puisqu’ils ne peuvent plus les ramener chez eux. Raisons pour lesquelles nous avons décidé de poursuivre les cours, sans pour autant blâmer les absents », nous confie la directrice d’un collège sis à Tsimbazaza. Pour leur part, des parents ont dû emmener leurs enfants dans leurs lieux de travail puisque les classes sont fermées. « Nous n’avions pas d’autres choix puisqu’il est trop tard pour retourner à la maison, les déposer et revenir au bureau. Mon supérieur pourra me comprendre, sinon je devrais demander la permission de rentrer plutôt en ce lundi », témoigne Julien R., fonctionnaire travaillant à Anosy.

Lors de l’annonce de la suspension des cours, la CISCO d’Atsimondrano n’était pas dans la liste au début, alors que cette Circonscription enregistre le maximum de sinistrés à cause de la montée des eaux. Un fait qui a intensifié le mécontentement des parents. La DREN Analamanga a confirmé, hier à 12h, que les cours restent suspendus pour les 6 CISCO citées en sus jusqu’à ce mardi, avant la reprise prévue pour demain si les conditions météorologiques le permettent. La décision est ainsi maintenue malgré le changement de l’alerte rouge en alerte jaune. Quoi qu’il en soit, la prudence reste de mise, notamment avec la montée des eaux et les risques d’éboulement. Les parents devraient redoubler de vigilance pour éviter tout incident pouvant frapper les enfants…

P.R.

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  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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