Publié dans Economie

Relance du tourisme - Les opérateurs du secteur doivent encore s’armer de patience

Publié le mardi, 22 février 2022

Peu reluisante. Les projections avancées par les professionnels du secteur par rapport à leur espérance concernant la relance du tourisme en général et du tourisme traditionnel en particulier sont loin de rassurer l’ensemble des gens qui vivent du tourisme. « Nous n’enregistrons en moyenne qu’un peu moins d’une dizaine de jours de location par mois depuis le début de la pandémie si auparavant notre agenda était toujours complet ou presque. Par ailleurs, depuis deux ans aucun touriste n’a occupé la banquette arrière de mon véhicule.

Il n’y eut que des locations ponctuelles pour des missionnaires locaux, pour des évènements familiaux ou autre mode de location. Juste de quoi couvrir nos frais si encore on y arrive »,  déplore Laza Ramarozatovo de l’agence Mada Travel.  Comme lui, des milliers de professionnels du secteur touristique peinent à joindre les deux bouts à chaque fin de mois. Inutile de mentionner que c’est le secteur économique le plus sinistré par la persistance de la crise sanitaire, le tourisme essaie de vivre sous assistance respiratoire. D’ailleurs, la réouverture des frontières sur le plan régional et européen a été une condition nécessaire mais pas suffisante pour une vraie relance des activités touristiques. « Nous avons perdu 95% de notre chiffre d’affaires en 2021. Et quoi que l’on fasse, la relance ne pourra encore se concrétiser réellement que d’ici 24 mois dans les meilleures conditions. Donc vers la fin de 2023 ou début 2024 » explique Johann Pless, président de la fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar. Le fait est que les touristes des principaux marchés émetteurs de Madagascar, qui sont majoritairement européens, ne vont plus voyager très loin de chez eux. Encore moins dans un pays où l’ensemble de la population n’est pas encore vacciné à 70% et donc où la sécurité sanitaire n’est pas encore assurée. « Notre pays fait partie des 3 derniers au monde à demander un test PCR à l’arrivée en plus d’une période de quarantaine obligatoire. Des procédures qui rebutent souvent les touristes traditionnels et dont s’accommodent que peu les touristes affinitaires et professionnels. De plus, les fréquences des vols ont été réduites. Si autrefois on accueillait des vols internationaux sur quelques aéroports du pays, à présent il n’y a plus que quelques rotations d’Air France, d’Air Austral et de temps en temps d’Air Madagascar qui débarquent durant le mois. Et quand on sait que 10 % seulement des arrivées sont des touristes traditionnels en temps normal et que la fréquence des vols ont été réduite à 10 fois moins, il ne reste plus qu’un petit pourcentage de potentiel touriste qui débarque présentement », se désole le président du FHORM. Ce dernier qui suggère d’alléger les procédures notamment en remplaçant les tests PCR par des tests antigéniques par exemple de manière à inciter un peu plus les arrivées. Bref, personne ne veut plus entendre parler d’une éventuelle fermeture des frontières. Il est du devoir de tout un chacun de respecter les gestes barrières, de se faire vacciner.

Hary Rakoto 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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