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Des milliards d'ariary en quelques mois. C'est le montant supposé détourné par l'ancien ministre des Postes, Télécommunication et du Développement numérique (MPTDN), Maharante Jean de la Croix et consorts durant leur bref passage dans ce département. Jeté à la porte par les employés du ministère de la Fonction publique, Maharante a été casé par le Président Rajaonarimampianina et le Pm Mahafaly Solonandrasana à la tête du MPTDN et ce en dépit du refus du personnel. Celui-ci était contre la nomination de ce ministre pas comme les autres à la tête du département en faisant bloc pour empêcher la passation de service entre Maharante et son prédécesseur. Et fait inédit dans l'histoire de la République malagasy, elle s'est déroulée dans la nuit loin des yeux des employés et des caméras des journalistes. Bien que l'entrée de Maharante au sein du ministre soit faite en douce, sa sortie par contre était fracassante en se référant à ce détournement.

 

LA UNE DU 08 JUIN 2019

Publié le vendredi, 07 juin 2019

Dernière ligne droite ! A une semaine de l’événement, l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM), organisateur de l’International Tourism Fair Madagascar (ITM), événement incontournable du secteur touristique à Madagascar, peaufine les derniers détails de cette 8ème édition. « Nous avons particulièrement constaté cette année une augmentation de plus de 50% des participants en provenance des régions. Presque tous les espaces sont aujourd’hui pleins. En tout cas, les préparations sont presque  achevées, il reste l’aspect communication. En plus pour cette édition, comme le lieu d’exposition s’est agrandi, nous avons prévu plusieurs activités hors du commun comme le voyage en Montgolfière pour que les visiteurs puissent avoir un avant-goût des activités à faire dans le pays, sans oublier les animations prévues par l’Indonésie, notre invité d’honneur. A noter que ces activités cernent toutes les catégories de personnes et tous les goûts » a expliqué Boda Narijao, président du Conseil d’administration de l’ONTM, hier, lors de la cérémonie de signature des conventions de partenariat et de sponsoring pour l’édition 2019, à l’hôtel Colbert Antaninarenina.

Malagasy Dairy Board (MDB) organise la foire du lait au Palais des sports Mahamasina. L’événement a débuté hier pour se terminer ce samedi. C’est à ce moment que les membres du groupement ont dénoncé la concurrence déloyale que subissent les producteurs locaux de lait. En effet, le pays importe beaucoup de lait en poudre. « En 2018, le pays a importé 96 millions de litres de lait en poudre. Non seulement le pays se lance dans des importations massives mais le prix de ces produits importés coûtent moins chers au niveau du marché. Si nous estimons le prix du litre de lait à 1000 ariary auprès des producteurs locaux, ces produits leur auraient rapporté  96 milliards d’ariary. Cela justifie à quel point l’importation engendre une grande perte de revenus pour les travailleurs dans le secteur » rapporte Haingotiana Razafindraibe, Pca de MDB. Cela n’étonne pas pour autant car  les consommateurs se méfient de la qualité et de l’hygiène du produit vendu au marché local. Les acheteurs ne se sentent pas en sécurité car du lait de mauvaise qualité se propage partout. Les vendeurs ajoutent du formol voire de l’urine pour conserver le lait. Toutefois,  les producteurs n’arrivent à combler que  seulement 40% de la demande. Leurs vaches manquent de fourrage et deviennent moins productives.

L’agression d’un chef de famille survenue dans la localité d’Ampitatafika samedi soir, retient encore les esprits. Hier, le commissaire de police mis en cause ainsi que son fils ont été encore soumis à une enquête au département dit Inspection générale de police. Une source émanant de cette force a souligné que sitôt la phase des auditions terminée, les deux personnes en cause devront être déférées au Parquet. De son côté, le ministère de la Sécurité publique affirme avoir convoqué les plaignants et les témoins dans cette affaire. Leurs convocations ont fait  immédiatement suite à la réception par les hauts responsables de la Police du soit-transmis émanant du Tribunal d’Anosy. Après les convocations, les plaignants de l’affaire avaient été auditionnés par l’Inspection générale de police. Les interrogatoires pendant lesquels les enquêteurs ont dressé un PV contenant les déclarations de ces personnes, se sont déroulés les journées du mardi et du mercredi derniers.  Précisons que le commissaire en cause  est basé à Anosy même. Des témoins mais aussi la victime et ses proches ont assuré qu’il était en état d’ébriété au moment des faits. L’incident s’est produit au moment où le résident d’Ampitatafika allait ranger sa voiture dans l’enceinte de son domaine à Ampitatafika. En voulant engager une  marche arrière, la voie se serait bloquée par la voiture conduite par le commissaire. La situation a mis celui-ci dans tous ses états et il a accusé l’autre d’entraver la voie.

Moins de dépenses inutiles, plus d’amusements. La célébration du 59è anniversaire de l’Indépendance pour cette année note quelques changements. Le traditionnel défilé militaire au stade de Mahamasina se fera dans l’après-midi du 26 juin. « Outre ceux nationaux, des invités étrangers, notamment des militaires, sont attendus pour participer au défilé à Mahamasina. Les animations artistiques, avec 2 orchestres composés d’environ 600 personnes, se dérouleront dans la matinée », informe le Général Rarasoa, membre du comité technique national d’organisation du 26 juin. D’un autre côté, il n’y aura plus de banquet au Palais d’Etat d’Iavoloha. La tenue de cette festivité de luxe, avec plus de 1000 invités, a toujours engendré une polémique ces dernières années. Les dépenses y afférentes tournent autour de 100 millions d’ariary, notamment pour les couverts et boissons. Cette somme pourrait être utilisée dans d’autres projets ou activités au profit des plus vulnérables. Bon nombre d’entre- eux sombrent dans la misère et la famine, pendant que les invités d’Iavoloha profitent du « festin » d’une journée. Mais ce ne sera plus le cas, du moins pour cette année.

Les Iles Eparses dispersent les avis. Le Président Andry Rajoelina et son homologue français Emmanuel Macron ont annoncé la semaine passée qu’ils allaient reprendre les discussions sur ce dossier. Les deux dirigeants ont alors mis l’accent sur la mise en place d’une commission mixte afin d’aboutir à une solution consensuelle d’ici juin 2020, date du 60e anniversaire du retour de l’Indépendance de Madagascar. Des groupes composés essentiellement de personnalités politiques, universitaires et académiques aux relents nationalistes ont beaucoup gesticulé ces dernières années sur la restitution de ces îles à leur vrai propriétaire qu’est le peuple malagasy. Des activistes nationaux se sont aussi joints à eux pour grossir les rangs dans le même but. Le mutisme quasi-généralisé après que l’actuel Chef de l’Etat a entrepris de prendre la bête par les cornes est assourdissant. Profitant des possibilités offertes par les réseaux sociaux, des citoyens y publient des avis infiniment variés sur le sujet. Beaucoup s’engagent dans des débats stériles au lieu de cogiter ensemble pour redynamiser l’élan national autour de la même cause, objet d’une décision onusienne dans les années 1970.
Nouvelle loi
Il est opportun de retracer la voie empruntée par le rebondissement de l’affaire. L’association Malagasy Miaro ny Nosy Malagasy (MMNM) dirigée par le politicien Alain Ramaroson était parmi les déclencheurs du mouvement. Le 11 novembre 2015, sa troupe était allée rencontrer le bureau permanent de l’Assemblée nationale pour inviter les législateurs à adopter une nouvelle loi régissant les îles malagasy. Devant la presse, les représentants du MMNM ont exposé des renseignements qui faisaient saliver. D’une superficie totale de 43,2 km?, les Bassas da India, Europa, Glorieuses et Juan de Nova représentent une zone économique exclusive de 640 000 km?. S’y ajoutent un groupe d’atolls de 270 et nombreux autres petits ilots disposés sur le plateau continental de Madagascar.

La Confédération africaine de football (CAF) est entrée dans une zone de turbulence. Après les accusations portées par l'ex-Sg de l'instance du football africain et la finale de la ligue des champions à rejouer, voilà qu'une autre nouvelle ressentie comme une bombe dans le milieu du ballon rond fait désormais la une. Il s'agit de l'interpellation hier du président de la CAF, Ahmad, dans son hôtel à Paris où il séjournait dans le cadre du Congrès de la FIFA qui a réélu à sa tête l'Italien Gianni Infantino. Celui-ci qui a avancé à la fin de son élection a mis de l'eau dans le vin du football continental en déclarant que « A la CAF en ce moment, je sais aussi ce qu'il est en train de se passer, qu'il y a des turbulences. Je vous exhorte en ce moment difficile, à toujours garder le sang-froid, la solidarité, l'unité et le respect ».  A la suite de cette interpellation, le président de la CAF est entendu dans leurs locaux par les services de l'Office central de lutte contre les corruptions et les infractions financières et fiscales (OCLIFF). Pour l'instant, c'est le flou total quant aux motifs de cette audition de l'ancien président malagasy de football bien que le magazine  « Jeune Afrique », le premier à balancer l'information, avance la thèse d'un  « contrat rompu unilatéralement par la CAF avec l'équipementier allemand  PUMA ». Interrogé par la presse, le vice-président  de la CAF, le Congolais Constant Omari, confie qu'il « ignore pour quel dossier Ahmad a été interpellé ». Par contre, il affirme que le président Ahmad est entendu par les services de l'OCLIFF et il est assisté par son avocat.

Urgence prioritaire

Publié le jeudi, 06 juin 2019

Priorité absolue. Dans le code de la route, on cite des véhicules dits « prioritaires » tels que les ambulances en service, les trains ou encore le cortège officiel réservé aux chefs d'Institution (le Président de la République ou Premier ministre). En vertu de leur statut particulier, le code leur attribue le privilège de la priorité absolue. A travers le Velirano, Rajoelina Andry Nirina, le Chef de l'Etat, accorde une importance prioritaire à la lutte contre l'insécurité. Il s'agit selon lui d'une priorité absolue. Aucune autre activité ne pourra se faire sans un minimum de sécurité devant aboutir normalement vers un minimum de sérénité ou de paix sociale. Dans la campagne comme en ville, il est pratiquement impossible de se livrer à des activités productrices ou à d'autres activités professionnelles dans une ambiance de psychose aux attaques meurtrières des dahalo ou des bandits armés. Durant les cinq dernières années, le phénomène dahalo et celui voué au banditisme d'une atrocité barbare a pris une ampleur telle que les autorités civiles et militaires se sentent débordées. D'après certaines analyses d'observateurs avertis, cette situation malheureusement inédite découle de l'emprise sans précédent de la corruption au sein du système du pouvoir à l'époque du régime HVM.

 La qualité de l’air se dégrade de plus en plus. Aujourd’hui, ce phénomène est à l’origine de nombreuses maladies respiratoires. « Pour Madagascar, plus de 45 000 décès dus à la pollution ont été recensés en 2015, soit trois fois plus du taux de mortalité liée au VIH Sida. Et ces chiffres ne cessent d’augmenter chaque année. Ces décès résultent surtout des maladies respiratoires mais aussi cardiaques. Les mauvaises pratiques ne cessent de se multiplier au fil des années comme l’incinération à l’air libre des déchets ou encore l’utilisation des vieilles voitures, ce qui fait que la qualité de l’air laisse à désirer », déplore le représentant du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement), hier, lors de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement. Ces décès touchent particulièrement les enfants de moins de six mois étant donné que leur système immunitaire est plus fragile. « Auparavant, la principale cause des décès infantiles fut la diarrhée. Mais actuellement, ce sont les maladies respiratoires liées à l’air pollué », précise le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD).

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Editorial

  • Diplomatie réactivée
    Madagasikara refait surface. Le pays se relève et retrouve lentement mais sûrement sa place sur la scène internationale, dans le concert des Nations libres et souveraines. Moribonde voire même éteinte, la Relation extérieure de la Grande île est désormais revigorée. En soixante ans d'indépendance, la diplomatie malagasy connut des hauts et des bas. Malmenée par les mésaventures des régimes successifs, elle galérait  jusqu'à perdre le cap !  

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