L’attente fut longue. La bataille âpre ! Le suspense est enfin levé. Le Gouvernement Ntsay II, de l’ère IEM, a finalement vu le jour. Censé être mis sur pied le week-end du 24 janvier, il a fallu six longs jours pour que le Chef de l’Etat assisté de son « fidèle compagnon » de Premier ministre parvienne à monter une équipe supposée avoir la capacité et l’efficacité exigées par un contexte socio-politique urgent et en même temps délicat.
On devine le combat en interne dans le microcosme politique évoluant autour du cercle du pouvoir. Deux camps s’affrontent. D’une part, l’équipe solide formée par le numéro Un du pays et son entourage immédiat. De l’autre, les ténors de la plate-forme IRD ayant soutenu le candidat n° 13.
Le premier camp dont le Chef de l’Etat Rajoelina en personne met en évidence un certain décalage de vitesse d’action entre la « locomotive », le locataire d’Iavoloha, et certains éléments de la « rame ». En effet, Iavoloha constate qu’il existe au sein de l’équipe gouvernementale, désormais l’ex, quelques « têtes » qui ne parviennent pas à suivre le rythme. Vu l’urgence du cas national, certains hauts responsables des départements ministériels trouvent encore l’occasion de trainer les pieds. Au fait, ils ont montré, malgré eux, leurs limites. N’étant pas à la hauteur des attentes du peuple, le mieux pour eux revient à céder la place. Le camp d’Iavoloha juge incontournable de les écarter.
Pour sa part, le deuxième camp, il n’entend pas de cette oreille. Les dirigeants des formations politiques composant l’IRD s’accrochent bec et ongles. Ils persistent et signent et ne veulent en rien céder.
Cependant, il ne faut pas badiner sur les affaires nationales. L’intérêt supérieur de la Nation prime au-delà de toute considération individuelle, partisane ou autre. Le Président Rajoelina prend très au sérieux l’état actuel de la situation générale du pays. Tout est urgent ! « Il faut aller vite » dixit le Big Boss. En fait, il s’agit réellement d’une course contre la montre.
L’impression légitime qui se dégage en scrutant par cryptage en profondeur du nouveau Gouvernement Ntsay confirme le souci du Maitre des céans d’Iavoloha à prioriser les éléments aptes à faire avancer à une vitesse grand « V » la direction des affaires nationales. Il n’a pas dévié de ce qu’il a bien voulu dévoiler, en avant-goût, auprès des professionnels du média lors de cette rencontre au Palais que certains n’hésitent pas de qualifier d’historique.
Que les nouveaux élus ou nouveaux entrants, triés au volet, et les heureux reconduits ou les rescapés sachent qu’ils ont affaire à un patron qui ne transige point quand il s’agit de traiter les affaires nationales. Leurs nominations ou reconductions relèvent de la nécessité impérieuse nationale. Le pays n’entend plus leur accorder le temps « d’essai » ou de « stage ». Les ministres du nouveau Gouvernement sont immédiatement opérationnels. On a déjà perdu trop de temps avec ! Ainsi donc, la nouvelle équipe de Ntsay Christian n’a pas de temps à perdre. Il faut descendre illico sur terrains.
Aux chantiers, Mesdames et Messieurs ! Etant donné vos capacités intellectuelles et professionnelles et vu le caractère impérieux des attentes, le pays n’a pas l’intention de vous accorder la moindre excuse.
Ndrianaivo
« Une grande première ». C’est ainsi que la plupart des politiciens interrogés sur le dernier remaniement du Gouvernement ont qualifié la décision du Président Andry Rajoelina d’opter pour une formation technique que politique. Au vu de leur curriculum vitae, tous les nouveaux venus au sein du Gouvernement du Premier ministre, Christian Ntsay sont des éminents diplômés issus de grandes universités internationales. Malgré quelques grognes concernant la reconduction de certaines personnalités, cette nouvelle version du Gouvernement a eu un écho positif au sein de l’opinion publique ainsi que la classe politique aussi bien chez les partisans que dans l’opposition.
Nombreux sont ceux qui ont félicité le Président sur les réseaux sociaux après la nomination de nouveaux membres du Gouvernement. Hier, interrogés sur les ondes des radios privées, certains membres de l’opposition à l’instar de l’ancienne ministre, Ihanta Andriamandrato, issue du parti « Tiako i Madagasikara » ont reconnu que c’est la première fois qu’un Gouvernement est essentiellement composé de techniciens. Néanmoins, elle a émis une certaine réserve en attendant les résultats du travail de chaque ministre. En effet, c’est aussi la première fois qu’un régime lance un appel à candidature à l’attention des intellectuels du pays et de l’étranger afin d’occuper des postes de hauts fonctionnaires de l’administration.
Obligation de réussite
En général, un poste de ministre était toujours considéré comme un poste politique. Du coup, il arrive souvent que la nomination des membres du Gouvernement soit dictée par les affinités politiques par rapport au parti au pouvoir. Une règle à laquelle le numéro un de l’Exécutif a préféré déroger, cette fois – ci, pour laisser place au savoir – faire et à la technicité.
« Chaque ministre sait de quoi il parle et maîtrise le domaine dans lequel œuvre son propre ministère », avait déclaré le Chef de l’Etat lors de la cérémonie de présentation des nouveaux membres du Gouvernement avant – hier à Iavoloha. Le fait pour les ministres d’être spécialistes dans les départements dont ils occupent les oblige davantage à réussir dans leurs missions et n’excuse donc aucun échec.
D’après la communication faite à l’issue du Conseil des ministres tenu après la présentation même des nouveaux ministres, le Président de la République a rappelé le système de contrat – programme qui engage chaque membre de l’équipe gouvernementale. Par ailleurs, ils sont également tenus de respecter un code d’éthique et de déontologie.
Sandra R.
Un incendie a éclaté en plein cœur du quartier d’Ilanivato Anosipatrana vers la fin de la matinée, hier. Des colonnes de fumée s’élevaient dans le ciel, provoquant momentanément ainsi la panique des riverains et des usagers qui empruntent la voie principale. Là, c’est une assez vieille construction qui a brûlé, occasionnant des dégâts assez importants. Le sinistre est survenu pendant l’absence des locataires, selon des témoins. Il a fallu forcer les ouvertures dans la maison afin que les volontaires aient pu s’y frayer un passage. Les secours, qui furent essentiellement composés de membres du fokonolona, ont tenté de sauver des mobiliers se trouvant à l’intérieur tout en s’efforçant de mâter l’incendie avec les moyens du bord. Pendant que les riverains s’affairaient ainsi à organiser les secours, d’autres ont alerté les sapeurs-pompiers dont l’intervention aurait été retardée par l’embouteillage et la valse-hésitation des riverains pour les informer à temps.
Pour l’heure, la cause de l’incendie demeure un mystère. Bien que la maison en feu soit située non loin des bureaux du Fokontany et de la Police, cette situation était loin de faciliter la tâche des secours. Ce n’était qu’après plusieurs minutes d’attente que les fourgons des sapeurs-pompiers arrivent finalement sur place. De plus, ils se sont heurtés au problème d’accessibilité dans la zone du sinistre, la maison se trouvant en deuxième plan par rapport à l’axe principal. Ces derniers n’ont fait que parachever la tâche du fokonolona pour lutter contre le feu, du moins dans un premier temps. Les soldats du feu se sont attelés également à localiser et éteindre des braises ou des foyers de feu qui étaient encore susceptibles de s’embraser à tout moment, tandis que la Police a installé un périmètre de sécurité dans le secteur. Des témoins rapportent que des profiteurs ont cherché à voler encore le reste des mobiliers ou autres objets que les secours ont réussi à dégager de la maison en flamme.
Les locataires ont perdu une grande partie de leurs biens dans ce sinistre. C’était avec une désagréable surprise et quelques larmes de dépit qu’ils débarquent sur les lieux pour réaliser l’ampleur des dégâts.
Franck R.
Opérationnel depuis 2003. Le centre de dépistage du VIH- SIDA pour la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) s’implante auprès du Bureau municipal d’hygiène (BMH) à Isotry. Toutefois, les 4 centres de santé de base niveau 2 (CSB II) en disposent en ce moment. « 1100 personnes par mois viennent se faire dépister du VIH- SIDA auprès de ces centres. Actuellement, 111 personnes séropositives sont enregistrées dans la ville d’Antananarivo et périphéries », informe Naina Andriantsitohaina, maire de la CUA. Ces séropositifs suivent des traitements antirétroviraux.
La nouvelle organisation mise en place aux alentours du Tribunal et des bâtiments administratifs situés à Anosy a fait réagir les usagers de la route. Désormais, il est formellement interdit de stationner aux environs des infrastructures ministérielles. Une décision d’organisation et de sécurité entre autres qui déplait à beaucoup de personnes. Les visiteurs de ces institutions ne disposent plus de parking et sont contraints de stationner à des kilomètres de leur lieu de rendez-vous d’affaires entre autres. « La semaine dernière, je suis allé remettre un document important au ministère des Affaires étrangères (MAE).
La rentabilité de mise. Dans le cadre de la célébration de son bicentenaire mais aussi de la journée mondiale des douanes, la douane malagasy a lancé son plan de redressement, mardi dernier, au Carlton Anosy. Ce plan stratégique vise notamment à améliorer les activités de l’administration douanière autant sur la qualité des services que sur les recettes, et ce, d’ici les trois prochaines années. « Dès l’élaboration de ce plan l’année dernière, nous avons déjà identifié tous les moyens nécessaires à notre portée pour sa réalisation.
Une facilitation pour les contribuables. La déclaration des impôts peut désormais s’effectuer par téléphone. En effet, la Direction générale des impôts (DGI) a créé la plateforme « Hetraphone ». Une signature de convention s’est tenue, mercredi dernier, entre la Direction générale des impôts, la Direction générale du trésor, le représentant de la Banque mondiale ainsi que les trois établissements de « mobile money » à Madagascar. « Ces conventions entrent dans le cadre de l’amélioration du service rendu aux usagers prônée par le ministère de l’Economie et des Finances à travers la dématérialisation.
3 février 2020. C’est le dernier vol d’Air Madagascar en provenance de la Chine avant le 1er mars prochain. En effet, la compagnie aérienne a décidé de suspendre pendant 27 jours la destination Chine par le biais du vol combiné Air Madagascar et Air Austral. Une décision tant attendue et souhaitée par bon nombre de malagasy suite à l’évolution rapide du Coronavirus qui, à l’heure actuelle, a déjà fait une centaine de morts en Chine et de plusieurs cas suspects dans d’autres pays. Etant donné que le vol Air Mad à destination du pays de Mao Tse Tong s’effectue une fois par semaine, tous les dimanches, c’est ainsi que 4 vols n’auront pas lieu jusqu’à la reprise, prévue au début du mois de mars. Si la situation sanitaire en Chine le permet évidemment.
Ce samedi, un vol quitte Antananarivo pour atterrir dimanche à Guangzhou via St-Denis (La Réunion) avec certainement peu de passagers à bord. On image mal en effet, des touristes emprunter ce vol pour une destination que beaucoup de monde évitent en ce moment. Seuls ceux qui sont dans l’obligation de s’y rendre vont braver la peur et s’armer de courage pour fouler le sol chinois.
Espérons que ce Coronavirus soit maitrisé au plus vite afin que les habitants de la Chine retrouvent la quiétude et que le tourisme international reprend de couleur.
La Rédaction
Une éternelle question taraude l’esprit « existe-t-il une opposition, l’authentique, à Madagasikara ? » En tout cas, celle qui prétend l’être et qui gesticule sur la place publique désaxe et déjante. Apparemment, les membres de ladite opposition sous l’acronyme RMDM perdent le Nord pour ne pas le dire l’esprit.
Réunis au Carlton Anosy, samedi dernier, pour un « tour d’horizon » des affaires nationales, dit-on, les Ravalomanana Marc, Tsarahame, Alain Andriamiseza ou encore Arlette Ramaroson divaguent et disent n’importe quoi.
A entendre les interventions des ténors de cette plateforme, une vague impression de folie voire de délire s’en dégage. Pour le peu que l’on sache, une opposition joue le rôle de contrebalance du pouvoir en place. A ce titre, elle peut émettre des avis contraires à l’option politique générale du régime par des arguments structurés et surtout constructifs en fonction de l’orientation politique qu’elle compterait soumettre au peuple au prochain rendez-vous électoral. Tout se joue dans une ambiance saine au sein d’un cadre légal respectant l’Etat de droit et en l’honneur de la démocratie. L’Assemblée nationale (AN) se présente comme cadre idéal de débat politique en supposant qu’elle (l’opposition) y soit représentée. Une formation politique revendiquant le statut d’opposition mais qui n’a même pas au moins un élu au Parlement notamment à l’AN ne mérite pas son titre. L’Assemblée nationale est ainsi l’arène par excellence de tout démocratique. Elus proches du pouvoir et ceux de l’opposition sont appelés chacun à défendre leur cause respective. Une opposition digne de son rang dispose à l’AN un groupe parlementaire propre à elle. Cela va sans dire que cette supposée opposition dispose à la base des membres ou des sympathisants répartis à travers l’île. A vrai dire, le RMDM se limite à tout casser au nombre de son état-major et à la base rien ! En fait, leur force de frappe réside uniquement sur les tapages médiatiques.
Au Carlton, ce samedi 25 janvier, toutes les interventions sortent du cadre. Totalement à côté de la plaque, les Ravalomanana Marc et consorts, en vrais détracteurs, s’égosillent sur des sujets qu’ils ne maîtrisent même pas. Au vu de l’intervention de la Juge internationale Arlette Ramaroson quand elle fustige le régime plutôt Rajoelina Andry d’avoir organisé avec Emmanuel Macron un deuxième round à Paris relatif aux négociations sur îles Malagasy, on tombe des nues. Elle n’est pas sans savoir que la démarche repose sur le principe du dialogue. La vertu du dialogue, un passage obligé, afin d’aboutir dans les meilleures conditions est incontournable. Quand une parlementaire de la trempe de Me Hanitra Razafimanantsoa ose émettre des avis désobligeants sur la Loi de Finances 2020 qu’elle juge peu regardante sur le volet social, c’est aberrant ! Elle sait pertinemment que la LF 2020 réserve une enveloppe consistante pour veiller au bon soin du « sosialim-bahoaka ». Et quand un Alain Andriamiseza a le toupet de critiquer le régime sur la gestion des affaires nationales, il semble oublier que lui-même fut l’un de ceux qui ont plombé la Transition dans certains Départements. Mieux vaut nous limiter à ces quelques cas outrageants.
Aussi avons-nous droit à une opposition qui claudique, qui déjante. Non seulement elle perd l’esprit, mais elle alourdit l’atmosphère en cette période pénible face aux catastrophes naturelles.
Ndrianaivo