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Le jour de demain est décrété fête des amoureux. Ce n’est pourtant pas le cas à la Commune urbaine de Toamasina où il y a un risque de désamour ce jour entre le maire, Elysée Ratsiraka, et le conseil municipal. Les rumeurs injustifiées ou non ont fini par semer les doutes entre ces deux entités, censées être des partenaires pour la gestion et développement de la capitale de l’Est.  Tout est venu de la sortie médiatique effectuée par un ex- député qui accuse le maire d’avoir vendu des terrains communaux. Une accusation réfutée par Elysée Ratsiraka évidemment et ce malgré les divers documents exhibés par l’accusateur devant la presse. Celui-ci a affirmé lors du face- à- face avec les journalistes de Toamasina que des terrains communaux à l’instar de la rue Grand Didier, la rue Lt Berard et la surface où est implantée le croix rouge malagasy ont été cédés par le maire. Des espaces verts figureraient également sur la liste des biens communaux vendus. D’après l’ancien député, une partie de ces terrains est aujourd’hui titrée à un officier supérieur.

Le parlementaire compte interpeller le Pm Ntsay Christian de  ces ventes jugées illégales et réalisées par le maire de Toamasina et qui n’auraient pas reçu l’aval du conseil municipal. Face à cette polémique sans fin à travers la presse entre le maire et l’ancien député, le conseil municipal veut tirer l’affaire au clair. Ayant obtenu l’autorisation du préfet de Toamasina de tenir une réunion extraordinaire, le conseil municipal en organisera demain. A l’ordre du jour, selon un membre de cet organe, diverses demandes d’explications au bureau exécutif sur la gestion des affaires communales et notamment sur ces soi-disant ventes des terrains de la Commune. « Si les explications données ne nous satisfont pas, il se pourrait que cette réunion extraordinaire se termine par le dépôt d’un vote de confiance à l’endroit du maire et de son équipe ». Le 14 février 2019 risque ainsi d’être une sale journée pour le maire. A moins qu’il soit en mesure de lever les doutes installés dans la tête de la population locale et des conseillers municipaux. Si c’est le cas, c’est de nouveau le grand amour. Sinon…

 La rédaction

Trafic de bois de rose - Arrestation spectaculaire d’Eddy Maminirina

Publié le mardi, 12 février 2019

Les clients ainsi que les riverains ont assisté à une véritable scène de film policier hier en milieu d’après-midi sur le parking de La City Ivandry qui se trouve à quelques kilomètres au nord du centre ville d’Antananarivo.  Vers 16h, un véhicule de la Police nationale était apparu sur le parking de ce centre commercial. Personne ne pouvait deviner que c’était pour une mission très spéciale que ce pick-up de couleur verte se trouvait en ces lieux. D’ailleurs, personne n’y a prêté attention, jusqu’au moment où le tout-terrain s’est mis en travers de la route de deux 4x4 de couleur noire et que des éléments des Forces de l’ordre encagoulés et lourdement  armés en descendent,  puis  se ruent sur les portes du premier véhicule pour en faire descendre les occupants. Ces derniers ont rapidement été plaqués au sol. Maîtrisé, l’un des occupants de la première voiture, sans doute le suspect recherché, avait ensuite été embarqué dans le pick up vert de la Police nationale avant de repartir vers une destination inconnue.  Les autres occupants des deux véhicules ont été relâchés immédiatement après le départ du suspect. Celui-ci aurait été conduit directement à la maison de force de Tsiafahy où il est placé en garde à vue, selon une source policière, en attendant sa comparution devant le juge. Notre interlocuteur précise que les éléments de  l’Unité d’intervention rapide de la Police nationale issus du commissariat central d’Antananarivo ayant procédé à l’arrestation ont agi sur réquisition de la Cour spéciale contre le bois de rose et le bois d’ébène qui a délivré le mandat d’arrêt. L’homme arrêté était en fait Eddy Maminirina dit Eddy « Bois de rose », qui comme son surnom l’indique, est un opérateur dans le domaine du bois de rose. 

Le vent en poupe !

Publié le mardi, 12 février 2019

Maintenant que l’on sait le calendrier des législatives, les grandes formations politiques et les personnalités diverses lorgnant les sulfureux sièges au  Parlement, à l’Assemblée nationale, s’apprêtent à engager leur dévolu et se positionnent déjà au  starting-block. Le microcosme politique entre en ébullition. Certains élus de la première mandature comptent sérieusement « récidiver ». Quelques partis, anciennement au pouvoir, ont fait leur temps et risquent même de disparaitre de l’échiquier politique national. Ils doivent se rendre à l’évidence que  dorénavant, ils ne pourront pas éviter l’image des « has been » collée à leurs peaux. La CENI, l’organe principal chargé de toutes les opérations  électorales, avait déjà pris à temps le soin de publier le chronogramme et cela pour donner à tous les prétendants l’occasion d’affûter leurs armes. De ce fait, le scrutin pour l’élection des députés aura lieu lundi 27 mai 2019. Le registre pour le dépôt des dossiers de candidature s’ouvrira le  26 février 2019 auprès des bureaux régionaux de la CENI et les prétendants à Tsimbazaza doivent se munir d’une somme de 5 millions d’ariary au titre de caution. Tous les citoyens âgés de 21 ans et plus pourront s’aligner au départ de la course.

L’Etat va autoriser la Compagnie malgache de distribution d’eau et d’électricité (JIRAMA) à importer directement du fuel lourd. La proposition a été annoncée par le Président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina, lors d’une rencontre avec le Président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesima, dimanche dans l’après- midi, en marge du 32e Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement qui se tient à Addis-Abeba, Ethiopie.
Une rencontre au cours de laquelle le Président de la République malagasy a notamment dressé un état des lieux de la situation de Madagascar en matière d’électricité. Le Président Andry Rajoelina de rappeler notamment à ce titre le prix élevé de l’électricité à Madagascar, « presque quatre fois plus cher qu’en Europe » ou encore la faible production en électricité, « seulement 400 Megawatts par an pour 25 millions d’habitants ». Andry Rajoelina a également réitéré son engagement de doubler la production d’ici cinq ans. En réponse, le président de la BAD a soutenu la nécessité de se pencher sur les problèmes de la société JIRAMA pour qu'elle soit plus efficace. « Nous avons la solution pour la JIRAMA (…) l'État va autoriser la société à importer directement du fuel lourd, cela changera radicalement la situation parce que cela réduira déjà d'au moins 30% le coût de la production », a souligné le Chef de l’Etat malagasy. Une conséquence corroborée par des techniciens contactés. « Cela serait une véritable bouée de sauvetage pour la JIRAMA », confie un spécialiste qui estime qu’une mesure de détaxation serait également la bienvenue.  240.000 litres par jour soit environ 10 camions de fuel lourd, seraient nécessaires pour faire tourner la centrale d’Ambohimanambola, selon un responsable auprès de la JIRAMA.

Cela fait maintenant plus de 2 ans que la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a lancé une opération dite « permis de construire » en vue de permettre aux propriétaires de constructions illicites de régulariser leur situation. Jusqu’ici, on n’en connaît pas la suite alors que pour chaque propriétaire qui a obtempéré, la Mairie a encaissé 1 000 000 de FMG ou 200 000 ariary. A signaler que près de 167 600 constructions étaient visées. Rappelons que ladite opération de régularisation a été déclenchée le 20 octobre 2016 pour une durée initiale de 15 jours, laquelle a par la suite été prolongée jusqu’au 4 novembre de la même année. Il a été demandé aux concernés, de fournir un dossier composé d’un certificat d’immatriculation ou de situation juridique, d’une copie du titre foncier avec présentation du plan officiel du terrain et une copie de leur carte d’identité nationale ainsi que le paiement de la somme forfaitaire de 200 000 ariary au titre d’on ne sait quoi. Afin de convaincre les récalcitrants, la CUA avait brandi la menace de démolition des constructions pour ceux qui n’auront pas procédé à la régularisation. Ce qui a certainement eu pour effet de faire bousculer les contrevenants au portillon.

Chose due

Publié le lundi, 11 février 2019

Chose promise, chose due ! Nouveau régime, un nouveau style ! Nouveau style, une nouvelle culture politique ! A peine une petite semaine après son investiture en tant que Président de la République, Rajoelina Andry Nirina marque une nouvelle empreinte pour une nouvelle pratique du pouvoir. En effet, il descend sur terrains pour voir, sur place, comment traduire en actes les engagements pris. Rajoelina tient à signifier que les promesses annoncées durant la campagne électorale ne restent point lettres mortes. Visiblement, le nouveau Chef d’Etat veut inculquer au pays la culture et la valeur de ce qu’on appelle « la parole donnée ». Pour ainsi dire « chose promise, chose due ».
A travers les Treize axes de Velirano, Rajoelina s’engageait à venir en aide, dans les plus brefs délais, au peuple. Les souffrances que les concitoyens ont dû endurer durant tout le mandat du précédent homme fort du pays doivent impérieusement être mises fin au plus ...vite.

Gendarmerie nationale - Haro sur la corruption et les abus

Publié le lundi, 11 février 2019

Aussitôt mise en place, aussitôt opérationnelle. La cellule de traitement et de suivi des doléances (CTSD) créée au sein de la gendarmerie à la suite de l’initiative prise la semaine passée par le nouveau secrétaire d’Etat, le général de division Richard Ravalomanana, est en activité. La structure reçoit via des numéros spéciaux et compte Facebook mis à la disposition du public, civils et gendarmes, des désidératas au sujet des agissements des gendarmes en exercice dans toute l’île. L’initiative est destinée à renforcer la lutte contre la corruption, les abus et toute autre forme d’infraction susceptible de nuire au fonctionnement et à l’image de cette institution militaire réputée être parmi les terroirs des pratiques répréhensibles et causant des douleurs sociales pour les habitants. L’anonymat et le secret total sont assurés pour les dénonciations et les signalements. Il faut seulement que les renseignements soient bien fondés.

Météorologie - La pluie sera de retour en fin de semaine

Publié le lundi, 11 février 2019

La période des pluies est loin d’être terminée. Cette semaine, la précipitation sera encore au rendez-vous. Durant les deux jours à venir, les pluies arroseront le nord-ouest de l’île ainsi que les Hautes-terres centrales en fin de soirée ou dans la nuit. Dans l’après- midi, des averses  seront encore prévues dans les Régions de Diana, Sofia, Boeny, Analanjirofo et Melaky. En revanche, le temps sera sec sur les côtes Est et Sud de Madagacar, dans les trois jours qui viennent. Quant aux Hautes-terres centrales, il fera sec à partir le jeudi et vendredi prochains, mais la pluie sera de retour en cette fin de semaine. La température minimale sera de 15°C dans le Vakinankaratra et 16° à Antananarivo, tandis que la maximale atteindra 33°C, notamment dans les Régions de Morondava et Maevatanàna.

L’assaut de bandits, samedi dernier, dans la localité de Mahitsy connaît un rebondissement. Le chef de famille et non moins le père du jeune chanteur Michaël Pazzapa a succombé à ses blessures vers le milieu de la journée, hier. Sa mort est survenue après les ultimes tentatives des médecins d’un hôpital de la ville pour le sauver. La blessure,occasionnée par balle, observée sur son ventre était donc fatale à la victime. Par ailleurs, l’homme d’église, également agressé par tir d’arme à feu à son passage à bord d’une moto sur la grande voie longeant le magasin, a dû être transféré en ville alors qu’il était admis initialement dans un centre de soins  base de la localité d’Anosiala Ambohidratrimo. Rappelons que les 7 assaillants  ayant perpétré l’acte et équipés d’armes à feu, dont des puissants et longs fusils, ont surpris le père de famille, de son vivant grossiste dans la filière de la boulangerie et boisson, sur son lieu de travail.

Volley-ball- Championnat des Clubs Zone - 7 Victoire à domicile de la GNVB

Publié le dimanche, 10 février 2019

Jamais deux sans trois. Après avoir perdu son titre aux Seychelles lors de la dernière édition, la Gendarmerie nationale de volleyball club (GNVB) vient de récupérer son bien en gagnant son troisième titre du championnat des Clubs Zone 7 (CCz7), hier au Palais des sports de Mahamasina. L’équipe championne de Madagascar vient de se renouer avec le titre en remportant la finale contre l’Olympique Montagne de Goyaves des Iles Rodrigues sur trois sets à un au terme du match. Les gendarmes se sont imposés dès le premier set à 25-19 mais lors de la deuxième manche, les bérets noirs ont connu un léger relâchement permettant à l’équipe visiteuse de la gagner 25-19. 

Au troisième set, Andry, Bob et ses camarades n’ont montré aucune pitié et  ont voulu gagner à tout prix le match devant leur public. Ce dernier est venu remplir les places désertes du Palais des sports de Mahamasina lors de la phase éliminatoire à 75% durant la finale et les demi-finales. La GNVB remporte haut la main le troisième set 25-15. Les Rodriguais ont riposté à l’ultime manche mais la GNVB n’a pas lâché l’affaire et remporte son troisième titre de l’océan Indien à 25-22 à l’issue du match.  Chez les dames, les Quatre Bornes VB viennent de garder leur titre devant l’Orange Club d’Amitié de Rodrigues en trois sets à un (19/25, 25/19, 25/22,25/13)

Fil infos

  • Allégation de corruption à Ivato Explications peu convaincantes des douaniers
  • Domaine public - Le jardin d’Antaninarenina disparaitra à jamais !
  • Complicité avec les bandits - Des gendarmes placés sous MD
  • Kraoma - Le nouveau DG prend fonction
  • SIRAMA Nosy Be et Brickaville - Quid de la sécurisation des investissements !
  • Attaque de la chenille légionnaire - Antanetibe Mahazaza sur le qui-vive
  • Commune urbaine d’Antsirabe - Les employés décrètent la grève générale
  • Arrestations « musclées » de Rajaonah et Eddy « bois de rose » - Les Forces de l’ordre justifient leurs actions
  • Kidnapping à Tsaratanàna - Complicité de certains gendarmes ?
  • Décès de la jeune Andotiana - La Police française conclut à une mort par noyade

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Editorial

  • Coudées franches.
    Réunie en séance privée dans la matinée du mercredi 13 février 2019, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) déclara conforme à la Constitution la loi 2019-001 autorisant le président de la République à légiférer en lieu et place du Parlement, et pour cela, dans un cadre bien déterminé pour  un temps limité. Rappel, le nouveau Chef d’Etat Rajoelina Andry Nirina, évitant tout risque d’un vide institutionnel pouvant bloquer les actions d’urgence du Gouvernement, soumit au Parlement une loi l’autorisant à légiférer par ordonnance en l’absence du parlement. Au final, les deux chambres ont voté la loi 2019-001 soumise par l’Exécutif. En effet, le 1 er février, l’Assemblée Nationale  l’adopta par une large majorité. Tandis que, le Sénat fit de même le 5 février. Ainsi, sollicitée par le président, pour le besoin du contrôle de constitutionnalité, la HCC décida la  conformité de la loi votée et prit le soin de délimiter le…

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