874 316 dollars américains, soit plus de 3 milliards d’ariary. Dans le cadre d’un projet norvégien intitulé « Prévention et réponse aux violences sexuelles basées sur le genre à Madagascar », cette somme  a été mise à la disposition de l’association Fitia par le royaume de Norvège. « La lutte contre la VBG doit être menée avec une approche holistique et je suis convaincu que ce renforcement de la résilience des femmes, des adolescentes, des jeunes filles et des survivantes de violences sexuelles basées sur le genre y contribuera, a souligné Andreas Danevad, ministre-conseiller au sein du bureau de l’ambassade royale de Norvège, lors de la cérémonie officielle de lancement qui s’est tenue hier au Novotel, Ivato. Il s’agit d’un projet couvrant 4 Régions, à savoir Atsimo-Andrefana, Analamanga, Androy et Vatovavy- Fitovinany, s’étendant de décembre 2019 au décembre 2021 et qui est axé prioritairement sur la mise en place du dispositif juridique et communautaire, l’information et l’accès aux services de qualité, le suivi et la coordination.
Ce projet mis en œuvre par l’association Fitia implique également d’autres acteurs, à savoir le ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (MPPSPF), le ministère de la Justice, le ministère de la Sécurité publique, le ministère de la Santé publique, le ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement technique et professionnelle, ainsi que des organisations de la société civile.
 « Nous nous attendons à avoir 11 500 femmes qui vont bénéficier de prises en charge complètes, et 270 qui seront appuyées avec accompagnement pour des activités génératrices de revenus. Il y aura également la mise en place d’un mécanisme pour le suivi et l’évaluation. En mettant en œuvre ce projet, nous contribuerons à l’atteinte de l’objectif de développement n° 5 qui est de parvenir à l’égalité des sexes, autonomiser toutes les femmes, éliminer la violence basée sur le genre et les pratiques néfastes ». Des informations ont été bien mises en évidence au cours de la présentation du projet.  Les principaux bénéficiaires constituent les survivants des violences sexuelles basées sur le genre, les jeunes de 10 à 14 ans et de 15 à 24 ans, les femmes en âge de procréer âgées de 15 à 49 ans, les femmes en dehors de l’âge de procréer, mais aussi les hommes et les garçons de tout âge.
Pour l’association Fitia, des progrès relatifs à cette lutte ont déjà été réalisés par les nombreuses entités, à savoir la Police et la Gendarmerie nationale, le ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (MPPSPF),  le ministère de la  Justice ainsi tous les groupements et Organisations de la société civile (OSC).  « Nous avons apporté aux Brigades féminines de proximité de Tana et de Tuléar la logistique nécessaire pour leur bon fonctionnement. Par ailleurs, l’ouverture des autres BFP dans les commissariats centraux de l’île est effective et ces brigades ne tarderont pas à être opérationnelles. Nous avons également commencé la campagne de sensibilisation se rapportant aux droits des enfants, à la prévention contre les mariages précoces et au référencement en cas de violence, dans les écoles et les lycées publics. Avec le ministère de la Justice, nous avons mis en place une chaîne pénale spécialisée traitant les cas de VBG. Nous avons plaidoyé auprès des parlementaires pour soutenir le projet de loi relatif aux violences basées sur le genre. Cette loi est à présent promulguée. (…) J’ai pris l’initiative d’ouvrir un Centre spécialisé pilote dans la lutte contre les VBG pour assurer la prise en charge des victimes. Nous l’avons inauguré lors de la Journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes, également appelée Journée orange, le 25 novembre dernier. (…) Au sein dudit centre, il existe également des formations adaptées pour aider les victimes et les personnes fragiles afin de faciliter leur réinsertion dans la société et dans le monde du travail et pour qu’elles soient capables de se reconstruire avec assurance (…). Toujours avec nos collaborateurs, nous restons vigilants à l’écoute et agissons par rapport aux cas signalés. Notamment, ces derniers temps, bon nombre de cas nous ont été adressés ou indiqués via les réseaux sociaux. Et enfin, sur le plan international, comme à Oslo, nous avons exposé également la situation de la lutte contre les VBG à Madagascar, lors des conférences au Niger et au Japon », avance la Première dame Mialy Rajoelina, présidente de l’association Fitia dans son discours, hier au Novotel, Ivandry. 
K.R.


Les droits en matière de santé sexuelle et reproductive ne sont respectés à Madagascar. Le non accès des femmes aux décisions sur la santé, la fécondité trop élevée des adolescentes, la mortalité maternelle élevée constituent des points qui méritent d’être abordés. En matière de planification familiale, une femme sur cinq en âge de procréer présente des besoins non satisfaits, ce qui représente environ 1 million de femmes qui ne veulent pas tomber enceinte mais qui n’utilisent pas de méthode contraceptive. La prévalence des violences sexuelles et celles basées sur le genre est élevée à Madagascar. Environ une femme sur trois est victime de violence physique, une femme sur trois endure la violence psychologique, une femme sur sept est victime de violences sexuelles. Le taux de mariage précoce est aussi parmi les plus élevés au monde, sachant que Madagascar se place au 14ème rang au niveau mondial avec environ deux filles sur 5 mariées avant l’âge de 18 ans.

Publié dans Dossier
vendredi, 06 mars 2020

Flottement passager

L’Initiative pour l’émergence de Madagasikara (IEM) garde le cap. Le Plan d’emergence de Madagasikara (PEM) s’engage sur la bonne voie. Et le Président Rajoelina Andry affiche la sérénité.
Le pays traverse ces temps-ci une petite zone de turbulence. C’est tout naturel pour un circuit de long courrier. Pour tout commandant de bord aguerri, il n’y a rien à paniquer. Il suffit de bien maîtriser les commandes de telle sorte que l’appareil soit sous contrôle à tout moment. Le numéro Un du pays, Rajoelina Andry, ayant déjà vécu des cas similaires durant la Transition ne recule jamais et n’a pas peur des « yeux rouges » (« tsy mataho-maso mena »).
Le passage de la première à la deuxième année du mandat du régime n’a pas été si facile pour les tenants du pouvoir, entendre Chef de l’Etat et Premier ministre. L’évaluation des actions de chaque membre du Gouvernement, comme il a été convenu dès le départ, en janvier 2019, prenait des tournures complexes parfois inattendues.
Dès la fin du premier semestre 2019, le patron d’Iavoloha se rendait compte que certains de ses ministres ne parvinrent pas à suivre le rythme escompté. A la traîne, ils n’arrivent pas atteindre la vitesse de croisière dictée par les urgences de situation. Résultats, c’est le patron qui fait tout ! Il est au four et au moulin. Des foyers traditionnels de tension entrent en ébullition. En effet, les secteurs de l’Energie (coupures JIRAMA, pénurie passagère de carburant) et de l’Education (l’éternel litige à l’université, paniers garnis et indemnités des enseignants du secondaire) bouillonnent. Il a fallu l’intervention personnelle du Chef de l’Etat !
La requête du président du Sénat, le HVM Rivo Rakotovao auprès de la HCC pour annulation des ordonnances prises par le Chef de l’Etat et qui a eu un semblant gain de cause met le vent en poupe du côté de l’opposition. La tension générée par la session extraordinaire qui s’ensuit alourdit l’atmosphère.
Et voilà la saga des cartes d’identité aux numéros identiques et des doublons des cartes d’électeurs déversés par la CENI sur la place publique qui enveniment davantage l’ambiance déjà délétère.
Evidemment, les détracteurs sautent sur l’opportunité. Ils ne voulaient pas rater  l’aubaine royalement servie. Toutes les armes susceptibles d’attaquer le pouvoir en place sont mises en œuvre pour en faire des tirs croisés en rafales dont la cible principale n’est autre que Rajoelina Andry Nirina. On se donne la main pour ce faire.
Au final, le régime en place encaisse des coups. Mais loin d’être ébranlé, l’édifice IEM tient debout solidement. Les secousses provoquées par les ondes de choc ne l’impressionnent pas. Le leader de la Révolution Orange, le Président Rajoelina Andry demeure serein et déterminé à conduire jusqu’au bout le train de changement pour améliorer les conditions de vie des 25 millions de Malagasy.
Au final, RMDM et les détracteurs qui leur emboîtent le pas se trompent. Effectivement, atteints d’un « delirium Tremens », ils disent n’importe quoi ! Le peuple qui a choisi son dirigeant en 2018 manifeste toujours son attachement à son choix. Et si on doit refaire mille fois l’élection, le peuple fera le même choix. Ni Ravalomanana Marc, ni Rajaonarimpianina Hery ne reviendront jamais aux affaires de l’Etat.
Finalement, ce ne sera qu’un flottement passager !
Ndrianaivo

Publié dans Editorial

A vingt jours de la confrontation contre la Côte d’Ivoire, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021, la sélection nationale malagasy se heurte de nouveau à un problème d’équipements. Sans consulter le contrat liant l’équipe nationale avec l’équipementier Garman, la Fédération malagasy de football(FMF)  a décidé de lancer un appel d’offres pour un nouveau fournisseur. Or, d’après le contrat signé par le comité de normalisation et que l’équipe actuelle de la FMF n’a pas encore vu la couleur et ce malgré la présence de l’ancien Sg au poste de conseiller du président Raoul Arizaka Rabekoto pendant trois mois, il y serait mentionné que les deux parties sont liées pour une durée de 2 ans. Ainsi, la FMF n’a pas encore le droit de s’engager avec un autre équipementier cette année. Retour ainsi au bercail.
 Mais comme les équipements Garman commandés auparavant sont épuisés, il est plus qu’impératif  aux dirigeants du football malagasy d’en trouver pour la sélection nationale. Mais avec « l’absence » du président de la FMF, Raoul Arizaka Rabekoto, et le temps qui ne joue plus en faveur de la partie malagasy, il s’est avéré urgent de résoudre le problème. TELMA, partenaire historique du ballon rond malagasy, par le biais de son administrateur général, Patrick Pisal Hamida, a pris les devants en demandant au coach national, Nicolas Dupuis, d’effectuer auprès de Garman la commande du matériel technique nécessaire à cette double confrontation avec la Côte d’Ivoire. Une fois de plus, ces équipements indispensables pour les Barea de Madagascar ont été payés encore  directement par TELMA. La livraison se fera d’ici peu tout comme les centaines de maillots officiels des Barea destinés aux supporters, commandés également par TELMA.
Sans cette initiative du partenaire historique de la FMF, Madagascar était à deux doigts de refaire les mêmes erreurs qu’avant le début de la phase finale de la CAN 2019. Comme si la partie malagasy ne sait pas capitaliser la performance des Barea en Egypte et l’engouement de tout un peuple envers son équipe nationale.
Des férus du ballon rond malagasy, les grands oubliés du comité de normalisation qui a préféré vendre en France les maillots officiels des Barea laissant les locaux  dans le désarroi. Il a fallu l’initiative de TELMA et le club des partenaires pour que les supporters nationaux puissent acheter, presque au prix de revient, les vrais maillots des Barea.
Rata





Publié dans Sport

Le monde s’inquiète de la situation à Madagascar. La presse étrangère et des observateurs notamment affichent leurs appréhensions face aux dérives de l’opposition dans la Grande île. Mercredi dernier, Guillaume Lafargue, dans son blog, publié sur le site d’information Mediapart, pointe du doigt « une machine а fake news de critiques et insultes contre le Gouvernement », dont le seul objectif est de « faire reculer le pays pour dйstabiliser le pouvoir ».
Le blogueur cite à titre d’exemple le blog « La Voix du Sud » également sur Mediapart qu’il dit être la voix de l’opposition. En fait, dit-il, « les articles de la Voix du Sud sont délibérément militants, diffamatoires, vulgaires et parfois violents ».  Le blogueur affirme en outre que les auteurs des articles publiés sur « la Voix du Sud » sont très désinformés. Dans son dernier billet, « La Voix du Sud » a accusé le Chef de l’Etat de ruiner le pays en donnant des faveurs et privilèges aux Indo-pakistanais et aux Chinois. « Une ligne d’attaque martelée par l’opposition qui souhaite véhiculer l’image d’un Président à la merci des étrangers », fait remarquer  Guillaume Lafarge, qui ne manque pas de souligner que « Nul doute que quiconque s’intéresse à Madagascar, sans même y vivre pourra se rendre compte que le Président Rajoelina permet à tout le monde d’investir, trouver des marchés ».
Le blogueur met également à l’index « l’armйe de faux comptes sur les rйseaux sociaux » mis en place par l’opposition pour « servir de caisse de rйsonance aux messages et fausses informations concoctйs par ses principaux leaders ». Le dernier-né des faux comptes en date créé par l’opposition est la page « Ny Marina », une espèce de page satirique qui insulte quotidiennement et systématiquement le Président Andry Rajoelina et les membres du Gouvernement, souligne le  journaliste.
« Des usines à fake » dénoncées également par Albert Savana, sur financialafrik.com et une organisation non gouvernementale suisse, dans une note adressée à une agence de presse étrangère. Par ailleurs, ces derniers s’inquiètent de la « dérive radicale et non constructive » de l’opposition à Madagascar, alors que des progrès sont observés dans le pays depuis l’arrivée au pouvoir d’Andry Rajoelina.
Cette ONG indique avoir observé une série de signaux inquiétants quant à l’attitude de l’opposition malgache. Cette entité note « des tentatives systématiques de blocages de la part de l’opposition, les tentatives de déstabilisation du pays et la multiplication des intox et contre-vérités en ligne et dans les médias ». Citant notamment à ce titre les doutes sur l’instrumentalisation des habitants concernés par le projet Tana Masoandro par les députés de l’opposition, la tentative du président du Sénat et coordinateur national de l’autre parti d’opposition, le HVM, de faire annuler les ordonnances prises par le Président de la République durant l’année 2019.
Pour l’ONG, « des dйclarations de l’opposition tentent de faire replonger le pays dans une crise alors qu’il a retrouvй la stabilitй depuis l’йlection prйsidentielle de dйcembre 2018 », s’appuyant entre autres sur « un potentiel front commun déstabilisateur qui aurait été créé par les deux anciens présidents », lesquels auraient « scellé un pacte dont l’objectif est de chasser le Président en poste du pouvoir par tous les moyens ».  L’entité en question prend également appui sur la récente déclaration de la CENI sur des doublons dans la liste électorale suivie des dénonciations de fraudes électorales par le TIM.
La Rédaction



Publié dans Politique

Le régime du Président Andry Rajoelina est sans aucun doute parmi ceux qui ont le plus mis en avant les membres de la gent féminine. A l’heure où la question d’égalité des genres est tout le temps soulevée, surtout dans les postes à haute responsabilité, les descendantes d’Eve ont des places de choix au sommet de l’Etat. Allant de la Présidence jusqu’au Gouvernement, le rôle des femmes dans l’administration du pays est non négligeable.  Découvrez les portraits de quelques femmes connues qui gravitent autour du Président de la République et font tourner la machine administrative à leur manière !
Lova Hasinirina Ranoromaro
La discrétion incarnée ! Ancienne cadre au sein de la société Telma Madagascar, Lova Hasinirina Ranoromaro occupe actuellement le poste de directeur de cabinet civil à la Présidence. Elle est la 2ème femme à occuper ce poste durant cette 4ème République puisqu’elle succède à Stéphanie Delmotte, une autre femme qui fut à la tête de ce cabinet civil. Malgré sa grande discrétion depuis sa prise de fonction, elle est déjà habituée à occuper des postes à responsabilités puisqu’elle fut également une ex – directrice de la communication du groupe Axian.
Sahondra Rabenarivo
L’image du droit et de la discipline ! Présidente du Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité – CSI, telle est la fonction occupée par Sahondra Rabenarivo.  Un poste qu’elle n’occupe pas par hasard puisqu’avant tout elle une femme de droit. D’ailleurs, à chaque situation délicate causée par une confusion en matière de droit,  ses interventions ont été fréquemment sollicitées par les journalistes.  Egalement titulaire d’une maîtrise en affaires publiques et internationales, obtenue auprès du Woodrow Wilson School of Public and International Affairs, à l’Université de Princeton, elle dispose d’un bagage intellectuel solide qu’elle peut mettre au profit du CSI. Avant d’atterrir à la tête de ce comité rattaché à la Présidence, cette juriste de formation (sortante de la Harvard Law School, aux Etats-Unis), a été membre de l’Observatoire de la vie publique – SEFAFI, et présidente de la Fondation pour les Aires protégées et la Biodiversité.
Rinah Rakotomanga
Une femme de … communication ! Actuel directeur de la Communication et des Relations Publiques à la Présidence de la République, Rinah Rakotomanga figure parmi les personnalités féminines les plus connues autour du Chef de l’Etat. Ayant un long parcours médiatique et politique à son actif, elle est considérée comme l’une des figures incontournables du régime. Rinah Rakotomanga n’est pas non plus étrangère au monde des médias puisqu’elle fut initialement journaliste. Avant sa nomination en tant que numéro un du service de la Communication à Iavoloha, elle a été directrice de l’Information auprès de la télévision et de la radio VIVA. Réputée pour son franc –parler à travers ses nombreuses sorties médiatiques, Rinah Rakotomanga n’a eu de cesse de faire parler d’elle depuis l’avènement du régime du Président Andry Rajoelina. Malgré les nombreuses critiques lancées à son encontre sur les réseaux sociaux, cette femme d’influence ne semble pas vaciller d’un pouce.
Sandra R.

Publié dans Politique

Des dispositifs de lutte contre la violence sexuelle. En étroite collaboration avec le ministère de la Population, chargé de la protection de l’enfance, ainsi que la Police, la Gendarmerie et le ministère de la Jeunesse et des Sports, l’UNICEF donne un appui technique et financier à la lutte contre la violence sexuelle envers les enfants. A cet effet, le centre Vonjy au sein du CHU de Tanambao Toliara, chargé de la prise en charge intégrée des cas de violence sexuelle sur les mineurs (attentats à la pudeur, viol ou tentative de viol, détournement de mineur), vient d’être inauguré hier. Il s’agit du 5ème établissement, après celui d’Antananarivo réalisé en 2015, puis celui de Toamasina en 2016, Mahajanga et Nosy Be en 2017.

Atsimo-Andrefana est classée parmi les Régions les plus exposées au risque de violence sexuelle à Madagascar. La résistance culturelle, notamment le principe du « filongoa », reste encore ancrée au sein de la communauté. Ce qui crée un blocage, d’où le manque de signalement et l’arrangement à l’amiable expliquant un faible taux de dénonciation des coupables. Pourtant, le témoin peut garder l’anonymat en dénonçant une violence envers un enfant. Pour cela, il sufft d’appeler le numéro vert 147 pour tout opérateur téléphonique.
Le centre Vonjy regroupe en un seul lieu tous les services de prise en charge psycho-sociale, médicale, judiciaire, avec la collaboration des policiers de la division de la Police des mœurs et la protection des mineurs. Cela facilitera la gestion des dossiers, notamment la réduction des circuits de prise en charge.
« L’installation de ce centre Vonjy au sein du CHU de Tanambao Toliara n’est pas le fruit du hasard, vu l’ampleur du fléau. Sur 375 cas de maltraitance et de violence sexuelle répertoriés en 2019 et enregistrés auprès de la DRPPSPF d’Atsimo-Andrefana, seulement 40 dossiers ont été transférés à l’hôpital afin que les victimes puissent bénéficier d’une prise en charge médicale », souligne le ministre de la Santé publique, le Professeur Ahmad Ahmad.
Notons qu’Atsimo-Andrefana est la deuxième Région qui détient le taux le plus élevé en termes de violence envers les mineurs, avec un taux de 58 % concernant le mariage précoce. « La violence pourrait provoquer chez les enfants des problèmes graves nuisant à leur existence. Le modèle "Vonjy" est bon exemple de concertation et de travail conjoint », a fait savoir le représentant de l’UNICEF à Madagascar, Michel Saint-Lô.
Pour la Grande île, les résultats sont palpables dans les quatre centres déjà fonctionnels et mis en place grâce à l’appui de l’UNICEF. Depuis l’année 2015, 4 147 mineurs ont été pris en charge, dont 1 082 enfants victimes en 2019.
E.F.


Publié dans Société

Le prйsident de la Commission йlectorale nationale indйpendante, Hery Rakotomanana, a saisi la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour demander la destitution de son vice-prйsident Thierry Rakotonarivo. Les motifs avancйs sont la « faute grave » et la « violation du serment ».
Une affaire judiciaire. La HCC a publié hier dans son site web la saisine du président de la CENI Hery Rakotomanana. Cette saisine est des plus singulières puisqu’il s’agit d’une saisine aux fins de destitution de son vice-président Thierry Rakotonarivo. « Saisine du prйsident de la CENI aux fins de destitution de M. Rakotonarivo Manantsoa Thierry, vice-prйsident de la CENI, pour faute grave et violation de serment », lit-on dans le site web de la HCC dans la rubrique « Dossiers en instance ». Le rapport de force entre le président et le vice-président de la CENI vire ainsi en une affaire judiciaire et se déroulera sous le feu des projecteurs.

La rédaction a essayé de contacter les membres de la CENI mais en vain. Joint au téléphone, le président de la CENI Hery Rakotomanana, le principal concerné Thierry Rakotonarivo et le rapporteur général de la CENI Fano Rakotondrazaka étaient tous injoignables. Or, les lecteurs, les électeurs, les partis politiques, les Organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers, et la population en général attendent de plus amples explications sur les tenants et aboutissants de l’affaire. A défaut d’explications officielles, en effet, ce sont les rumeurs et les ouï-dire qui s’érigeront comme vérité au sein de l’opinion publique.

Deux motifs sont avancés par le président de la CENI pour soutenir sa saisine aux fins de déchéance de Thierry Rakotonarivo : « faute grave » et « violation de serment ». La loi n° 2015 - 020 relative à la structure nationale indépendante chargée de l’organisation et de la gestion des opérations électorales dénommée « Commission électorale nationale indépendante » détermine les règles à appliquer sur la destitution d’un membre de la formation permanente. L’article 28 de cette loi stipule que « En cas de faute grave d’un membre de la formation permanente, la CENI qui en apprйcie la rйalitй, peut prendre toutes les mesures utiles а son encontre, allant jusqu'а la saisine de la HCC pour l’engagement d’une procйdure de destitution sans prйjudice des poursuites pйnales pouvant кtre exercйes а son encontre (…) ».

Violation de serment ?

L’article 29 pour sa part stipule que : « Outre les cas prйvus par les dispositions de l’article 28 ci-dessus et la dйmission volontaire, les membres de la formation permanente de la CENI ne peuvent кtre dйmis de leurs fonctions qu’а la suite d’une procйdure de destitution engagйe par le Bureau Permanent de la Commission auprиs de la HCC, qui la prononce pour : - violation de serment (…)». Sur le cas particulier de la violation de serment, le vice-président aurait-il violé le dernier alinéa de la prestation de serment qui exige le respect du secret professionnel pendant l’exercice des fonctions ? Des indiscrétions avancent en effet que le vice-président n’aurait pas dû divulguer publiquement le nombre d’électeurs ayant le même numéro de carte d’identité nationale. Ces électeurs comptent plus d’un million, et cette divulgation d’information a créé des incertitudes sur la véracité même des cartes d’identité malagasy. La CIN est en effet utilisée dans toutes procédures, que ce soit public ou privé, dans les banques comme au niveau de l’administration.

La lecture de cette saisine fut en tout cas une surprise pour les acteurs politiques et des membres de la société civile contactés. Qu’est-ce qui se passe réellement au sein de cette Commission ? La CENI n’est-elle pas stable sur tous les plans ? Pourquoi laver les linges sales en public ? Quelles sont les vraies raisons de cette saisine aux fins de destitution ? La saisine aboutira-t-elle ? Dans le cas contraire, les relations au sein du bureau permanent seront encore plus pires qu’avant. Quelle crédibilité donnée à la commission chargée de l’organisation des élections dans le pays ? Autant de questions soulevées par les acteurs politiques contactés.

Cette affaire connaitra des rebondissements jusqu’à la décision de la Cour d’Ambohidahy. Thierry Rakotonarivo, par le principe du droit à la défense, peut en effet présenter sa requête en défense auprès de la HCC. Mais le dernier mot revient aux membres de la HCC dont la décision est insusceptible de recours.
La Rédaction

Publié dans Politique
vendredi, 06 mars 2020

La une du 07 mars 2020

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Editorial

  • Face-à-face mitigé
    La Session ordinaire des deux Chambres du Parlement bat son plein. Comme le stipule le texte fondamental, la première session se consacre essentiellement à l’examen et à l’adoption de la Loi de finances rectificative (LFR) de l’exercice budgétaire en cours et aux présentations des rapports d’activité de l’Exécutif devant le Parlement avec en toile de fond dominant le traditionnel face-à-face qui, au fil du temps, se transforme en « bras de fer » mettant aux prises élus du peuple et membres du Gouvernement.  

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